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Saunière et l'église de Rennes-le-Château
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La légende raconte que Bérenger Saunière, curé de Rennes-le-Château, aurait eu connaissance au début du XXème siècle d'un terrible secret, qu'il se serait considérablement enrichi grâce à la découverte d'un fabuleux trésor ayant appartenu aux Wisigoths et qu'il aurait eu aussi des relations avec des sociétés occultes dont le prieuré de Sion.
Si rien n'a été prouvé, il est vrai que le train de vie de cet abbé fut largement supérieur à ses revenus. Il fit construire de belles bâtisses, la villa Béthanie, la tour Magdala et son église Sainte Marie Madeleine fut rénovée.
Bérenger Saunière note dans son journal à la date du 21 septembre 1891 : "Lettre de Granès. Découverte d'un tombeau. Le soir pluie."
On raconte aussi que derrière la statue de Saint Antoine de Padoue se trouverait le tombeau de Sigebert IV fils de Dagobert II.
Ce serait dans ce tombeau que Bérenger Saunière aurait trouvé des écus d'or de Saint Louis.
Il aurait localisé la tombe en déchiffrant la dalle de la pierre tombale de la Marquise d'Hautpoul.
Ce tombeau a été fermé par la "dalle des chevaliers" sur ordre de l'abbé Saunière, mais pour quelle raison ?
La présence d'un diable dans cette église intrigue énormément. Certains pensent qu'il s'agit d'Asmodée, le gardien des trésors.
Le secret de l'abbé Saunière (Par Claude Marcil)
Mgr Beauséjour, évêque de Carcassonne, est muet de stupéfaction. Il vient de prendre connaissance du dossier que son vicaire général lui a remis. Ainsi un de ses curés de campagne mène plus grand train que lui si l'on en croit les comptes, sans doute truqués en plus, qui viennent de lui parvenir. Le premier novembre 1900, ce curé avait fait entrer dans son presbytère: 1 fût rhum Martinique en caisse ABC no 1031: 45 litres à 2 francs= 90 francs; 50 litres du rhum à 2,35 franc= 117,50 francs (Rhum parfait, presque historique); 33 litres de vin blanc Haut Barsac; 33 litres de Malvoisie, 17 litres de quinquina doré, 53 litres de Banyuls, 12 litres de muscat. Cela représente alors une somme considérable, c'étaient des francs-or, la plus forte des monnaies. Comment le curé d'une bourgade au fond de son diocèse peut-il payer tout cela, et pour en faire quoi? Il convoque aussitôt à l'évêché ce curieux vicaire. Malheureusement, à chaque injonction, il reçoit une lettre d'excuse, certificat médical à la clé: l'abbé Bérenger Saunière est malade.
Étrange personnage que ce Saunière, bel homme, bâti en joueur de rugby. C'était un enfant de la région, d'origine pauvre, né le 11 avril 1852 à Montazels, d'une famille fort modeste, aîné de sept enfants.
Ordonné en 1879, vicaire à Alet puis curé d'un petit village, il se trouve, trois ans après, professeur au séminaire de Narbonne. Il n'y reste pas longtemps: ses manière désinvoltes, son indépendance ne plaisent guère à ses supérieurs. En voulant le punir, ceux-ci, curieusement, lui ouvrent la route de l'aventure en le nommant en 1885 curé d'une petite bourgade: Rennes-le-Château, proche de Montségur, le dernier refuge des hérétiques Cathares. Quelques maisons bordent l'unique rue du village; pour l'abbé Saunière, cette nomination représente l'exil le plus total.
Semées de petites villes et de minuscules villages, des vagues de collines partent des Pyrénées pour venir mourir à Carcassonne. La terre est dure. Les habitants sont rares.
La région est pauvre. Elle était pourtant très riche. Autrefois, il y a 2 000 ans, les Celtes y habitaient- Narbonne était leur capitale. Les Wisigoths, ennemis mortels des Romains, ont pris leur suite, jusqu'aux invasions musulmanes de l'an 700. Depuis, le pays se méfie: des tours de guet, aujourd'hui ruinées, cernent le paysage. Des châteaux forts achèvent de s'écrouler au sommet des collines. Pendant des centaines d'années, les hommes ont nourri cette terre de leur sang.
Devenue partie intégrante du comté de Toulouse en 1050, la région a suivi son Seigneur dans le catharisme. Comme toute la région, Rennes s'est endormi loin de l'histoire. Après avoir été une capitale de plus de 30 000 habitants, la ville a fini par devenir un pauvre hameau, défendu par un vieux château.
Son voisin, l'Abbé Boudet, curé de Rennes-les-Bains, est un homme cultivé qui écrit de curieux ouvrages. Il lui conseille de restaurer l'église délabrée de Rennes-le-Château, l'église de Sainte-Madeleine qui se dresse sur l'emplacement de l'ancien palais fortifié des Wisigoths,. Un legs, un prêt difficilement consenti par la commune permettent de commencer les travaux en 1891. L'abbé a, entre-temps, pris une jeune chapelière de 18 ans, Marie Denarnaud, pour gouvernante.
Premier travail d'urgence: réparer l'autel. C'est une épaisse dalle de pierre, dont une extrémité est scellée dans le mur de l'église, tandis que l'autre est soutenue par une colonne sculptée par les Wisigoths. Aidé de deux maçons il déplace la dalle.
Il a la surprise de découvrir que la colonne est creuse. A l'intérieur, des tubes de bois scellés à la cire renferment quatre parchemins. Ce sont des transcrïptions de passages de l'Évangile, rédigées en latin dans une écriture archaïque et quelque peu étrange.
Le premier de ces manuscrits (Jean, XII 1-12) décrit la visite du Christ à la maison de Lazare, à Béthanie. Le deuxième raconte l'histoire des disciples qui égrènent les épis de blé, le jour du sabbat: cette version est élaborée à partir de celle de Matthieu (XII, 1-8), de Marc (II, 23-28) et de Luc (VI, 1-5).
Cependant, si on les examine plus attentivement, ces manuscrits font apparaître un certain nombre de détails inattendus: les monogrammes respectent des compositions différentes. Des lettres ont été ajoutées au texte. Certaines sont remplacées par des points. D'autres ont été déplacées...
Le "Petit Parchemin"
Le "Grand Parchemin"
La découverte vite ébruitée, le maire propose de conserver ces documents dans les archives. L'abbé, qui ne sait comment rembourser le prêt accordé, lui propose de les vendre et de se charger de la négociation. Saunière les montre également à son évêque, Mgr Billard, évêque de Carcassonne, prélat érudit en relation avec les savants prêtres de Saint-Sulpice dont l'abbé Bieil, leur directeur spirituel.
Le diocèse lui paye le voyage à Paris. Le curé de campagne remet les parchemins à l'abbé Bieil. Ce dernier le présente à son neveu l'éditeur Ané et à son petit-neveu Emile Hoffet, oblat de vingt ans féru d'occultisme et de sociétés secrètes. Saunière visite Saint-Sulpice, regarde étonné l'insolite crucifixion de Signol. En trois semaines, il passe le plus clair de sont temps au Louvre où il achète une reproduction des Bergers d'Arcadie de Nicolas Poussin, le Saint-Antoine ermite de David Téniers et, curieusement, un portrait du pape Célestin V. Plus curieux encore: il devient l'ami de la plus célèbre cantatrice du temps, Emma Calvé, vingt-quatre ans, beauté célèbre au sommet de sa gloire. Elle revient tout juste de Londres, où les Anglais lui ont fait un triomphe. La reine Victoria l'a même invitée à Windsor. Pour un curé de campagne inconnu, ce n'est pas un mince succès.
Des pierres tombales effacées
De retour à Rennes-le-Château, Saunière dit au maire qu'il a vendu les documents, le rembourse du prêt grâce à l'argent donné par l'évêque et se remet au travail. Il entreprend une fouille systématique de son église et décide de soulever une autre dalle, face à l'autel. La face cachée se révèle sculptée, dans un style archaïque daté du VI ou du VII siècle.On peut y voir deux scènes, qui se déroulent toutes deux dans un lieu voutée ou dans un crypte. A gauche, un chevalier sur sa monture sonne du cor de chasse, tandis que son cheval abaisse le col pour s'abreuver cans une fontaine. A droite, un autre chevalier brandit un bâton de pèlerin et porte un enfant sur son arçon. Usée et cassée, la pierre laisse difficilement deviner les sujets, mais la facture est incontestablement ancienne.
Les 2 arches représentées sur la dalle des chevaliers existent dans le Chateau d'Hautpoul !
Une fois la pierre levée, l'abbé Saunière demande aux jeunes gens de creuser sur plusieurs mètres. Au bout d'un moment, la pioche fait sonner un objet dur. C'est alors qu'il s'enferme seul dans son église.
Après cette découverte, l'abbé Saunière arrête de travailler dans son église. On le voit courir à la campagne, un sac sur le dos, en compagnie de sa gouvernante, sa complice jusqu'à sa mort et, une fois l'abbé disparu en 1917, son héritière et la détentrice de leur secret commun. Il revient tous les soirs, le sac plein de cailloux choisis avec soin. Quand on l'interroge, il répond qu'il a décidé d'orner d'une grotte en pierres le minuscule jardin qui se trouve en face de l'église... La grotte est toujours en place de nos jours. Mais elle a été pillée.
Au fond du cimetière, près de l'église, se dressent deux pierres tombales, dont celle de Marie de Négri d'Albes, morte en 1781, épouse de Francis d'Hautpoul, seigneur de Rennes-le-Château. Une nuit, il les déplace à l'autre bout du cimetière et efface soigneusement les inscrïptions. En vain: certains archéologues les avaient déjà relevées (nous savons aujourd'hui que l'une de ces pierres portait la même composition de monogrammes que l'un des manuscrits).
Epitaphe de Marie de Nègre d'Ables
Dalle de la marquise Marie de Nègre d'Ables
Au cours des deux années suivantes, le curé de Rennes-le-Château ne cesse de voyager. Il ouvre un compte en banque à Perpignan. Un autre à Toulouse. Un autre encore à Paris et un quatrième à Budapest. Des mandats arrivent de toute l'Europe, libellés au nom de Marie Denarnaud, apparemment expédiés par différentes communautés religieuses.
A partir de 1896, il entreprend un vaste programme de remise à neuf de l'église. Il dirige les travaux et met la main à la pâte, peignant lui-même la sainte Madeleine du devant de l'autel.
Le calvaire seul coûtera 11 000 francs! Presque tout a subsisté jusqu'à nos jours et l'effet en est saisissant.
Lorsqu'en 1897 tout est terminé il demande à son évêque de venir consacrer l'église. A peine arrivé l'évêque en proie à un malaise s'empresse de bénir en coup de vent cet ensemble d'une rare laideur et s'enfuit. Il ne revint jamais à Rennes-le-Château.
Il faut reconnaître que ce saint lieu est bien étrange. Sur le tympan est gravé: "Teribilis est locus iste" (ce lieu est terrible, "les paroles de Jacob à Bethléem"). Ailleurs on peut lire: "Méa domus orationis vocatibus". La suite de la citation est sans équivoque: "Ma maison est celle de prière, vous en avez fait une caverne de brigands."
Lieu terrible en effet que cette église dédiée à la Madeleine. A l'entrée, le bénitier surmonté des initiales "B.S", est posé sur la tête d'Asmodée, le diable boîteux. Ce démon, de dimensions humaines et le regard mauvais, semble assis, deux de ses doigts forment un cercle, une de ses côtes est plate, le mamelon n'est pas à sa place. Les couleurs sont criardes. Curieusement dans la proche région existe un rocher nommé Fauteuil du Daible, le Plan de la Coste, et une autre: "le sein du Diable" à dire vrai "seing", donc "signe".
Quant aux initiales "B.S" l'abbé a joué sur les mots: un endroit appelé le bénitier se trouve entre les rivières Blanques et Sals.
Asmodée appuie ses cinq doigts sur son genou: ne nomme-t-on pas la main du diable 'cinq creux' sur le rocher proche de Rennes-le-Château dit Pierre du Pain?
Au-dessus: quatre anges ailés, qui portent la devise "Par ce signe, tu le vaincras", une citation qui passe pour avoir entraîné la conversion de l'empereur Constantin.
Le regard du diable du bénitier fixe un dallage. Il n'est pas le seul. Sur les fonds baptismaux, saint Jean-Baptiste fixe lui aussi l'échiquier. Dans cette église peu banale, l'abbé a fait faire un dallage noir et blanc de soixante-quatre cases comme un échiquier dont les angles sont orientées vers les points cardinaux. Les murs de l'église sont recouverts de peintures en relief de style populaire: quelques stations d'un chemin de croix et de représentations du Christ. Chaque tableau dans ce sanctuaire fait référence à des lieux du voisinage.
Autre lieu marqué dans le sanctuaire: la statue de saint Antoine-Ermite. Or, un lieu proche se nomme grotte de l'Ermite. De plus le soleil venant du vitrail opposé vient frapper cette statue le 17 janvier, jour de la fête du saint. Là encore apparaît le chiffre 17 qui avec le chiffre 22 (référence au nombre de lettres de l'alphabet hébraïque et aussi arcane du tarot dit le "mat") est souvent présent.
Un étrange chemin de croix
Quant au chemin de croix- Saunière se souvenait sans doute de celui de Saint-Sulpice- il n'est que rébus et allusions. Dès la première station on retrouve les lieux environnants. Pilate se lave les mains dans un plateau blanc tenu par un noir: c'est Blanchefort et Roco Negro. Les statues placées entre les stations du chemin de croix ont aussi leurs symboles plus difficiles à comprendre que les roses et les croix qui ornent la façade.
Son église achevée, Saunière a d'autres envies de construire. Il fait apporter l'eau et l'électricité dans le village. En 1900 il achète des terrains et fait édifier la villa Béthanie et une tour de deux étages. La tour Magdala c'est sa tour d'ivoire avec sa bibliothèque aux meubles coûteux et laids. La villa Béthanie c'est la maison de tous. Un chemin de ronde ceinture le domaine, un parc l'agrémente avec des bassins, un potager et un verger complètent l'ensemble. Cela coûta un million de francs-or! Un parc zoologique vient couronner le tout. A la villa défilent des personnages célèbres: le secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts Dujardin-Baumetz; Emma Calvé y est chez elle, mais aussi Andrée Bruguière, femme de lettres en vogue, qui se fait appeler marquise d'Artois, la marquise de Bozas d'authentique noblesse et un personnage surnommé "l'étranger" par les gens du pays qui n'est autre que l'archiduc Jean de Habsbourg, cousin de l'empereur d'Autriche-Hongrie. Tant d'invités justifient les factures qui ont éberlué l'évêque de Carcassonne. Le village, s'il jase un peu sur la vie de joyeux luron de son curé, ne peut que pardonner. En effet il est d'une bonté à toute épreuve et d'une générosité sans limite.
Lorsque Mgr Beauséjour, sous prétexte de simonie et de trafic de messes, le fait suspendre "a divinis" puis "interdire"; les villageois lui restent attachés. Saunière n'ayant plus le droit de dire la messe ni de donner les sacrements, un autre curé est nommé. Chaque dimanche il célèbre la messe dans une église vide. Le village vient à la messe où Saunière officie, dans une chapelle qu'il a fait construire, malgré l'interdit du pape. Le procès de Rome n'est pas pour l'effrayer : il tient tête à son évêque, interjette appel à Rome, gagne la partie. L'évêque forme un contre-recours et finit par avoir gain de cause. Il ordonne à Saunière de remettre le presbytère au nouveau curé, l'abbé Marty. Mais c'est impossible! Saunière lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat l'avait loué à la municipalité, désormais propriétaire, au nom de Marie Denarnaud!
Se sentant mourir, Bérenger Saunière demande son voisin, curé d'Esparaza, l'abbé Rivière. Lorsque ce dernier quitta la chambre du mourant il est blême: de ce jour-là à sa mort on ne le vit plus rire et il devint taciturne. Que lui avait révélé Saunière?
Au début de 1917, à la porte de la tour Magdala il est frappé d'une hémorragie cérébrale. Il meurt le 22 janvier 1917, à l'âge de 65 ans,toujours aimé de ses paroissiens. En effet, on expose son cadavre sur le chemin de ronde, recouvert d'une tenture à pompons rouges. Tout Rennes-le-Château, qui défile devant le corps, emporte comme une relique un pompon de ce drap mortuaire. On a diagnostiqué une cirrhose du foie, mais déjà le bruit d'une mort non naturelle circule.
Video - Rennes le Chateau 1/7 Le Grand Mystère
Au début du vingtième siècle le Vatican dépêcha un enquêteur à Rennes-le-Château.
Cet enquêteur s'appelait Angelo Giuseppe Roncalli, un homme simple, d'une famille de fermier italien, qui avait déjà acquis de grandes compétences sur ses connaissances sur les Templiers, dès l'âge de 18 ans.
Angelo Giuseppe Roncalli (Sotto il Monte, près de Bergame, Italie, 25 novembre 1881–Rome, 3 juin 1963), sera élu pape le 28 octobre 1958 sous le nom de Jean XXIII.
Le Trésor de Rennes-Le-Château et l’Abbé Bérenger Saunière UN ENTRETIEN avec M. HENRI BUTHION (massagot)
Prospection radiesthésique à RLC (favarelp.club)
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