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L'Espagne
Le déclenchement de la guerre civile
La défaite de l'anarchisme espagnol
Logistique et matériel militaire
Les réfugiés espagnols en France
Affiches
Hymne catalan républicain : Els Segador
Les Brigades Internationales
L'exposition Paris-Barcelone au Grand Palais . Paris.
L'exposition: La guerre civile espagnole, Rêves et Cauchemards.Londres
Liens
Le déclenchement de la guerre civile 
Les élections de Février 1936
Lors des élections de Février 1936, les partis de gauche s'unissent en un "Front Populaire"  et obtiennent ainsi la majorité des sièges grâce à leur programme électoral, propagande en faveur de l'amnistie, constat d'échec de la réforme agraire, et intervention du vote anarchiste. Azaña remplace Zamra à la présidence de la république. Les Socialistes ne sont pas représentés dans le nouveau gouvernement. L'ordre public est troublé, des églises sont incendiées, et on assiste à des luttes sanglantes entre des militants d'extrême gauche et des Phalangistes  . Calvo Sotelo  est assassiné en représaille du meurtre d'un lieutenant de garde d'assaut.
Le soulèvement " El alzamiento" . La Guerre Civile
Il se prépare depuis Mars 1936, dans les milieux militaires. Franco  est aux îles Canaries, Goded aux Baléares. Mola, gouverneur de Pampelune, négocie avec les Carlistes . Le 17 Juillet 1936, Franco quitte les Canaries et prend le commandement des troupes du Maroc. Mola prend la direction des opérations du Nord. Le coup d'état réussit à Sarragosse, dans la Vieille Castille et en Galice. La République conserve le littoral cantabrique. En Andalousie, les militaires contrôlent Séville, Cadix, Cordoue, Grenade. A Madrid et à Barcelone, c'est l' échec total après que le gouvernement Giral se décide à distribuer les armes aux milices ouvrières. L'armée et la Garde Civile sont favorables au soulèvement. Les gardes d'assaut sont en majorité fidèles à la République. Le soulèvement militaire n'est qu'un demi-succès. L'Espagne se retrouve séparée en deux zones avec des régimes opposés. Les Nationalistes font passer les troupes du Maroc en Andalousie : C'est la prise de Badajoz et la libération des assiégés de l'Alcazar de Tolède. En Octobre, ils parviennent aux portes de Madrid. Dans le nord, les troupes navaraises prennent Guipuzcoa.
Le front se stabilise
Les Nationalistes reçoivent une aide importante de l'Italie, les Républicains quelques avions du gouvernement français  . Un comité de non-intervention est mis sur pied à l'initiative de la France et de l'Angleterre, mais n'empêche pas l'aide italienne et l'envoi de la Légion Condor  aux Nationalistes ( livraison de matériel de guerre  ) . Les Républicains reçoivent des fournitures et du matériel de la Russie soviétique. Le Komintern constitue les Brigades Internationales  , qui contribuent à arrêter l'offensive adverse sur le front de Madrid.
La guerre se prolonge
Echec des Nationalistes à Guadalajara, en 1937. Franco conquiert La Biscaye, Santander, les Asturies. En Janvier 1938, les Républicains prennent Teruel, repris un mois après par les Nationalistes. En Mars 1938, ceux-ci enfonçent le front d'Aragon et atteignent, à Pâques, le 14 Avril 1938, la Méditerranée à Vinaroz.La Catalogne est coupée de la zone républicaine qui se retrouve scindée en deux parties.L'offensive se poursuit vers Valence. Les républicains attaquent sur l'Elbe. C'est une bataille d'usure jusqu'en Novembre 1938. Fin Décembre, sur le front de Catalogne, les Nationalistes arrivent en six semaines à la frontière. La guerre se termine le 31 mars 1939.
Liens
Lieux/Événements
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Personnages
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Groupes
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 Barcelone
 Èbre (bataille de l')
 Espagne
 Guadalajara [Espagne]
 Guernica y Luno
 Madrid
 Navarre
 Séville
 Teruel
 Tolède
 Valence [Espagne]
 Le pays basque sud et
la guerre d'Espagne
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 Azaña (Manuel)
 Calvo Sotelo (José)
 Durruti (Buenaventura) 
 Franco Bahamonde (Francisco)
 Galland (Adolf)
 Garcia Oliver
 Giral Pereira (José)
 Ibárruri (Dolorès)La Passionaria
 Largo Caballero (Francisco)
 Lecœur (Auguste)
 Miaja Menant (José)
 Mola Vidal (Emilio)
 Moscardó Ituarte (José)
 Negrín (Juan López)
 Primo de Riveira(Antonio)
 Queipo de Llano (Gonzalo)
 Tillon (Charles)
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 Brigades internationales (les)
 Parti ouvrier d'unification marxiste. P.O.U.M.
 Phalange
 anarchisme (l')
 anarcho-syndicalisme (l')
 guerre révolutionnaire (la)
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Logistique et matériel militaire
L'espagne de 1936 servit de "terrain d'entrainement" aux grandes puissances militaires de l'époque comme l'Allemagne, l'Italie et la Russie soviétique. Chacune de ses nation envoya de grandes quantités de matériels mililtaires sur place.Armement qui fut "testé". Le conflit mondial qui allait suivre couvait....
"De 1935 à 1939, tout se passe comme si les nations, délaissant les exploits pacifiques, se livraient une concurrence acharnée pour préparer et expérimenter les flottes de guerre les plus puissantes. À l’inverse de ce qui s’est passé au lendemain de la Première Guerre mondiale, les constructeurs semblent avoir pour souci de réaliser des appareils civils qui pourront s’adapter rapidement aux missions militaires, et si possible à toutes les missions, d’où la notion d’avion «polyvalent» qui fait son apparition, mais qui, finalement, provoquera de cuisantes désillusions"

"Göring, ministre de l’Air du Reich et commandant en chef de la Luftwaffe, développe une flotte aérienne moderne et puissamment articulée, tandis que les Anglais commencent leurs travaux sur le radar. Les Italiens expérimentent leurs forces aériennes en Éthiopie, et la malheureuse Espagne va servir de banc d’essai aux différentes armées de l’air allemande, italienne, soviétique et, plus modestement, française. On commence à parler du Messerschmitt 109, du Stuka et du Heinkel 111."
"En 1938, deux Vickers Wellesley devaient porter un record de, distance à 11 520 km entre Ismaïlia et Darwin. Ce sont deux Japonais, Fujita et Takahashi, qui battent le record du monde de distance en circuit fermé en 1938 (11 651 km) avant de céder la place aux Italiens Dagasso et Vignoli, avec 12 935 km en 1939."
Les réfugiés espagnols en France
Entre le 27 janvier et le 12 février 1939, environ 500.000 espagnols, civils et militaires, trouvent refuge en France.
Dans un premier temps, malgré l'avancée des soldats franquistes, les autorités françaises (gouvernement Daladier) ont refusé l'asile aux soldats républicains valides.
Contraintes d'ouvrir la frontière le 5 février, les autorités décident d'interner les réfugiés dans des camps improvisés sur les plages clôturées d'Argelès sur Mer, Saint-Cyprien et le Barcarès (Pyrénées-Orientales). En moins de 5 mois, près de 15.000 espagnols meurent dans ces véritables camps de la honte, de dysenterie notamment. Un an plus tard, en avril 1940, on compte encore 6.000 espagnols internés, les autres ayant été "invités" soit à "rentrer en Espagne", soit à s'engager dans la Légion Etrangère soit à rejoindre les Compagnies de travailleurs étrangers (CTE).(source: Espagne au coeur  § exilés )
Affiches 
Exposition de photos
©Coll. Archives Agusti Centelles
Album Des photographes pour l'Histoire
Le 18 juillet 1936, la guerre civile éclatait en Espagne suite au soulèvement d'une partie de l'armée contre le gouvernement républicain au pouvoir. La guerre entre nationalistes et républicains prit vite une dimension internationale et en près de 4 ans, le conflit fit plus de 500 000 victimes.
L'exposition de l'Hotel de Sully revient aujourd'hui sur "la guerre en images" qui, superposée à la guerre des armes, exacerba le caractère idéologique des affrontements. Journalistes et photographes, autochtones et étrangers permirent au monde entier de suivre l'évolution des combats à la une.
Des photos de presse aux clichés propagandistes, le parcours de l'exposition rappelle toute la médiatisation de cette guerre, dans un ordre chronologique qui va des deux années noires de prélude à la guerre, aux années sombres de
la dictature franquiste qui lui succéda.
Autre galerie
L'exposition Paris-Barcelone au Grand Palais
le site officiel de l'exposition : www.rmn.fr/parisbarcelone/index.html
11 Octobre 2001- 14 janvier 2002
" Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux, Paris et le Museu Picasso - Institut de Cultura de la Mairie de Barcelone, avec la collaboration du Museu Nacional d’Art de Catalunya, Barcelone. Elle sera présentée à Barcelone, au Musée Picasso, du 28 février au 26 mai 2002.
L’exposition a pour ambition de montrer quels furent les liens artistiques entre Paris et Barcelone, depuis la fin du
XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle. Deux dates symboliques ont été retenues pour ouvrir et clore l’itinéraire : 1888, année de l’Exposition universelle de Barcelone, qui parachève la modernisation de la ville et coïncide avec l’épanouissement du modernisme et du nationalisme catalans, et 1937, année de l’Exposition internationale de
Paris, où le Pavillon de la République espagnole édifié par Josep Luis Sert abrite Guernica de Picasso.
Précédé par des films des frères Lumière montrant les deux villes au tournant du siècle, le parcours de l’exposition, composé de six ensembles, se déroule chronologiquement."
L'exposition: "La guerre civile espagnole, Rêves et Cauchemards" . Londres
Du 20 octobre 2001 au 28 avril 2002
A l'occasion du 65e anniversaire de l'arrivée des brigades internationales en Espagne, elle se concentre sur l'expérience personnelle des soldats et des civils ainsi qu'à l'impact de la guerre sur les artistes et les intellectuels. Oeuvres de Capa, Magritte, Picasso, des lettres de G. Orwell, Hemingway, etc.
Imperial War Museum . Lambeth Road . SE1 6HZ Londres - Grande-Bretagne
Tel. : 020 7416 5320
Fax.:020 7416 5374
L'hymne catalan républicain : Els Segador
source: Espagne au coeur  § hymne
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Brochure clandestine sur la guerre d'Espagne, écrite début 1939 par un allemand. Photos.
Témoignage de deux combattants de l'ombre
Guernica
La défaite de l'anarchisme espagnol
"Au lendemain de leur victoire du 19 Juillet 1936, les anarchistes se trouvent embarrassés. Il est au dessus de leur force d'assumer les tâches qui traditionnellement incombent à l'état, les finances nationales, la diplomatie, le commerce exterieur et surtout la conduite de la guerre... Il y aura des ministres anarchistes au sein de la Generalité de Catalogne et du gouvernement du Frente popular de Madrid jusqu'au affrontements sanglants entre communistes et anarchistes en Mai 1937...Les anarchistes devenus ministres s'enfoncent dans des contradictions contradictoires; ils persistent à mettre la puissance politique effective au service exclusif d'un mouvement syndical dont le rôle essentiel était précisément d'en nier la nécessité.
Mai 1937 : La défaite des anarchistes, lorsque les ouvriers sont désarmés par les forces de l'ordre sous commandement stalinien, entraîne un arrêt des socialisations suivi d'un recul qui va s'accentuant; c'est désormais le courant centralisateur et bureaucratique qui l'emporte.
22 Août 1937 : Suspension dans les entreprises métallurgiques et minières de l'application du décret catalan de socialisation promulgué en Octobre 1936 sous pretexte qu'il est "contraire à l'esprit de la Constitution"
11 Août 1938 : Décret parachevant ce passage progressif de la socialisation à l'étatisation, c'est à dire de l'anarchisme communiste au socialisme d'Etat en militarisant les industries de guerre au profit du ministère de l'Armement.Dans les autres branches industrielles l'autogestion catalane se maintient tant bien que mal jusqu'à l'écrasement de l'Espagne républicaine" L'Anarchisme.H. Arvon. Coll. Que Sais-je.1998 
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