Titre :UN DRAGON ! UN ! Troisième épisode
Auteur : Sekenenrê
Email :sekenere@club-internet.fr Un petit mail si vous avez aimé, ou pas ! ! !
Genre : Je sais pas en tout cas, maintenant, c’est la guerre ! ! ! ! !
Date de création :le 23 octobre 2003 finie le 31 décembre 2003
Spoileur : aucun
Disclaimeur : Les personnages appartiennent à la MGM. Je n’ai pas fait ça pour les sous, seulement pour vous divertir et m’amuser moi aussi. …parce que sinon, ce n’est pas drôle ! ! !
Résumé : C’est la guerre et ça va saigner…les dragons vont se fâcher….
Note : Vous connaissez les personnages, les lieux….probablement mieux que moi. J’ai rajouté des trucs louches pour améliorer le suspense parce que j’aime bien les trucs qui ne vont pas dans le moule SG1, ça fait décalé et c’est toujours sympa de modifier et de jouer avec les mots et les images….les [et ] sont mes commentaires hypocrites et hilarants.
Commentaire : Comme pour les autres écrits, je souhaite rendre un hommage à toutes celles et ceux qui m’ont inspirée par leurs histoires et leurs styles. J’ai trouvé sur le forum, dans les commentaires des idées et certaines formules toutes faites. C’est en quelque sorte un jeu de les introduire dans mon histoire.
Merci pour ma correctrice qui fait aussi les commentaires….yseultrev2 <yseultrev2@wanadoo.fr
J’ai les noms des bavards du forum : ne vous vexez pas…si vous avez un rôle louche, je fais avec ce que je peux !
Euh, pour la guerre, je suis pas très douée. Alors soyez indulgents et si vous trouvez que ça frise la parodie dites le car c’est involontaire.
* * * * * * **
Précédemment : vous avez lu…
Un dragon ! Daniel n’avait pas rêvé… un œuf ! Enorme. Moucheté. Dans les tons beige et ocre. Bien plus haut que tout ceux qui existent sur Terre, y compris ceux qui avaient disparu de la surface de notre planète depuis longtemps…. Ce sont des mammifères, même s’ils naissent dans des œufs… A quoi reconnaît-on un dragon mâle d’une femelle ? C’te bonne blague : à la couleur !….
C’est pourquoi, Sam et Jack furent institués " parents " des deux nouveau-nés et installés dans la maison réservée aux invités et aux " non initiés à la Porte. "
- Sam, Sam le petit fait une dent ! Qu’est ce qu’on fait ?
La Base entière avait adopté ces deux bestiaux.
Le problème fut plus grave quand le Bleu, lui, décolla en pleine nuit. Si un problème existait avec ces trucs louches le long du Potomac, Franck Simmons avait expliqué que le but était de trouver l’animal et de l’éliminer en vue de dissection.
- Major Carter. Je me doutais que vous trempiez dans ce coup-là !
Franck s’installa sur le canapé et lui ordonna de s’asseoir à ses cotés. Elle obtempéra, bien obligée.
Ils prirent place dans l’avion l’un à côté de l’autre.
Elle retourna avec Jack, hors de vue de Simmons et se mit à rire : elle raconta à son ami le tour qu’elle venait de jouer : il croyait à un acte de trahison à son profit. Donc, il pouvait espérer ; le chantage semblait avoir porté ses fruits.
Ils le plantèrent là, et montèrent en voiture au pas de course. En ville, ils trouvèrent un juge de garde et lui dirent qu’ils souhaitaient se marier, et vite !
Jack O’Neill, Samantha Carter, Janet Frazier, George Hammond, Daniel Jackson ,Le Dr Poubelmane, le major-général Kitty Star, Franck Simmons et Le Bleu et La Rose dans leur propres rôle ainsi tous les petits camarades vont continuer à vous distraire.
ET maintenant la suite…..
Cependant, il insista pour qu’elle entre, ce qu’elle fut bien obligée de faire si elle ne voulait pas que tout l’étage soit ameuté par les cris de colère qui menaçaient de percer.
Elle s’assit donc sur le lit et tournant le dos à son ennemi, elle entreprit de réfléchir à la situation présente, à savoir comment se débarrasser du vaisseau mère qui était à portée de canon de la terre.
Le colonel se déshabilla et se sécha tout en se demandant pourquoi cette cruelle restait là, à se gausser de lui. Sam le regarda enfin quand il fut prêt et ne put retenir un sourire admiratif : malgré son caractère de cochon, il portait avec prestance son costume civil, cravate et pochette assorties à la chemise. Et en plus d’être un affreux personnage, ce bavard impénitent était coquet !
Une fois redevenu présentable, il la suivit vers la salle de debriefing et marqua une hésitation avant d’en franchir le seuil. Elle haussa les épaules et entra. Elle fut accueillie par des applaudissements nourris et un large sourire du général. Jack la rejoignit et l’embrassa sans retenue devant toute l’assistance : tant d’années de refoulement venaient d’échapper au contrôle de son colonel !
Après les embrassades générales, tout le monde s’installa pour entendre le rapport de Janet à propos des deux dragons.
- Nos deux petits amis sont très dociles, ils nous aiment bien et ils volent. Ils vont commencer à manger des légumes. Il va falloir que l’intendance nous approvisionne en légumes divers et variés, et ce , en grande quantité. Il faut les cacher car nous allons devoir nous battre et je ne voudrais pas que les Goa’ulds leur fassent du mal ! Pour moi, le rapport est fini, toutes mes notes sont contenues dans ces carnets et l’ordinateur portable. Ne pas les laisser ensemble. Je passe la parole au colonel O’Neill.
- Bon, en ce qui me concerne, ma femme et moi, heu…, je veux dire le major Carter et moi, nous envisageons de prendre la nouvelle version du X303 et d’aller leur botter le derrière avec l’aide de SG11 et SG12, l’équipage du Colonel ESRA conduira le X303. Nous utiliserons les anneaux de transport et une fois à l’intérieur du vaisseau mère, nous le ferons sauter au C4 et à la grenade ! On l’a fait une fois, on le refera ! je pense que nos petits amis s’imagineront qu’on ne va pas utiliser deux fois la même méthode. Ils doivent penser que nous ne recommencerons pas, vu qu’ils ont pris des mesures de protection…mais nous sommes rusés et eux ne s’attendent pas à ce qu’on recommence. Donc ils n’ont pas mis de renforts de sécurité.
- Et si vos copains ont justement prévu que vous le feriez, qu’ils sont plus intelligents que vous ne le laissez entendre ? demanda Simmons doucereux.
- Alors c’est que vous les avez informé de nos intentions et qu’ils nous attendent.
- Enfin, ça n’a pas de sens : je ne savais même pas quelle seraient vos intentions.
- Oui, mais, colonel Simmons, vous le savez, maintenant, murmura Sam, de telle façon que seuls Jack, Simmons et Hammond l’entendent.
- Bien, nous voilà prévenus, déclara Daniel, Si ça rate et que nous sommes attendus, c’est qu’il les a contactés.
- Du calme, intervint le général, le colonel Simmons est un agent certifié et assermenté du NID. Cependant, rien ne nous autorise à l’accuser de connexion avec l’ennemi. Il ne trahirait pas la Terre pour…
- Ben voyons ! Il vendrait sa femme pour arriver en haut de l’échelle, ironisa Jack.
- Non, Jack ! s’éleva Sam. Il ne trahirait pas la terre pour les Goau’lds : il finirait de toute façon comme nous et ça, il le sait. Tout le monde sait que nos amis réservent un traitement identique à TOUS les habitants des mondes qui sont vaincus.
- Et nous ne sommes pas encore vaincus, rajouta doucement une nouvelle venue
- Et vous êtes ? demanda ESRA.
- Star, major-général Kitty Star. J’arrive de la Zone 51 où je suis en charge du projet Prométhée. Le X303, troisième génération, est opérationnel : l’hyper-propulsion est fonctionnelle et le bouclier de camouflage en parfait état de marche. Malheureusement, nous ne l’avons pas testé ! On vient de repérer trois vaisseaux mère qui sont à portée de canon à ion. Nous en avons installé un sur le sommet de votre montagne, pendant que vous discutiez et il n’est pas détectable du sol : il est équipé du bouclier de camouflage. On attend vos ordres, mon général.
- Bien, fit Jack ! On attend quoi ? que la Terre s’arrête de tourner ? On y va ! Allez, on se dépêche !
Et sous le regard éberlué des autres, Simmons se leva d’un bond et se précipita vers la porte !
- On peut savoir où vous comptez aller, Colonel ? demanda Jack d’une voix hypocrite.
- Avec vous !
- Pourquoi ?
- Parce que je m’intéresse à vos méthodes de combat et que j’en ai envie !
- Il a perdu la raison !
- Suis-je prisonnier, alors ?
- Non, bien sûr que non Colonel, affirma Sam. C’est juste que ce n’est pas un endroit pour vous. (elle se trouble) On va se battre, il y aura du sang, je ne suis pas certaine que…
- Je suis une poule mouillée, c’est ça, hein Carter ! Vous avez peur que je panique dans la bagarre. Je sais me battre, moi aussi. JE VEUX ALLER AVEC VOUS !
-
Non ! cria Janet, vous voulez nous aider ? alors passez la Porte et contactez la Tock’ra ou occupez vous des dragons mais ne traînez pas dans leurs jambes, on se bat pour notre monde, pas pour une place au sein du NID.
- Mais que voulez vous que je dise à la Tock’ra ? Je n’en ai pas la moindre idée !
- Débrouillez vous mais ne restez pas là les bras ballants, on y va et au pas de course !
Ils utilisèrent les anneaux de transport du X303 pour monter à bord. Gain de temps évident !
Simmons se retrouva tout seul, dans la pièce et n’était pas
content. Il avait un avantage sur beaucoup de personnel : il savait comment fonctionnaient les anneaux de transport. Lire les rapports des équipes SG, dans leur intégralité, par tous les participants et donc obtenir plusieurs versions d’un même fait permettait d’avoir une vision des choses plus précise. Il pouvait utiliser les anneaux sans problème ! Ce qu’il fit délicatement et discrètement. Il se planqua dans une petite réserve du X303, point stratégique : la cantine…[il a toujours faim, ce goinfre !] Et resta tranquillement à attendre comme un couard ! Puis il en eut assez et s’installa silencieusement près des anneaux afin de saisir les coordonnées de ceux qui partiraient…
Chaque équipe SG devait rejoindre un point du vaisseau mère, le miner, installer le C4 et rentrer en vitesse à bord du X303…Bon, il fallait que les coordonnées au même instant T…pour faire un maximum de casse.
SG1 eut pour objectif de démolir l’hyper-propulsion. Sg11 devait couper l’alimentation en énergie et SG12, les boucliers. Les autres équipes devaient se tenir prêtes pour prendre les petits vaisseaux Tok’ras et engager le combat contre les chasseurs de la mort ! En théorie, c’était un plan parfait, mais bon…Y’a qu’après que l’on sait que ça ne marche pas.
Le canon à ions du Major général Kitty Star était d’une efficacité redoutable. Deux des vaisseaux mères furent anéantis car l’équipe de la zone 51 en avait tellement amélioré le fonctionnement que les tirs étaient précis.
Le premier tir créait une surtension, le second faisant tomber le bouclier et le troisième désintégrait ! Ni plus ni moins qu’un Zat à la puissance 100. Ça balançait des ions partout et pour augmenter le tir, ce canon se servait de l’atmosphère de la Terre comme d’un amplificateur…
Pour un truc qui n’avait pas été testé, ça fonctionnait drôlement bien ! Le général Hammond se promit d’obtenir des promotions à tous ceux qui avaient travaillé sur ce super canon.
Les escadrilles humano-tokras se battirent courageusement, appuyées au sol par le canon qui faisait mouche à chaque tir. A l’extérieur, cela se passait plutôt bien ! mais dans le dernier vaisseau mère, ce n’était pas la panacée : les équipes SG11 et SG12 étaient revenues à bord du X303 après avoir savamment posé leurs mines et leur C4 selon le plan préétabli. Il ne restait plus que SG1 qui rencontrait de la résistance : un groupe de Jaffas s’entraînait non loin de leur objectif [toujours le grain de sable imprévisible !] et il fallait d’abord se débarrasser d’eux. Ceux-là étaient jeunes et résistants. Ils étaient coriaces et bien armés et donc se défendirent avec bravoure et acharnement.
Jack furieux ordonna l’évacuation de SG1 et Sam ferma la marche. Elle n’eut pas la chance des autres : elle n’atteignit jamais les anneaux…Une fois pris dans le transporteur, Jack se rendit compte que Sam n’avait pas suivi. Il fut terrifié. A bord, les autres essayèrent de le réconforter et le médecin jugea utile de lui administrer une dose massive de tranquillisants.
Pourquoi Sam n’était elle pas avec eux ? Pour la
bonne et simple raison qu’en se retournant pour tirer sur leurs poursuivants, elle buta sur un cadavre car elle continuait à avancer mais à reculons…Elle se retrouva sur le dos, empêtrée dans la lance jaffa du mort et son barda pris dans l’armure…Les ennemis tirèrent alors qu’elle était à terre, lui occasionnant de graves blessures au ventre. Ils continuèrent leur route : elle ne se sauvera pas celle-là, ils reviendront s’occuper d’elle ensuite.
Le hasard voulut que le danger une fois écarté, Simmons sortît de son trou pour récupérer des armes jaffas, histoire de pouvoir se défendre. Il tomba sur Sam, inconsciente et blessée. Il vérifia l’étendue des dégâts et jugea qu’il pouvait la prendre sur son dos sans aggraver les plaies… Il regarda sa montre. Le C4 allait exploser incessamment : il devait néanmoins essayer de rejoindre les anneaux de transport. Manque de bol, le temps imparti fut dépassé et il ne se passa rien. Le C4 n’avait pas fait son boulot. Le vaisseau était toujours en un seul morceau. Sam était gravement atteinte et il n’avait pas d’arme pour se défendre.
Les anneaux de transport étaient fortement gardés, Simmons ne le savait pas [il peut pas tout savoir ! C’est pas lui le héros !] il se jeta dans la gueule du loup [Pas celle de Wolf ! Bon, je sors !].
C’est pourquoi, attendus, ils furent faits prisonniers. Les Jaffas étaient revenus là où ils avaient laissé le major. N’étant pas des imbéciles, ils en avait déduit que quelqu’un l’avait trouvée et embarquée et ce quelqu’un chercherait à gagner les anneaux. Don il fallait renforcer la garde aux alentours de la salle de transport.
Sans ménagement, ils furent jetés dans la même cellule et c’était heureux car Sam s’était remise à saigner, ce qui en soi n’était pas une bonne chose… Elle se vidait tout bonnement de son sang.
Elle reprit conscience et fit un rapide calcul dans une heure elle serait morte si elle ne faisait rien ! Chouuuuuuetttte ! son regard éteint se posa sur Frankichou qui la dévorait du regard avec une anxiété non dissimulée. Dans son sac, il y avait tout ce qui était nécessaire à de la chirurgie de campagne : du fil et des aiguilles stériles.
Elle lui expliqua ce qu’il fallait faire et comment procéder : sans panique et avec précision. Etape 1 : la déshabiller. Ce qu’il fit terrifié : les vêtements collaient à la plaie béante et Sam grinçait des dents de souffrance. Il devait la toucher et cela le paralysait d’effroi. Devant le corps nu du major, il ferma les yeux car des idées louches et cochonnes lui tombèrent dessus !
- Ce n’est pas le moment de batifoler : je me vide de mon sang. Ouvrez le sachet et prenez l’aiguille N°4 et le fil marron ; faites un nœud et piquez dans la plaie. Il n’y a pas d’anesthésiant alors je vais déguster et crier. COUSEZ et ne vous arrêtez que quand vous aurez fini. Je vous en supplie.
Etape 2 : Recoudre. Mécaniquement il prit les outils et enfila les gants et la toucha avec beaucoup d’amour, il se pencha et l’embrassa sur la joue :
- Aidez-moi, je n’y arriverai pas.
- Alors vous me perdrez et vous resterez tout seul sur ce navire ! Sauvez-moi ! Vous avez le pouvoir : je suis sans défense et je me meurs.
C’est alors qu’il se rendit compte de son désir. Il était rouge de honte car il ne contrôlait pas " ça " ! La peur de la perdre fut pour lui le stimulant absolu ! Il rassembla tout son courage, serra les dents et se concentra. Et Sam hurla, hurla et pleurait de souffrance. Ses mains s’agitaient. Et lui, imperturbable, piqua les deux bouts de la plaie pour arrêter l’hémorragie….Il ne voulait pas entendre.
Pour eux deux, cette opération dura l’éternité. Il était fou de désir et la peur d’une réaction inconsidérée le maintenait à genoux penché sur le corps tant aimé du major, à le martyriser. D’une main malhabile, il faisait ce qu’il pouvait pour refermer cette vilaine plaie…
Il avait l’impression de la torturer, ce qui dans un sens était le cas. [et les Jaffas s’imaginaient que les deux Humains se torturaient car il semblait y avoir des dissensions en leur sein !] Il s’en voulait mais il continua. Le sang coula moins puis s’arrêta. Elle était sauvée.
Enfin il eut fini ! Il retira ces gants haïs et rangea le matériel. Tant bien que mal il nettoya le sang qui commençait à coaguler un peu partout. Il pensa soudain qu’un vampire se baladant dans le coin serait à la noce et, hystérique, éclata de rire.
Il retira sa chemise et la déposa sur Sam puis rajouta une couverture tirée du sac pour qu’elle n’attrape pas froid. Et seulement quand il vérifia qu’elle respirait, non plus inconsciente mais endormie par un sommeil libérateur, il s’autorisa à tomber dans les pommes !
Sur Terre, la situation était catastrophique : Jack
avait fait son rapport : non seulement Sam était perdue à bord mais en plus le C4 n’avait pas explosé comme escompté et le vaisseau était toujours en orbite . Maintenant il était hors de question d’utiliser le canon à ions du général Kitty Star puisqu’on pouvait raisonnablement penser qu’elle était toujours vivante.
Daniel, lui, posa la question qui tue :
- Où est le colonel Simmons ?
Tous se regardèrent…Tiens, c’est vrai, où est il cet animal ? En fait, ça faisait un moment qu’on ne l’avait pas vu ! On fouilla avec soins la base. Il n’y avait aucun doute : ce maniaque s’était fait la belle et était allé informer les Goa’ulds du plan mis en œuvre. Personne, absolument personne, ne pensa [sauf moi ! ! !] qu’il pouvait être à bord dans le but louable de les aider.
Jack alla se reposer en surface regarder les bébés dragons jouer ensemble dans la piscine. Quand ils en eurent assez, ils vinrent le rejoindre et chacun mit son museau sur une cuisse [ça doit pas être léger !] alors qu’il était assis contre un mur, rongé par le remords de ne pas s’en être rendu compte avant. Brusquement il se mit à pleurer comme un enfant et les deux petits mastodontes ne comprenaient pas..
- Maman n’est plus là, elle ne reviendra plus (il montra le vaisseau qui stationnait en orbite) elle est prisonnière là-haut.
Ce que personne ne savait, à commencer par les deux animaux, c’est qu’ils avaient une particularité génétique : ils peuvent vivre dans l’eau et dans un environnement dépourvu d’air. Ceux-là étaient apparentés aux dragons chinois des légendes, ceux qui vivent dans le ciel, ceux qui peuplent les étoiles…et qui sont représentés sur les assiettes ou les services à thé. S’ils peuplent le ciel, ils n’ont aucune difficulté pour y évoluer. Et nos petits amis vont se faire un plaisir d’aller le démontrer, poussés par un besoin extraordinaire de retrouver " Maman ".
Pendant ce temps-là, Sam reprit connaissance et
porta ses mains sur son ventre et son thorax. Ce zouave avait l’air d’avoir bien travaillé ! Elle bougea et sentit que les coutures tenaient. Bon, il n’était pas si nul que ça, en chirurgien. Ce n’était pas un expert mais il avait fait ce qu’elle lui avait demandé et il avait suivit les consignes, sans prendre d’initiatives.
Elle se traîna vers son compagnon et le trouva qui grelottait. Torse nu, il n’avait pas de couverture. Elle avait reçu l’unique pièce de laine pour ne pas avoir froid, après ce choc horrible de l’opération de fortune. Elle s’assit avec difficultés et trouva une chemise de rechange ; elle rendit celle qu’elle portait à son légitime propriétaire. Il allait être vexé car elle était maculée de sang ! Elle sourit en imaginant sa tête.
Le simple fait de bouger lui donna la nausée et la tête lui tourna : elle s’affala sur le colonel qui se réveilla en sursaut et dans un réflexe fort légitime referma ses bras ! Pour les rouvrir aussi sec, terrifié, des fois qu’il lui ait fait du mal ! Elle n’était pas évanouie. Elle resta cependant dans ses bras, réconfortée par cette présence masculine bien que cela ne soit pas celle dont elle rêvait !
- Colonel, il faut qu’on sorte de là !
- D’accord avec vous ! Mais comment ? Il faut déjà sortir de cette prison !
- C’est une serrure à code. En démontant de l’intérieur, je dois pouvoir accéder au cerveau central de ce module et modifier l’ordre : ouverture. Rassemblez les affaires et je m’occupe de ça ! (après un moment de travail) Hé, colonel !
- Quoi encore ?
- Merci d’avoir recousu ! Vous avez été très efficace ! Je vais tenir le coup !
Elle tritura les fils un long moment. Simmons était assis avec le paquetage de Sam dans les bras, sa veste et son costumes tachés de sang. Sa chemise, rouge, maintenant, lui collait désagréablement à la peau…Sam fit une pause et sourit : la situation et l’air malheureux du colonel étaient comiques ! Son sourire se figea.
- Vous avez entendu ?
- Oui ! C’est quoi ? (il chuchote) ça me fout les jetons !
- Je ne sais pas mais il faut qu’on sorte d’ici ! et en vitesse !
Elle s’activa et la porte finit par s’ouvrir. Le bruit de la bataille se rapprocha : des armes lourdes, un bruit non identifié qui répliqua, une clameur et des hurlements de souffrance, voire même de terreur. Ce cycle se répétait en se rapprochant dangereusement.
Qu’est ce qui pouvait provoquer une panique pareille ?
Le sol trembla, régulièrement, lentement et de plus en plus fort à mesure que ça se rapprochait.
Sam et Franck se regardèrent, inquiets. Puis ils entendirent un bruit curieux, un bruit incongru sur un vaisseau mère : un couinement puissant qui évolua en cri plaintif. Puis un cri de colère ! Inhumain, le cri ! Sam finit par comprendre. Elle prit Simmons par le bras et le tira (toujours avec son paquetage) devant la porte.
La porte de la nouvelle pièce étant indéfonçable, ils étaient en sécurité derrière elle, pas près des murs ! D’énormes coups de béliers enfoncèrent un pan du mur. Celui-ci finit par céder, se lézarda et une tête carapacée bleue dépassa, ainsi qu’une énorme langue fourchue…Sam s’approcha et reçut une énorme léchouille qui la propulsa par terre.
Le dragon recula et les deux humains passèrent par le trou…Ils grimpèrent sur le dos de l’animal et Simmons s’accrocha comme il put aux plaques de la colonne vertébrale. L’animal était robuste et musclé et en marchant pesamment, ses muscles bougeaient beaucoup. Il avait mal au cœur, le vertige était présent et il préféra fermer les yeux, la tête enfouie dans les cheveux de Sam.
Sam, elle, observa les cadavres : piétinés par les dragons mais pas intentionnellement : ils avaient foncé sans se préoccuper des fétus de paille sur leur route ! Quelle mort atroce quand même !
Bon et maintenant, on fait comment pour sortir ? pensa-t-elle. LeBleu s’arrêta, baissa la tête et les deux compagnons descendirent. Ils se regardèrent et n’eurent pas le temps de dire ouf ! LeBleu ouvrit la gueule, aspira une grande goulée d’air et par là même occasion les deux Humains qui se retrouvèrent dans le ventre de l’animal, sans avoir rien compris.
Ils furent secoués dans tous les sens, l’odeur de nourriture en digestion était écœurante ; pourtant il n’y avait rien, pas d’acides mais de l’air, beaucoup d’air. Ils s’accrochèrent l‘un à l’autre, étroitement enlacés contre une paroi souple et chaude. Vint un moment où ils ne purent que faire une chose stupide : ils s’embrassèrent sur les lèvres et s’évanouirent ! [Quelle réaction débile, hein ? ben tant pis : c’est moi qui raconte !]
Quand ils revinrent à eux, toujours fortement enlacés, pour ne pas tomber, ils se trouvaient sur un lit dans l’infirmerie de la Base. La surprise de se retrouver ainsi dans cette situation effarante et encore en vie les fit se débattre et Simmons tomba lourdement sur le sol. Sam fit la grimace en se touchant le ventre.
- Où sommes nous ?
- A la Base, c’est l’infirmerie…
- Comment sommes nous arrivés là ?
- Est ce que je vous en pose des questions, colonel ? Non ! Je ne peux pas répondre.
- Moi si, fit Janet en entrant.
Elle aida Simmons à reprendre une position plus normale, à savoir assis sur une chaise. Sam s’assit sur le bord du lit, balançant les pieds…Alors, Janet procéda à la minutieuse inspection des coutures et les trouva régulières, serrées et bien calibrées.
- Celui qui a fait ça est doué. Il doit être un bon chirurgien. Je ne pensais pas que les Jaffas se souciaient de réparer les dommages causés par leurs armes, à leurs prisonniers.
Simmons rougit de gêne sous le compliment, dans son coin. En regardant Sam, légèrement inquiète.
- Elles ne vont pas se rouvrir ? interrogea Sam.
- Non, pas de risque. Tu as été bien recousue et avec le bon fil. Du travail propre et net.
- Je me suis rappelée ce que tu m’avais dit, Janet. Je lui ai juste dit ce qu’il fallait faire et comment. Ce qui m’étonne, en y repensant, c’est qu’il n’est pas paniqué ! J’étais tellement dans le cirage que je n’ai rien senti ! Et je ne l’ai pas encore remercié. Il m’a sauvé la vie, Janet. Je lui sui redevable.
- Le toubib Jaffa ?
- Non. Pas un Jaffa, Simmons. Il a fait ça comme un chef ! Je crois qu’il n’était pas dans son assiette mais il a suivi les instructions à la lettre.
- Colonel ! s’exclama Janet surprise, VOUS avez recousu le major ? Comme ça, gratuitement ? Sans rien demander en échange ?
- Eh bien, je ne pouvais pas la laisser crever comme ça ! Ça ne se fait pas ! Mourir de cette façon là, c’est atroce. Elle se vidait de son sang ! Franchement, ce n’était pas possible et puis… (Il hésita, rouge de honte) Je ne voulais pas rester tout seul avec les Jaffas ! Je me connais, je suis lâche et je me serais mis à table !
- Vous ne pouvez pas savoir comment vous allez réagir ! Arrêtez donc de débiter des stupidités, cria Sam ! Quelque fois, la peur aidant, on se sent fort et on subit sans rien dire car une peur encore plus puissante vous empêche de parler : les morts qui vous hanteront pour le restant de vous jours !
Simmons se tassa sur sa chaise.
- J’avais tellement peur de la perdre. J’aurais fait n’importe quoi. J’ai même fait " ça ". C’était horrible, tout ce sang qui n’en finissait pas de couler, de se répandre et ses hurlements de souffrance. Je la torturais, je la martyrisais (il pleure) [Vous croyez qu'il a été touché par la grâce ?] Il n’y avait pas de quoi atténué sa douleur intense. Elle était là, sans défense…
- Colonel, fit Sam doucement, après un loooooong silence, vous m’avez sauvée la vie ! La souffrance que vous croyiez m’infliger, c’était pour me garantir la vie sauve. Vous n’avez pas tremblé. Vous aviez la main sûre. Moi, je n’ai pas ressenti cette impression de peur. C’est vrai, j’étais en vos mains avides, sans défense. Pourtant, on aurait dit que vous aviez fait ça tout votre vie, recoudre les gens !
- Dans une vie antérieure, alors sourit Janet. Quoi qu’il en soit, je vais vous garder tous les deux et…Oui, j’y arrive ! Je vais vous expliquer.
"Le Bleu s’est arrêté à la Base, dans les
grilles ! Il a raté son atterrissage. La Rose est arrivée peu après,
très excitée ! Il s’est mis à tousser, tousser et vous a
recraché ! Vous étiez tout gluants de bave de dragon ! Vous vous
teniez si agrippés l’un à l’autre qu’on vous a douchés tels
quels ! Au passage, Jack était furieux de vous voir dans cette tenue
affriolante (c’est ce qu’il a employé comme terme !) Vous étiez
vivants, plongés dans je ne sais quelle transe hypnotique.
"En faisant des analyses, j’ai découvert que cela provenait du rythme
respiratoire du dragon : il ne respirait que par le ventre : de l’air
était régénéré je ne sais pas comment, pour vous permettre de respirer. On
a découvert aussi qu’il ‘respire’ dans le vide, comme les poissons dans l’eau :
il n’est pas incommodé et se porte très bien dans l’air comme dans le
vide ! Daniel a recherché dans les légendes du monde entier. Entre
autres, les Chinois peuplent les étoiles de dragons…donc il y a un fond de
vérité. Toujours est-il que je vais vous garder ici. Vous êtes à l’infirmerie
depuis cinq jours…
- Je crois que je vais dormir, bailla Sam.
- Moi de même !
- Tout seul, alors !
- Evidemment, major ! Pour qui me prenez-vous ?
Janet sourit pendant l’échange. Durant leur détention, quelque chose s’était produite qui les avait rapproché. Jack avait du souci à se faire. Mais cela pouvait aussi en rester là. Une simple question de statu quo. Elle s’était endettée : il en était fier. Cela pouvait éventuellement déclencher une crise violente dans ce trio infernal ! A surveiller, donc…
Quand elle revint au cours de la nuit, quelle ne fut pas sa surprise de voir les deux autres allongés par terre, Sam agrippée à lui d’un façon effrayante. Simmons était plus mort que vif : il crevait de trouille que Jack n'arrive et ne les trouve comme ça.
- C’est le Major, supplia-t-il. Elle tremble de peur et elle est venue me trouver. Il y a quelque chose dans son regard. Je n’ai rien fait ni même profité de la situation…Je ne voudrais pas qu’O’Neill nous trouve comme ça.
- Bon, je m’occupe de tout ça !
Elle dégagea doucement Sam des bras du colonel. Sam hurla de désespoir, de peur. Un cri inhumain. Janet administra des tranquillisants et envoya Franck chercher son rival ! Vite ! Il détala et se heurta au général.
- C’est Sam ! Frazier m’envoie chercher O’Neill.
- J’y vais, fit Hammond.
Simmons revint, livide, à l’infirmerie.
Jack n’arrivait pas à dormir. Il discutait dans la salle de détente avec le colonel Lothar.
- Jack, elle va s’en sortir ! J’ai appris par l’infirmière Dragonmaster que ce crétin de Simmons l’avait parfaitement recousue. Il lui a sauvé la vie.
- Ca aurait dû être moi ! Il l’a vue, heu, sans rien. Il l’a tripotée et…
- Jack, il a gardé la tête froide : il a recousu à vif la femme qu’il aimait, lui aussi. Tu crois que ça ne lui a rien fait ? Tu aurais supporté, toi, de la charcuter comme il a été obligé de le faire ? Moi pas. Je te l’avoue et si j’avais dû faire "ça" à mon Egyptia…Ca m’aurait rendu fou de la torturer comme ça.
- Peut-être mais moi ça me fait mal et…
- Tu crois qu’il a aimé faire ça ? Il est sadique et machiavélique mais bon sang, il l’aime ! Tout ce sang. Cette odeur de fer que répand le sang…
- Arrête, c’est dégoûtant.
- Je sais mais il l’a fait et elle est EN VIE. Et…Oh, Mon général !
- Jack, allez à l’infirmerie. Votre présence y est requise. Exécution. Colonel Lothar, accompagnez-le, je vous prie.
Les deux hommes s'y rendirent au pas de course. Sam n'allait pas bien du tout ! Simmons était à ses côtés, il avait le teint gris : Sam lui broyait la main, dans son repos très agité ! Janet avait essayé de lui faire ouvrir la main, en vain ! Jack, en voyant la scène, crut qu'il allait avoir une crise cardiaque ! Il s'assit de l'autre côté du lit, scrutant le visage tant aimé de son épouse…
- Sam, ne me laisse pas tomber, nous devions être heureux après leur avoir mis leur raclée ! (Il avait oublié la présence de son ennemi) même ce crétin nous a aidé en foutant une pagaille monstre dans leur vaisseau mère. Sam, Janet dit que ce niais t'a sauvé la vie en faisant "ça". Maintenant, je lui suis redevable. Et je n'aime pas cette situation. Moi, Jack O'Neill, je suis endetté à vie, vis-à-vis de lui ! C'est une honte.
Simmons jugea plus utile de ne pas la ramener, fort content de l'aveu de son rival. Cet agent du NID n'admettait pas ce mariage secret entre deux militaires. Il ne savait pas comment faire mais il trouverait une solution pour dissoudre cette union inconvenante. De toute façon, pour le moment 'il' ne pouvait pas en recueillir les fruits. Bien fait !
Brusquement Sam ouvrit les yeux. Elle eut deux informations : elle tenait une main glacée qui n'était pas celle de son époux. La seconde, son tendre amour était là, les yeux plongés dans les siens. Elle s'obligea à rompre le lien et tourna la tête vers l'autre. Elle desserra sa main, lentement et fit un triste sourire.
- Je vais bien, maintenant, je vous remercie d'avoir été là. (Ça s'adressait aux deux hommes ; puis spécialement à Franck). Colonel, je vous remercie d'avoir recousu ma blessure. Sans vous, je serai morte. Je vous suis redevable…Comment puis-je m'acquitter de cette dette ?
- Divorcez ! [Imaginez la tête de Jack qui s'allonge en écoutant son rival !!!] O'Neill n'est pas un homme pour vous ! Il est un séducteur : toutes les filles de la Base le veulent dans leur lit…Il ne vous apportera que des déceptions.
Sam le regarda, interloquée…il semblait sérieux et rongé par la jalousie. Doucement elle se tourna vers Jack.
- Jack, mon colonel chéri, je souhaite lui parler sans témoin.
Jack soupira et sortit, non sans réprimer sa main qui le démangeait. Simmons comprit bien qu'il était passé à côté d'une paire de claques colossale ! Une fois seuls, Sam se colla contre les oreillers que Simmons lui avaient apportés et installés avec sollicitude.
- Colonel, je vous remercie pour ce que vous avez fait dans le vaisseau mère. J'ai terriblement souffert puis la douleur a été telle que je n'ai plus rien ressentie. Je devais être dans une sorte de coma. J'ai eu l'impression que vous me désiriez : j'étais nue et à votre merci. Je sais que vous avez recousu, sans succomber à la tentation. Vous souhaitez toujours que nous nous retrouvions ensemble, n'est ce pas ?
Il agita la tête en soupirant.
- Il y a Jack, il ne me laissera jamais faire. Je ne demande
pas grand chose : regardez-moi autrement. Je ne suis pas votre ennemi. Je vous
aime, Major, depuis que je vous ai vue sur les caméras de votre maison, quand
vous êtes revenus de Vélonia. J'ai essayé, je vous jure, d'être objectif et
de vous regarder comme une militaire. J'ai encaissé quand vous m'avez malmené
lors de votre interrogatoire quand votre supérieur était coincé avec l'alien
"Tyler" Je vous ai joué un sale tour quand j'ai tiré sur Jack, dans
l'hôpital abandonné.
"Quand Teal'c était coincé dans la Porte, j'ai envoyé MacCay pour vous
seconder mais aussi et surtout pour vous déstabiliser. Je savais qu'il
essayerait de vous séduire par son intelligence…Je me suis fourvoyé une fois
de plus. Je vous aime et cette folie me pousse à la faute. C'est la première
fois que je suis confronté à une femme qui me résiste et à laquelle je tiens
vraiment. Et le pire, c'est que je dois tenir compte de vos émotions…
(Il secoue la tête d'un air de doute) Si c'est pour ne pas en profiter, je
préfère renoncer : si vous mourrez de chagrin de ne pas avoir votre chéri,
cela ne m'est d'aucune utilité. Vous savoir en vie et heureuse avec ce crétin [Sekenenrê,
tu n'as pas honte d'écrire ça ? Non, pas du tout…] de Jack me
permettra de revenir hanter les couloirs de la Base. [Oh Ouiiiiiiiiiiiii,
Reviens à la base Franck, reviens] Je vais tourmenter Jack juste pour me
rappeler à son bon souvenir. [Tiens, il y a un fantôme à la Base !] Et
il aura intérêt à vous aimer correctement et à vous rendre heureuse sinon,
je vous garantis que c'est moi qui m'occuperai de vous !
Il s'approcha d'elle et brutalement l'embrassa d'un long baiser sur les lèvres. Sa langue chercha celle de sa victime qui frémit de dépit. Elle pinça les lèvres de colère et lui, sadique, lui boucha le nez…elle ouvrit la bouche pour chercher l'air et il y engouffra sa langue ! Le baiser fut terrible [moi ça me plairait, mon Franckichouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu!] Sam décida de se venger et brutalement elle glissa la main dans le pantalon de son ennemi. Surpris, il se recula, outré.
- Major ! Cria-t-il furieux, en voilà des façons !
- Vous aviez l'air d'aimer le bouche à bouche…je me suis dit qu'un petit accompagnement…
- Ma foi, si vous le souhaitez…
Il se rapprocha du lit et s'affala sur elle, cherchant ses lèvres, à nouveau ! Maintenant, elle sentait son désir…elle eut peur ! Elle se prépara à l'impact : une baffe atterrit sur la figure effarée du colonel !
- Bon, soyons clairs : je ne vous aime pas : [Ouuuuuuuuh,
la vilaine, il est pourtant gentil le colonel Simmons !!!!!!!] je
vous suis redevable et pour m'acquitter de ma dette, vous souhaitez que je
couche avec vous ! Problème N°1, je suis mariée avec Jack ! Problème N°2,
pour coucher avec vous il faudrait que je vous aime et que je ne sois pas
mariée, ce qui ne résout en rien notre problème. .
"Il existe une autre solution : intégrer une équipe SG…Vous seriez à
la Base en permanence, vous me croiseriez dans les couloirs, vous me verriez et
j'espère que vous accepterez de vous tenir tranquille. La direction d'une
équipe SG en échange de l'arrêt de vos assiduités…Je m'arrangerai pour que
vous ne puissiez pas rencontrer Jack, ou du moins le voir le moins possible…C'est
honnête comme contrat, non ?
- Non !ça ne me suffit pas, je veux plus : VOUS !
- Je ne peux pas, C'est lui que je veux et maintenant, il est A MOI : le Juge l'a remis entre mes mains.
- Je veux pouvoir faire l'amour avec vous, chaque fois que je le veux ! Je me fiche que vous soyez la propriété légitime d'O'Neill.
- Et puis quoi, encore ? Je peux être bigame aussi, tant que vous y êtes ?
- Tiens, je n'y avais pas pensé [Quel niais, ce mec !]…A la tête d'une équipe SG, je pourrais vous voir n'importe quand et m'arranger pour vous avoir dans la journée, lui vous possédera la nuit. Ça me convient comme arrangement.
************************
Quelques jours plus tard, il y eu une fête en surface.
Dans un hangar on avait dressé des tables et une scène…LeBleu et LaRose étaient les invités d'honneur. Sam était rétablie et vivait chez Jack. C'est normal puisqu'ils sont mariés et que le général Hammond n'a pas contesté la validité de ce mariage. Comme quoi, le fait accompli est la meilleure solution à leur problème. Ils avaient passé leur lune de miel dans son chalet…au programme, amour et eau fraîche, pêche et promenades…
Avant de partir, Sam avait expliqué au général la situation de leur trio infernal et ce qu'elle avait envisagé comme solution. Il l'avait réconfortée en lui promettant de faire pour le mieux. Effectivement, il avait parlé avec Franck Simmons et lui avait proposé la direction d'une nouvelle équipe : SG20, spécialisée dans la diplomatie et la rédaction des traités, pour éviter de passer par le ministère…Simmons avait eu l'air d'accord, alors pourquoi s'inquiéter plus ?
Donc, le jour de la fête, tout le monde était là. Toutes les équipes SG, l'équipe médicale et tout le personnel de la Base…
Les deux dragonneaux déambulaient, donnant des léchouilles à qui en voulait.
Le général fit un discours pour remercier tous les participants au sauvetage normal de la Terre ! Il remercia aussi le colonel Simmons "pour avoir fait ce qu'il avait fait aussi bien et avec tant de justesse."
Simmons, gêné avait expliqué qu'il avait fait "ça" par ce qu'il ne supportait pas de la voir souffrir comme une damnée. Jack fut touché par ce dernier commentaire qu'il savait pertinemment hypocrite…Il ajouta à voix haute :
- Pour quelqu'un d'aussi matérialiste en enquiquineur, vous avez des doigts de fée…Vous auriez pu être pianiste, chirurgien ou cambrioleur !
Tous éclatèrent de rire à ce commentaire gai et plein d'élégance, quand on savait la rivalité non dissimulée des deux hommes.
Sam avait un verre de champagne à la main et discutait avec Janet et Mackenzie. Ils étaient soulagés de la voir radieuse et surtout d'en avoir fini avec ces vaisseaux qui menaçaient la planète de trop près. Elle nota leur drôle d'expression, surprise et inquiète, à la fois. Une main se posa sur son épaule. Fermement.
- Excusez le major, elle a une expérience sur le feu qu'elle avait oubliée…
Il la conduisit dehors puis dans le labo de Sam. Il la colla contre un mur et l'embrassa. Il la caressa et son désir s'accrut. Il ne se posa pas de question et chercha à la prendre là, contre le mur ! Il haletait et tremblait de désir.
- Je vous aime, Major, lui murmura-t-il à l'oreille.
Elle se débattit. Il lui mit la main sur la bouche pour l'empêcher de crier. Il n'aurait pas dû : elle lui mordit la paume. Sauvagement. Jusqu'au sang ! [Cannibale, Sam !] Sur le coup de la douleur, il la lâcha.
Sam se rajusta et ouvrit la porte qu'il referma brutalement et se rua sur elle. Il allait lui coller une claque quand…
- NON ! Vous ne pouvez pas ! Vous m'aimez. Vous allez me faire mal, et vous ne voulez pas !
- Pourquoi résister ?
- J'ai résisté à Apophis, à Hérohur et à leurs petits copains, alors je peux vous résister : vous n'êtes qu'un simple petit humain de rien du tout !
Il ferma les yeux, fou de désespoir. Sam fut submergée par la compassion… Elle se redressa et l'entoura de son bras. [Faut qu'elle arrête d'être irrationnelle ou ça va lui jouer des tours…] Il pleurait de dépit ! [Quel crocodile, ce mec ! Il a des larmes pour n'importe quelle occasion, du moment qu'on ne fait pas ce qu'il veut !] Et pourtant, il chercha encore les lèvres de Sam, [Ou alors il est maso et il aime bien qu'elle le frappe, oui, oui, ça doit être ça !] qui ne les lui retira pas. Avec avidité il l'embrassa, comme si sa vie en dépendait, comme on boirait l'eau d'une fontaine par une chaude après midi d'été.
Jack arriva et les trouva comme ça. Elle, subissant ce baiser (point de vu de Jack) qui n'en finissait pas et lui, consumé par le désir qui s'accrochait à ses lèvres comme à une planche de salut. L'époux outragé attrapa Franck et le recula violemment. Il le saisit par le col et lui administra plusieurs gifles ! Simmons le regarda sidéré, sans réaction.
- Elle est à moi, espèce d'abruti ! hurla Simmons.
- Je ne crois pas, déclara doucement Jack. Je juge l'a remise entre mes mains pour que je l'aime, l'honore et la respecte. Pour la défendre aussi.
- Jack !murmura Simmons effondré, partageons-la…Une semaine vous, une semaine moi…
- Non ! Une seconde vous et le reste de la vie, moi ! Estimez-vous heureux : le général a demandé que vous ayez la direction de SG20…Vous vivrez en surface, dans la 'maison', près du hangar. Le Dr Poubelmane sera là pour vous seconder ainsi que le major Sekenenrê [ahahahahahh] Vous devriez apprécier. Elle a été transférée à la Base car elle dépérissait depuis que vous ne rentriez plus à Washington ! Elle va tellement bien s'occuper de vous que vous en oublierez Sam. J'ai cru comprendre qu'elle vous aimait beaucoup : elle vous trouve très attachant !
Simmons ne dit rien ! Que Sekenenrê s'occupe de lui était peut-être une bonne chose, après tout ! De toute façon, je n'aurai jamais Sam !
[En fait, je n'avais pas d'idée pour les sortir de
l'impasse causée par le caractère têtu de Franckichou, alors j'ai sorti de
mon chapeau cette