|
Carte "Rennes Celtique" Edmond BOUDET
Retour
Prolongeons verticalement la croix à double traverse (croix de Lorraine) qui figure en haut de la carte de Boudet.
La croix d'Anjou à double traverse en bois de la vraie croix du Christ fut rapportée en 1241 de Crète par Jean d'Alluye qui la cède en 1244 à l'abbaye cistercienne de la Boissière en terre d'Anjou. Cachée à Angers pendant la guerre de Cent Ans, elle devint le symbole du Duché d'Anjou. La croix à double traverse, appelée croix double d'Anjou puis croix de Lorraine, figurait dans la symbolique des ducs d'Anjou devenus ducs de Lorraine à partir de 1431 (René d'Anjou 1409 † 1480). Elle doit sa forme à la croix chrétienne, la petite traverse supérieure représentant l'écriteau (titulus crucis) que Ponce Pilate aurait fait poser au-dessus du Christ : "Jésus de Nazareth, roi des Juifs" (INRI) en araméen. Cet objet d'art est conservé à Baugé dans la Chapelle de la Girouardière.
A noter que la Méridienne de Paris quant à elle passe entre les lettres U et E de CELTIQUE et aboutit aux lettres MMDC de la légende (Ménirs ...).
En outre la méridienne passe au centre des quatre points de la Soulane.
Justement sur cette méridienne on peut noter une anomalie d'écriture : Cardau o ssel au lieu de Cardaussel.
C arda O usse L met en évidence COL comme dans MD C O L XXXI de l'épitaphe de la stèle de Marie de Nègre d'Ables.
Il est intéressant de relire la VLC de BOUDET de la page 238 "Du haut de la crête (...)" à la page 242 "(...) Col de la Sals."
Le mot dolmen est écrit au singulier et la carte de Boudet ne compte aucun dolmen !
Pourtant l'abbé BOUDET dans "La vraie Langue Celtique ou Le Cromleck de RLB" écrit :
"On pourrait s'étonner à bon droit de ne rencontrer aucun dolmen parmi ces monuments celtiques.
Nous en avons retrouvé sept ; cinq sur les flancs du Serbaïrou, et deux au Roukats."
"Le ménir, par sa forme aiguë et en pointe, représentait l'aliment de première nécessité, le blé, – main (mén), principal, – ear (ir), épi de blé."
"Le cercle de pierres, ordinairement de forme ronde, représente le pain : Cromleck, en effet dérive de Krum (Kreum), mie de pain et de to like (laïke), aimer, goûter."
Recherchez dans ce texte les mots : pain, blé (cité 32 fois !), épi, grain, avoine ...
"La Vraie Langue Celtique" "Le Cromleck de Rennes les Bains" Abbé Boudet - 1886
Pourquoi BOUDET oublie-t-il si facilement les H sur des mots importants comme Menir ou Cromleck ?
Boudet écrit page 295 de la VLC : "On peut affirmer avec certitude qu'ils (les Celtes) cultivaient le blé, puisque cet aliment était l'objet d'une distribution impartiale et la kaïrolo – key (ki) clef, – ear (ir), épi de blé. – hole, creux, petite maison –, le grenier et peut-être le silo ou souterrain renfermant la précieuse céréale, existait toujours auprès des centres d'habitations celtiques. Il n'y a guère, en effet, de village qui ne possède un terrain de ce nom : la kaïrolo des Redones était située au sud de Montferrand tout près du chemin conduisant au ruisseau de la Coume et aux Artigues. La production du blé étant même fort abondante dans certaines régions privilégiées, on avait recours à des mains étrangères à ces contrées, afin de moissonner avec plus de célérité."
Il est de tradition que la maison de Dieu - qui est la pierre dressée de Jacob - soit devenue la maison de pain : la maison de pierre est transformée en pain, c'est-à-dire en nourriture spirituelle.
Spica signifie "gerbe de blé". Bethléem signifie "maison du pain". A méditer !
"Ils (les Celtes) ensevelissaient les morts dans des tombeaux formés de terre et de pierres, élevés en cône et connus sous le nom de barrow, – barrow (barrô), tombe, tertre –."
Selon certains chercheurs, trois sites se trouvent dans le cadre de la carte de l'abbé Boudet :
- Un dépôt d'archives Templières,
- Une crypte contenant trois tombeaux,
- Un Temple souterrain.
Mr Bieller chercheur au CNRS dans les années 1960 entreprit des recherches dans le Cardou avec son équipe; ils trouvèrent une grotte immense non pas dans le Cardou mais dans le Cardaussel c'est-à-dire entre le Roc di Quilotié et le col D’al Pastre.
Bieller ne put explorer la totalité de cette grotte faute de temps et de moyens, mais il signale qu’il serait utile de dégager la seconde partie de la grotte qui est obturé par un éboulement qui parait avoir été fait volontairement.
A proximité de cette endroit se trouve un lieu nommé Lucus (le lieu sacré des Gaulois).
Carte "Rennes Celtique" (couleur) Abbé Boudet - 1886
Cinq anomalies
C’est en comparant le travail d’Edmond Boudet avec la carte d’état-major qu’on s’aperçoit de certaines erreurs de tracé qui ne peuvent être qu’intentionnelles. Le tracé du sud aux environs du Serbaïrou, près du Pont qui enjambe le confluent de la Blanque et de la Sals, est notoirement inexact. Un lecteur qui s’avise du trucage va en conclure qu’on lui cache quelque chose et courir sur les lieux erronés. Je connais bien le langage de ce livre pour affirmer que l’auteur est beaucoup plus anxieux de révéler un secret que de le cacher: les erreurs ont en effet pour but d’attirer le lecteur vers des lieux qu’on veut absolument lui faire visiter.
La seconde anomalie de la carte Boudet est l’absence d’échelle. L’énigme a une solution.
On apprend à la page 230 que la mesure de longueur dont se servaient les Celtes était l’ell.
Cette unité aurait pour longueur 1,404 mille, soit 2,60 m.
Au cours de ses "Observations préliminaires" l’abbé Boudet déclare que "par une interprétation exacte on découvrira "bien des choses intéressantes au sujet des roches aiguës qui couronnent nos montagnes".
Certes, mais pourquoi faut-il que les altitudes de ces roches ne soient pas entièrement correctes ?
Pourquoi faire erreur quand on n’a qu’à copier une carte d’état-major?
Parce que l’on va jouer sur les chiffres comme sur les mots.
Voici le relevé fantaisiste des sommets livré par ordre de total arithmétique:
Serbairou 514 — 5+1+4 = 10
Fortin de Blanchefort 544 — 5+4+4 = 13
Bazel 564 — 5+6+4 = 15
Entrée de Rennes 268 — 2+6+8 = 16
Cardou 796 — 7+9+6 22
Plusieurs phénomènes doivent s’associer dans l’esprit du lecteur.
Ainsi, qu’il devient obsédé par la répétition à diverses reprises de "la foudre et l’éclair".
Et en s’arrêtant aux pages 119 et 124 il trouve une invitation à rapprocher ces manifestations des totaux précédemment cités.
Il remarque que le cortège ascendant des sommets ainsi calculés permet de tracer un éclair ou, plutôt, les fragments d’un éclair.
Le nombre 22 est alors placé sur le plus haut sommet de Rennes, sur le Cardou qui doit son nom à la déesse des gonds : Cardéa.
Il songe alors à la page 114 du livre et avec 22 lames ou tuniques du tarot égyptien.
Le résultat est encourageant: l’altitude 796 (7+9+6) donne 22, soit l’ultime arcane du tarot, le Mat ou le Fou ou encore l’Evêque dont le bonnet est la mitre "qui figure avec honneur sur les manteaux de cheminée" (p. 256).
Cet arcane, ne l’oublions pas, ne possède en fait aucun nombre et le sommet correspondant peut être vu du ciel, le point de chute idéal de la foudre, ou de la vallée, l’origine même de l’éclair.
Le Bateleur, début de ce tarot, est situé au "Cap de l’homme", "C’est la tête".
L’abbé Boudet l’a découverte alors qu’elle servait de cible au pic d’un berger et, selon la page 234, on a "été obligé, au mois de décembre 1884, d’enlever cette belle sculpture de la place qu’elle occupait".
Cette pierre, transportée à Alet, fut coupée en deux; le dos gravé d’un carré Rotas fut conservé par M. Cailhol et la face fut rapportée au presbytêre de Rennes-les-Bains pour l’enchâsser dans le mur où elle peut encore être vue.
Une quatrième anomalie se trouve à la légende en bas de la carte, à gauche:
... Menhirs debout
- - Menhirs couches
H Dolmens
+++ Croix greques
Le petit exercice précédent avec les chiffres encourage à lire la légende en acrostiche : M M D C est la version romaine de 2600 en chiffres arabes.
Curieusement, la carte mesure 26 cm de hauteur !
On imagine donc qu’aux multiples valeurs de temps mentionnées dans le livre doivent correspondre des mesures de longueur sur la carte.
On voit que chaque centimètre équivaut à 100 ans et que 26 cm est donc bien 2600, soit MMDC en chiffres romains.
On remarque aussi que ce 2600 est un multiple du ell, la mesure du chemin celtique et que 1886, date d’édition de l’ouvrage, multiplié par un ell (2,60 m) donne 4 km 900.
La cinquième et dernière anomalie est faite du contraste qui s’établit entre la sévérité toute classique de Ia carte et les caractères fantaisistes du titre décalé vers la gauche: RENNES CELTIQVE.
Poursuivant l’interprétation numérique, il semble que les 14 lettres correspondent à un signal indiqué aux pages 23 et 68 permettant de passer du noir au blanc: 14 nuits vont de la nouvelle lune à la pleine lune et 14 jours de la pleine lune à Ia nouvelle lune avec cette idée latérale que "le 6ème jour ouvre toutes les portes" (p. 283). Certes, les 14 stations symboliques du chemin de croix de Rennes-le-Château qui ont pas mal défrayé la chronique sont assurément postérieures à la carte de ce livre, mais il faut se souvenir du "VAL CRUX ", Vallée des Croix, nom que l’on donnait au site de Rennes-les-Bains en 1709, au temps où l’abbé Delmas était curé et écrivait ses mémoires.
La station thermale blasonnait d’ailleurs à l’époque l’écu de "gueules à croix et cercle d’or". Son répondant topographique est le lieu-dit "la Croix du Cercle" et il continue de figurer à ce titre sur le cadastre de la commune.
Un triangle rectangle s'inscrit dans un cercle. Il existe un hameau nommé "Le Cercle".
Sur l'une des stations de l'église de RLC, les dés jetés par terre font apparaître les chiffres 3, 4 et 5 suggérant ainsi de construire un triangle rectangle.
Où le placer ? Le milieu de l'hypoténuse se trouve au hameau du Cercle. L'un des côtés est suggéré par l'alignement du Goundhill.
L'autre côté est le méridien de Paris.
|