Culte de Marie-Madeleine à RLC

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L'Abbé Saunière voua dans l'église de Rennes-le-Château un culte à Marie-Madeleine (donc Marie de Magdala), fit élever la tour Magdala et nomma sa villa Béthanie.

Saunière aurait découvert la grotte où serait demeurée Marie-Madeleine plus de 30 ans, près de Rennes-le-Château (Aude). Depuis la tour Magdala, Saunière pouvait apercevoir la "Grotte du Fournet - dite de la Magdeleine".

Grotte du Fournet dite de la Madeleine

RLC correspond géographiquement à Béthanie, l'endroit où elle habitait, au sud de Sion (Aleth).


Statue de Ste Madeleine avec ses attributs dans l'église de RLC.


Statue de ste Madeleine dans l'église de RLC



"Enfin, dernier niveau de recherche : l’origine historique de l’Affaire, c’est-à-dire la venue de Marie-Madeleine en Gaule, et le rapatriement du corps du Christ dans le Sud de la France. Là encore, cette nouvelle publication fournit des éléments totalement inédits en la matière, comme cet extrait d’un texte du VIIIe siècle rédigé dans le Sud de la France, et selon lequel Tibère se rendit en Septimanie et y bâtit une "caverne" en l’honneur du Christ." (Interview de Christian Doumergue)



Marie-Madeleine en prière se trouve sur l'autel de l'église de RLC, avec ses attributs : le livre ouvert, le crâne, la croix.
La croix de la crucifixion est préfigurée par le rameau planté par Seth sur la tombe d'Adam, qui sort en forme de croix du crâne d'Adam et reverdit.
Golgotha et Calvaire signifient "Mont du Crâne".
A remarquer en haut à gauche une montagne en forme de pyramide et un mausolée dont le frontispice en forme de w rappelle celui peint par Hubert Robert :

L'expression "pleurer comme une Madeleine" nous permet de penser que son oeil qui pleure figure au sol "la source de la Madeleine". Suivons maintenant son regard qui fixe le centre de la croix, identifiant ainsi un nouveau lieu. En considérant le tableau comme inversé, nous nous trouvons dans une zone près de "la Roche Tremblante" et du lieu-dit "L'Homme Mort".

Paysage avec cascade et bergers d'Arcadie - Hubert Robert (1789)


Marie-Madeleine en prière (église de Rennes-le-Château)





Se pourrait-il que le tombeau de Marie Madeleine ou son urne funéraire contenant ses cendres se trouve dans "la Crypte des Seigneurs" sous l'église de RLC ?
En 2002, des sondages effectués par une équipe américaine ont permis de détecter une pièce voûtée sous l'église de RLC.

Le certificat de décès de la marquise d'Hautpoul de Blanchefort mentionne qu'elle fut inhumée en 1781 "dans le tombeau des seigneurs, qui est auprès du balustre".
Antoine Bigou, curé de RLC au moment où éclate la Révolution, spécifie qu' "il existe sous l'autel de l'église de Rennes-le-Château une pièce dans laquelle se trouvent des tombeaux datant des temps des anciens rois et des documents qui ne doivent pas tomber entre toutes les mains. Dans ce dessein, l'accès à cette crypte a été murée par mes soins." En 1792 Bigou est obligé de s'enfuir. Il meurt à Sabadell en Espagne où il est enterré.

Le certificat de décès de la marquise d'Hautpoul de Blanchefort





Observez les mains de JC. Celle qui est levée (près d'une araignée=à Rennes ?) semble suggérer une voie d'accès à une faille sous les maisons du village, l'autre désigne l'accès par un puits.

Vitrail de l'église de Rennes-le-Château





En mai 2006 Rex Mundi a utilisé un géoradar pour scanner le sous-sol devant l'autel de l'église de RLC. Sur le scan on détecte une salle souterraine à 4,50m de profondeur. Le plus étonnant est ce couloir qui descend jusqu'à 11,50m en bout de scan. Débouche-t-il sur une autre crypte, un souterrain ou la célèbre faille ?



Rosace de l'église de RLC : l'onction de Béthanie (MM et JC avec 4 apôtres)

Rosace de l'église de RLC : l'onction de Béthanie (MM et JC)





Beaucoup d'églises consacrées à Madeleine en France sont construites sur des sites celtiques saints avec une source. La source est un symbole très puissant de la Déesse Mère.



11 chapelles templières sont placées sous le vocable de Madeleine. :
  • Dernier vestige de la Commanderie-baillie de la Madeleine du Temple au sud de Clisson fondée vers 1150 par les Templiers, la chapelle Sainte-Madeleine dite "chapelle des Templiers" qui, comme la plupart des églises templières, est démunie de décorations. Elle est établie solidement pour avoir en 1213 son Précepteur particulier.
  • Au XIIème siècle, les lettres de Louis VII mentionnent dans les possessions de l'abbaye de Cusset, la terre d'Espet, où subsiste toujours la chapelle Sainte-Madeleine. Au plafond était suspendu un serpent qui avait terrorisé la région et qu'avait tué l'un des Templiers du Mont-Peyroux dans la vallée du Sichon.
  • Dijon avait rang de baylie. Le précepteur du Temple de Dijon était Petrus de Chappes en 1275. Les Templiers auraient aussi possédé des terres sur le finage du bourg de Semarey, près de Commarin : en 1302, un échange de terres aurait été opéré entre le duc Robert et le Temple de la Madeleine de Dijon.
  • À deux pas de Til-Châtel, au sud de la commune, sur la route de Dijon à Langres, s’élève encore une ancienne ferme templière dite "de Fontenotte". Après la disparition de l’ordre du Temple, la chapelle aurait été secondée par une autre bâtisse dédiée à sainte Marie-Madeleine et édifiée par l’ordre de Malte.
  • La petite ville de Hédé (Hazhoù en breton) est située à 24 kilomètres au nord de Rennes, à l'intersection des routes allant à Saint Malo et à Dol. A moins de deux kilomètres au nord, à la place de la forêt de Hédé, presque entièrement disparue, la Madeleine avec sa chapelle et deux cents mètres plus loin, le pont de l'Hôtellerie ; à Combourg, une autre Madeleine, enfin sur la route de Saint-Malo, au bourg de Tinténiac, un hôpital également dédié à sainte Madeleine.
  • La "Commanderie de Resson" (ou de La Saulsotte) était implantée au lieu-dit Resson sur la commune de la Saulsotte. Au rang des propriétés des chevaliers du Temple, figurent le château des Templiers et la chapelle Sainte-Madeleine du XIIème siècle.
  • Vers 1140, les Templiers ont des biens dans la châtellenie de Penne, entre Vaour et Bruniquel. Plusieurs d'entre eux résident alors dans la paroisse de Sainte Marie-Madeleine des Albis (où fût découvert la grotte de la Madeleine des Albis en 1952), sur la rive droite de l'Aveyron.
  • A Provins, les Templiers possédaient deux Commanderies : celle de Val-de-Provins, située hors les murs comme son nom l’indique, et celle de La Madeleine, dans la ville-haute, près de la porte de Jouy au nord-ouest de la ville. La Maison de La Madeleine, située rue de Jouy, a conservé sa tourelle d'angle du XIIIème siècle, surnommée le "tourillon des Templiers". Un souterrain reliait la Maison de la Madeleine avec l'hôpital du Saint-Esprit, rue de Jouy, ou tout au moins avec le puits Salé, qui en est voisin.
  • L’ancienne Commanderie des Templiers a été entièrement reconstruite par les Hospitaliers mais l’église Sainte-Marie-Madeleine et la "ferme de la Commanderie" sont construites à l’emplacement du Temple de Sennevières.
  • A Soulomès dans le Lot, l'église Ste Marie-Madeleine fut cédée en 1280 par l'abbaye de Marcillac aux Hospitaliers qui y établirent leur commanderie. Le bénitier est sculpté d'une croix pattée datant de l'époque du Temple.
  • A Villefranche-sur-Cher (41) un bac permettait de franchir le Cher. Sur la carte de Cassini, elle est mentionnée "La Commanderie ou l'Hopital" entourée de plusieurs lieux-dits tels que "La Grange-au-Rouge", "Croix Rouge", "Les Granges Rouges". Elle se trouve implantée au sud de Romorantin sur la Route de Toulouse. L'église placée sous le vocable de Sainte-Marie-Madeleine date de la seconde moitié XIIème siècle.