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L'Or des Tectosages
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VOLCÆ TECTOSAGES
Les Galates sont des peuples Celtes qui, dans l'Antiquité ont migré dans le centre de l’Asie mineure, région nommée d'après eux Galatie.
La Communauté des Galates (en grec Koinon Galaton, en latin Commune Galatarum) est composée de trois peuples, les Tectosages dont la capitale est Ancyre (aujourd’hui Ankara), les Tolistobogiens dont les cités principales sont Pessinonte, Gordion et Tolistotoca, et les Trocmes qui résident à Tavion et Eccobriga. Chacun de ces peuples est composé d’une tétrarchie dont le pouvoir politique est partagé entre un chef, un juge (dikastès) et un commandant (stratophylax), celui-ci ayant deux officiers sous ses ordres (hypostratophylax).
Les Galates forment une confédération d'États guerriers, dirigé par une aristocratie militaire. Si l'on en croit Strabon, les tétrarques et les 300 membres du conseil se réunissent dans le Drunemeton (voir Nemeton ci-dessous).
Les Volques Tectosages (le peuple qui cherche un toit, littéralement " chercheurs de terres ") est l'une des trois composantes principales des Galates qui ont ravagé la Grèce et l'Asie Mineure entre 281 et 277 avant J.-C. La légende veut que les Volques Tectosages qui migrèrent vers le Languedoc aient participé au sac de Delphes et se soient emparés d'une partie des trésors du temple d'Apollon de Delphes (à l'origine de l'or des Tectosages "aurum Tolosanum") et l'aient transporté à Tolosates (Vieille-Toulouse), leur capitale.
En fait, les Volques Tectosages viendraient de Bohème et auraient émigré au cours du IIIe siècle de notre ère. Ils ont néanmoins participé aux expéditions danubiennes qui menèrent les Celtes sur les côtes de l'Égée, du Bosphore et de la mer Noire. Mercenaires, ils servirent les Carthaginois au cours des guerres Puniques et furent peut-être à l'origine de la révolte des mercenaires qui faillit emporter la colonie phénicienne. Du Danube, ils passèrent en Gaule Cisalpine (Italie) où ils s'engagèrent comme mercenaires et sont plus connus sous le nom de Gésates avant de passer en Gaule et de fixer dans le Sud-Ouest, en Aquitaine.
Les Volques Tectosages étaient certainement le peuple le plus puissant de l'Aquitaine. En 106 avant J.-C., ils s’allient aux Cimbres.
Envoyé par Rome, Quintus Servilius Cæpio qui écrasa la coalition Volques en 105 avant J.-C. se serait emparé de "l'or de Toulouse", fruit du pillage du temple d'Apollon de Delphes que les Tectosages auraient rapatrié avec eux avant de l'installer à Tolosa. Ce trésor fut enrichi de celui issu de l'exploitation des mines d'or des Pyrénées.
Il s’empare de Toulouse, pille la ville et met la main sur de fabuleuses richesses. Au fond des étangs sacrés qui recouvrent alors le quartier du Busca, il découvre d'incroyables quantités d'or et d'argent, que les Gaulois Tectosages enfouissaient sous les eaux pour les offrir aux dieux.
Monnayage des Volques Tectosages (Volcæ Tectosages)
Caepio fut chargé de rapatrier ce trésor à Rome soit cent dix mille livres pesant d'or et quinze cent mille d'argent. La majeure partie du butin n'arriva jamais à destination, et Caepio fut accusé de s'être approprié le trésor, en le faisant enlever sur la route par des gens à lui qui massacrèrent l'escorte. Personne ne sait aujourd'hui ce qu'est devenu ce trésor.
Ce brigandage ne lui profita pas. Le 6 octobre 105 avant J.C, l'armée romaine est battue par les Cimbres et les Teutons à Arausio (Orange). De quatre-vingt mille légionnaires, de quarante mille esclaves ou valets d'armée, il n'échappa, dit-on, que dix hommes. Cæpio fut des dix.
Rome ne supporta pas ces deux échecs consécutifs, et Caepio fut déchu. La disgrace marqua tellement les esprits qu'on en fit une légende selon laquelle l'Or de Toulouse portait malheur.
Sources : Cicéron (Pro Fonteio 12), César (BG. VI, 24), Strabon (G. IV, 1 et 13), Pline (HN. III, 33), Ptolémée (G. II, 10), Kruta (71-72, 250-251, 253, 262, 265, 268, 275, 302-304, 306-307, 309-310, 323, 338, 343, 349, 376, 763, 865), Michelet (Histoire romaine. La République).
La "croix aux douze points"
Il semble que la "croix aux douze points" était l'un des symboles d'un peuple gaulois implanté dans le Sud de la Gaule vers le IIIèeme siècle avant Jésus-Christ. Ce peuple gaulois était les Volques.
Deux groupes le constituaient, les Arécomiques et les Tectosages.
Au IIème siècle avant Jésus-Christ ils se séparèrent, les Arécomiques s'installant dans l'actuel bas Languedoc (région de Nîmes), les Tectosages dans la région qui va de Toulouse à Narbonne.
Il semble qu'ils furent les premiers à se servir de la "croix aux douze points" dans leur symbolique.
Le symbole de la "croix aux douze points" semble être solaire : les quatre branches représentant les quatre saisons de l'année solaire et chaque point représentant un des mois solaires de chacune de ces saisons.
Nous pouvons voir une telle représentation de la "croix occitane" sur la place du Capitole de Toulouse. Incrustée dans son dallage et de belle proportion, la symbolique solaire et zodiacale est incontestable.
Cette "croix aux douze points" orna dés 1211 le sceau des Comtes de Toulouse. Elle était représentée dans son intégralité. C'est à dire avec la symbolique zodiacale sur chacun de ses points.
Le rouge représente le sang ou le soleil couchant OUEST, le jaune le soleil levant EST. le Nord et le Sud représentent l'univers d'en haut et d'en bas.
Nemeton
Le mot gaulois Nemeton désigne le sanctuaire, le lieu spécifique dans lequel les Celtes pratiquaient le culte, sous la direction des Druides. L'équivalent gaélique est Nemed qui signifie "sacré".
Le Nemeton de Locronan (dans la forêt du Névet) est un grand quadrilatère d'une douzaine de km. de périmètre, comportant douze points remarquables, représentant les douze mois de l'année celtique.
Le nom de "Névet" tire son origine de Nemet / Nemeton, même racine que "Nem" = ciel.
La fonction sacrée du nemeton était la représentation sur terre du parcours des astres dans le ciel : il décrivait dans l'espace les douze mois de l'année en même temps que chacun de ces mois était consacré à une divinité du panthéon celtique.
Nanterre vient de "Nemetodunum". Par ailleurs, le sanctuaire Carnute dont Jules César fait mention dans la Guerre des Gaules n'a pas été localisé.
L'Or des Tectosages dans le Razès ?
Ne serait-ce pas l'Or des Tectosages qui serait caché dans le mont Cardou près de Rennes-les-Bains, sur lequel veillaient les Templiers du château de Blanchefort, et dont l'emplacement aurait été redécouvert par Boudet et Saunière ?
De très nombreuses références aux Tectosages figurent dans la VLC de Boudet :
Lorsque le flambeau que nous cherchions avec anxiété, s'est montré à nos yeux, son premier rayon est tombé sur le nom des Tectosages, et ce rayon nous a ébloui.
A une époque fort indécise et que les historiens croient pouvoir déterminer, cependant, comme étant le quatrième siècle avant Jésus Christ, deux tribus que l'on dit appartenir aux Belges, les Volkes Tectosages et les Volkes Arécomiques traversèrent la Gaule et vinrent s'établir dans le Midi Gaulois entre la Garonne, les Pyrénées et le Rhône.
Ils s'arrêtèrent dans le Midi, les Volkes Tectosages sur les bords de la Garonne, à Toulouse, dont ils firent leur capitale, et les Volkes Arécomiques, à l'Est des Cévennes, avec leur centre à Nimes.
Volkes (Volcae) dérive des verbes to vault (vâult), voltiger, faire des sauts et to cow (kaou), intimider; Tectosages est produit par les deux autres verbes to take to (téke to), se plaire à..., et to sack, piller, saccager.
Ne laissons point passer inaperçue cette allure bondissante, traditionnelle parmi les voltigeurs des anciennes armées Françaises...
En résumant le nom des Volkes Tectosages, nous voyons en eux de rapides et effrayants pillards.
Les Volkes Tectosages ne restèrent pas longtemps en repos dans le pays qu'ils venaient de conquérir. Vers l’année 281 avant Jésus-Christ, une forte émigration alla rejoindre, sur les bords du Danube, les tribus gauloises qui descendaient des compagnons de Sigovèses. Emportés par leur humeur guerrière, tous ces Gaulois se divisèrent en trois corps et s'abattirent comme un ouragan dans la Macédoine, l'Epire et la Thrace. Une partie de ces Tectosages, insatiables d'aventures, traversèrent le Bosphore, se partagèrent l'Asie Mineure, et, près de leur patrie primitive, fondèrent une nouvelle Gaule, la Galatie.
L'histoire, avons-nous dit, après César, ne parle plus des Volkes Tectosages, et ce silence est d'autant plus extraordinaire que le peuple qui avait envoyé des colonies au delà du Rhin, autour de la forêt Hercynie, sur les bords du Danube et jusqu'en Asie ne pouvait perdre si rapidement les traditions de son génie aventureux. Toujours avides d'expéditions guerrières, ils reparaissaient avec éclat sous le nom de Saxons.
César ne fixe point l'époque des conquêtes des Tectosages; mais la chose la plus importante à observer, c'est que les pays situés sur le rive droite du Rhin et conquis sur les Germains, leur ont toujours appartenu.
Vers l'année 446 après Jésus-christ, le chef des Bretons de l'île de Bretagne, Wor-Tigern, demanda du secours aux Saxons pour le délivrer des Pictes et des Scots qui cherchaient à l'opprimer. Les Saxons se hâtèrent de voler dans l'île de Bretagne sous la conduite des deux frères Hengis et Horsa, et, après avoir battu les Pictes et s'être rendus les maîtres de l'île, ils exterminèrent les Bretons leurs alliés.
Les Tectosages, suivant les historiens, étaient de race Kimrique, et les Cimbres – Kimbo, fourchu, – to harry, dévaster – les dévastateurs fourchus, allusion aux cornes d'urus dont les guerriers ornaient leur tête, – les Cimbres disons-nous, appartenaient à la famille celtique: ils devaient donc, Cimbres et Tectosages, parler le langage de leur famille.
La possession de l'île de Bretagne par les Tectosages a exercé sur eux une influence favorable à la conservation de leur langage et de leurs moeurs. L'isolement les a préservés des altérations profondes subies par les langues des autres peuples de l'Europe, tout en leur laissant la liberté la plus entière pour les colonisations lointaines, qui sont un trait spécial de leur caractère.
La généalogie des Anglo-Saxons telle que nous présentons, pourrait encore, malgré tout, paraître à quelques-uns purement hypothétique, mais il est facile de l'appuyer d'une preuve convaincante, puisque la langue des Tectosages a laissé des traces profondes dans l'idiome languedocien.
Cette parenté indiscutable entre les termes languedociens et leurs correspondants Anglo-Saxons, démontre mieux que tous les raisonnements que les Tectosages du Midi gaulois, émigrés au-delà du Rhin, et les Anglo-Saxons sont bien le même peuple, et elle conduit à cette conséquence absolue que la langue Anglo-Saxonne est bien la langue parlée par la famille Cimmérienne.
César ne se trompe pas en avançant que les Gaulois comptaient le temps, non par les jours, mais par les nuits; les descendans des Tectosages disent encore fortnight (fortnaït) quatorze nuits, pour exprimer le temps écoulé en deux semaines, et se'nnight (sennit) sept nuits, pour compter les jours d'une seule semaine.
Une pensée qui se présente tout naturellement à l'esprit est celle-ci: en supposant le langage des Tectosages comme étant la vraie langue celtique, il semble indispensable que les expressions les plus pures de ce langage se retrouvent abondantes dans les noms des chefs de cette famille dont l'expansion a presque rempli l'univers.
Cette pensée a un fondement trop assuré pour que nous n'examinions pas si la langue celtique pourra expliquer les noms des premiers hommes cités dans les livres de Moïse, et aussi dans quelques-uns des autres livres des Hébreux.
Il est ici nécessaire d'observer que le séjour prolongé des Hébreux à Babylone par suite de la captivité avait exercé une influence désastreuse sur leur langage. Un nombre considérable d'expressions chaldéennes s'étaient glissées dans la langue hébraïque et elle en devint grandement défigurée.
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