Alet et les vestiges de l’abbaye Sainte-Marie

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Dès l'Antiquité, l'ancien "Electa" (Alet-les-Bains) était connu pour ses eaux curatives et son climat.

Dans l'église Saint André d'Alet, les vitraux, de la forme du sceau de Salomon (étoiles à 6 branches), s’ornent des représentations des 4 évangélistes.

Eglise Saint André d'Alet - les 4 évangélistes(ici Saint Luc) dans les sceaux de Salomon



A l’intérieur de l’église, dans la chapelle située à gauche dans le chœur, se trouve l’acte d’inauguration du nouveau chemin de croix datant du 30 novembre 1882. En bas de ce document, se trouvent de nombreuses signatures de prêtres, dont celle de Bérenger Saunière. Bérenger Saunière fut ordonné prêtre le 7 juin 1879. Le 16 juillet il prit ses premières fonctions de vicaire à Alet. Il y resta trois ans.

Cette même chapelle est ornée de magnifiques fresques de vie de St Benoît ainsi que de superbes statues, telles St Michel terrassant le dragon (avec des bras et des jambes ?), St André ou une antique Vierge du XIème siècle.

Eglise Saint André d'Alet - St Miche terrassant le dragon





Aleth, ville de vérité (Aletheïa = vérité en grec), serait-elle la Nouvelle Jérusalem ?

"Ainsi dit l'Éternel: Je suis revenu à Sion, et j'habiterai au milieu de Jérusalem; et Jérusalem sera appelée la ville de vérité, et la montagne de l'Éternel des armées, la montagne sainte." (Zacharie 8)



L’abbaye Bénédictine d’Aleth, créée en 813 par le comte du Razès Béra IV dit "le Bolo" (755-836) et son épouse Romella, est construite dans les remparts du village. En 1096, le Pape vint visiter Alet.
Alet sera érigé en évêché en 1318 sous le nom latin de ELECTENSIS.
Les vestiges de l’abbaye Sainte-Marie "Vicus Electus et monasterium Sanctae Mariae", partiellement dévastée par les Huguenots en 1577 pendant les guerres de religion, sont impressionnants.

Il en reste la cathédrale Notre-Dame [de la Rose ?], la salle capitulaire et la porte Nord. D'important vestiges s'élèvent tout près de la route, ceux de l'ancienne abbaye du XIe, nef à 6 travées, flanquée de deux collatéraux, un chœur en abside polygonal à 5 pans, un transept dont il ne reste qu'un seul bras.

Le chevet roman resté en place est à cinq pans en très beau grès rouge ou ocre. Ses cinq contreforts sont surmontés de chapiteaux corinthiens richement ornés. On ajouta au XIIe une tribune pour accueillir les pèlerins. A l'intérieur de l'abside une corniche plus légère relie les deux chapiteaux corinthiens.

La salle capitulaire fut refaite et possède un entrée romane, de hautes ogives retombent sur des supports rapportés ou sculptés et sur certains chapiteaux romans. Elle donnait sur le cloître qui a disparu.

Ruines de l'abbaye d'Alet



Nicolas Pavillon (Paris, 17 novembre 1597 - Alet, 8 décembre 1677) est un ecclésiastique français, évêque d'Alet, acquis à la cause janséniste. Ce disciple de Vincent de Paul dont le nom est associé à Notre Dame de Marceille près de Limoux, lors de son ordination, devient en 1637 évêque d'Alet. Nicolas Pavillon fera construire le pont qui enjambe l'Aude (1662).



Maurice Leblanc nous signale que le tableau "Adoration des Rois Mages / retable de Sainte Colombe" peint par VAN DER WEYDEN vers 1450-1456 est la "Clef de l´Aiguille Creuse".
Le paysage en arrière-plan représente Arques à gauche, Rennes-les-Bains "en face", Couiza et Rennes-le-Château en "haut", l'église d'Alet à droite.

Adoration des Rois Mages / retable de Sainte Colombe



Après Carcassonne, Nostradamus vécut quelques années à Alet. Michel de Nostredame, alias Nostradamus a des grands-parents juifs convers établis dans la cité d’Aleth. On peut encore voir sa maison sur la place du village. Cette dernière porte sur ses murs extérieurs de biens étranges gravures. cette fameuse maison se trouve à l'angle de la Place de la République et de la rue Malbec ancienne ruelle qui menait à la Porte d'Aude aujourd'hui disparue.

Symboles sur la maison de Nostradamus à Alet



La rue de la Juiverie, une des rues principales d'Alet, dénote l'importante commnunauté présente dans ce lieu élu.

Nostradamus, dans certains quatrains, fait allusion au "trésor énigmatique" caché dans un site archéologique près des monts Pyrénées :

Le camp du temple de la vierge vestale,
Non esloigné d'Ethne & monts Pyrenées:
Le grand conduict est caché dans la male,
North getes fluues & vignes mastinées.

Du Triumvir seront trouvez les os,
Cherchant profond thrésor ænigmatique,
Ceux d'alentour ne seront en repos;
Ce concaver marbre et plomb métallique.

Ces quatrains annoncent la découverte du tombeau de Constant, empereur romain de 337-350. Troisième fils de l'empereur Constantin Ier, qui le proclame César,en 323. En janvier 350, Constant fut victime d'une conspiration militaire. Peu après, Constant fut tué par les hommes de Magnence avant d'atteindre Elne (Ethne) près de Perpignan. En fait, Constant ne serait pas mort assassiné à Elne près de Perpignan qu'il n'a pu atteindre mais à Coustaussa (de son ancien nom : Villa Quae Contantium) dans la haute vallée de l'Aude. Les chroniqueurs disent qu'on ne lui a pas fait l'honneur d'un temple. Son corps a été placé à Rennes-les-Bains dans un temple souterrain qui existait déjà... Ces ossements seront alors faussement attribués au Christ.

L'église de Saint Salvayre (à 6 km d'Alet)