Que représente le chiffre de la bête dans la Révélation du nouveau testament ?

La narration époustouflante de Jean, lorsqu'il  évoque avec l'apocalypse une sorte de conclusion finale, une fin du monde pour notre humanité, est d'autant plus impressionnante qu'elle est franchement difficile à imaginer possible dans le contexte de notre monde moderne.
Pourtant, ce sont des millions de gens, qui à travers le monde et dans les moindres recoins de la planète, s'inquiètent quant aux propos tenus par cette Révélation. Et pour cause, car chacun pense que la genèse est à la création du monde, ce que l'Apocalypse est à son achèvement.

Dans le nouveau testament, Apocalypse 13.16, voici ce que Jean annonce pour exprimer le désarroi de ceux qui voudront, dit-il, survivre à la glorification de ce grand désolateur : « Par ces manœuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres et esclaves se feront marquer sur la main droite ou sur le front, et nul ne pourra rien acheter ni vendre s'il n'est marqué du nom de la bête ou du chiffre de son nom. » 
Puis, il ajoute : «
Car c'est ici qu'il faut de la finesse ! Que l'homme doué d'esprit calcule le chiffre de la bête. C'est un chiffre d'homme et son chiffre c'est : 666. »

L'histoire, finalement, peut se résumer de la façon suivante : Jean prophétise qu'il y aura à la fin des temps, un grand jour de Dieu qui rendra justice à tous les justes de ce monde. Il nous fait comprendre, que toutes ces choses arriveront lorsque le monde, profondément endormi, ne verra rien venir car Dieu a dit : « Je viendrais comme un voleur pour vous surprendre dans la nuit ! »

La bête dont il est question dans ce récit, est une métaphore extrêmement puissante. Elle semble totalement réfractaire à la révélation, puisqu'elle évite précisément de révéler la véritable identité de cette bête dont il est question. Mais Jean précise que cette bête possède un nom qui est associé à un homme ainsi qu'à son chiffre 666. Cependant, le texte nous dit que cette bête blasphème, proférant des injures contre Dieu et les hommes, alors qu'elle est volontairement tentée par Dieu qui, dans ce plan divin, cherche à endurcir le coeur des hommes pour éprouver leur véritable foi. Il a donc été donné à cette bête d'acquérir un pouvoir prodigieux, lui permettant de dominer le monde qu'elle tentera de soumettre en imposant aux riches et aux pauvres de faire commerce avec son nom.


Pour essayer de comprendre cette ingénieuse métaphore organisée autour du chiffre de la bête, nous allons tout d'abord exposer, dans un premier temps, l'extraordinaire fil conducteur qui se trouve disposé devant nos yeux dans l'alphabet le plus universel du monde.
 

A   B   C   D   E   F   G   H   I
J   K   L   M   N   O   P   Q   R
S   T   U   V   W  X   Y   Z


Selon cette disposition généralement admise pour sa présentation classique, nous constatons déjà que le seul mot organisé pour la compréhension du verbe humain est le mot FOX. Ce mot, constitué de trois lettres qui comptent chacune en alphanumérique le nombre 6, se trouve comme par hasard à la sixième colonne de l'alphabet.

Ainsi, et si nous disposons respectivement les nombres qui correspondent en alphanumérique à chaque lettres de l'alphabet A=1, B=2, C=3...

   1    2    3   4    5   6    7    8  9  10 11 12  13  14  15  16  17  18 19  20  21  22  23  24  25 26
  
 A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z
   
  1   2    3   4    5   6    7    8   9  1   2    3    4    5    6   7    8    9    1   2   3    4    5     6    7   8

 
voici ce que nous constatons : Les nombres 6, 15 et 24 qui se trouvent au dessus du mot FOX, peuvent être additionnés de la façon suivante... 6 + 15 + 24 = 45, résultat qu'il faut ensuite multiplier par 11 pour découvrir ceci... 45 x 11 = 495

Nous précisons que le nombre 495 correspond en alphanumérique au mot VIE.

Maintenant, et si nous visualisons les numéros du bas qui ne concernent généralement que les unités dans cette science de nombre...

    A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z
     1  2    3  4  5   
6   7  8  9  1  2  3   4   5   6  7   8   9   1  2  3   4   5    6  7  8


alors nous pouvons les additionner de la manière suivante : 3 x 6 = 18 x 11 =
198

Ce résultat, par contre, est l'inversion de la coudée qui correspond au nombre 891 que nous avons déjà évoqués à la question précédente :
(Si la coudée hébraïque correspond au nombre 891, pourquoi la valeur métrique de ce même nombre est-elle à 49,5 centimètres ? ) Réponse

Comme nous pouvons le constater, la numérologie du mot FOX se trouve incontestablement organisée autour des plus grands nombres divins. D'autre part, ce mot FOX qui en Anglais se traduit par le mot RENARD, nous conduit malgré-nous à nous poser la question suivante : Quel rapport peut avoir le mot renard avec le chiffre de la bête ?

Pour répondre à cette curieuse question, nous allons simplement faire un énorme bond en arrière dans les textes de l'ancien testament.

En effet, nous pourrions vagabonder au fil de ce récit, et raconter l’histoire de ces deux frères qui avait en commun l’amour qu’ils portaient respectueusement à leur père et mère. Toutefois, ces deux là se détestèrent mutuellement, parce que dans le cheminement de leur destinée, l'aîné se devait de servir le cadet conformément à la volonté divine. Nous faisons précisément allusion à la naissance d’Esaü, ainsi que de son frère Jacob qui le tenait fermement par le talon.

Rébécca, alors qu’elle était enceinte, consulta Dieu parce qu’elle voulait mourir à cause des jumeaux qui se heurtaient fortement en elle. Dieu lui fit alors cette surprenante réponse : « Il y a deux nations en ton sein, deux peuples issus de toi se sépareront. Un peuple dominera un peuple, l’aîné servira le cadetGen 25.23
Au sujet de leur mère Rébécca, voici ce qu’il est dit  à ce propos : «
Lorsque vint le temps de ses couches, elle portait des jumeaux. Le premier sortit ; il était roux et le corps tout entier recouvert comme un manteau de poil ! On l’appela Esaü. Ensuite sortit son frère et sa main tenait fermement le talon d’Esaü ! On l’appela Jacob. » Gen 25.24

Il est  évidemment difficile, à présent, de ne pas remarquer l'extraordinaire métaphore que semble nous faire comprendre avec insistance le texte de cet incroyable récit ! Il relate - événement par ailleurs assez rare dans notre monde - la naissance d’un enfant que l'on cherche manifestement à transposer avec l'image d'une bête.

En effet, la proposition à laquelle nous invite la narration de ce texte judicieusement bien déguisé, ne transpose certainement pas sans raison la naissance d'un enfant que nous devrions, en toute logique, voir à l'image d’une bête.
Cela est d’autant plus explicite, qu’il est bien précisé que cet enfant avait à sa naissance le corps entièrement recouvert de poils roux !

Mais oui ! Nous avons bien affaire à un homme qui avait, dit-on, la peau entièrement recouverte de poils roux comme une bête, et peut-être même aussi roux que la pelisse d’un renard que nous pouvons aisément traduire en Anglais par le mot fox !
Alors ! S’agit-il dans ce cas présent  d’une subtilité  aménagée dans le contexte d’un récit volontairement inspiré ? Ou bien s'agit-il d’un hasard plus ou moins suspicieux, sans aucune autre conséquence que la raison de son étonnante coïncidence ? Pour l’instant, nous n’en savons trop rien. Mais, voyons la suite...

« Les deux garçons grandirent et Esaü devint un habile chasseur parcourant la steppe, tandis que son frère Jacob était un homme tranquille demeurant paisiblement sous les tentes ». Gen 25.27

Dans ce cas présent, le texte semble encore une fois assez explicite pour éveiller notre attention. Il insiste effectivement, pour nous rappeler que la bête dont il est question dans ce récit, est un habile chasseur qui parcourt la campagne à la recherche de gibiers. Exactement comme le ferait un renard lorsqu’il quitte son terrier pour aller à la chasse.

Puis, nous poursuivons le texte : Un jour, alors qu’il parcourait la campagne à la recherche de gibiers, Esaü revint épuisé de la chasse et il dit à son frère Jacob :
«
Laisse-moi je te prie, avaler ce roux, de ce roux là, car je suis épuisé.» Gen 25.30
C'est pourquoi on l’a appelé Edom, peuple des Edomites parce que Edom voulait dire roux.

Tout de suite, nous remarquons que le récit se montre de plus en plus insistant ! En effet, il cherche implicitement à nous faire comprendre,  que ce plat de roux dont il est question plutôt qu’un autre,  est encore un sujet de couleur qui, bien entendu, ne peut échapper à notre vigilante attention.

Jacob proposa donc à son frère de lui vendre pour un malheureux plat de lentille, le privilège de ce droit d'aînesse qui faisait d’Esaü,  le nanti de sa famille. Voilà tout le cas que fit Esaü de son droit d’aînesse, tel que s’efforce de nous l’expliquer le texte de cette histoire Biblique.

Préalablement, il faut se rappeler que le droit d'aînesse était, autrefois, un privilège très important pour une famille sémite. En effet, il donnait en héritage de la succession familiale, une moitié de tous les biens que possédait le patriarche dans sa maison. C'est précisément ce qui déplut très fortement à Sara, la femme d’Abraham, puisque cette disposition était, en ce temps là, une pratique de droit légalement coutumière pour établir l’aménagement ainsi que le partage d’une succession familiale.

Dans cette surprenante histoire que relate la naissance de Jacob et de son frère Esaü, la métaphore est d'autant plus insolite qu’elle ne prend aucunement la peine de se substituer à son évidente logique. Elle ne laisse aucune place à la narration d’un récit quelque peu farfelu, qui ne s’efforcerait de nous éclairer avec insistance sur le fond de sa mystérieuse pensée.

Car finalement, le récit impressionnant de cette bête que raconte Jean, ne serait d’aucune utilité pour l’idée même de cette révélation, si elle n'avait pour origine une disposition préalablement anticipée sur le fondement d’une vision céleste. Une vision sur le long terme, concernant particulièrement l'avenir de notre monde.

Nous devrions même supposer, que cette histoire concernant l'asservissement d’un aîné par égard à son cadet, n’a sans doute pas été imaginé pour le simple plaisir de la futilité.

Fort heureusement, la Bible est loin d’une illusion que le rêve se propose bien naïvement d’entretenir. Elle appartient, de nos jours encore, à la réalité de ce monde bien présent des hommes. Un monde aux multiples facettes, qui ne nous permet pas d'oublier que Dieu... ne déplace jamais aucun vent qui ne s'essouffle pour rien.
 

La complexité des métaphores de Jean, se trouvent imbriquées dans un récit qui correspond à une vision lointaine que tente de lui communiquer l'Esprit. Il interprète donc une vision extraordinaire qui manifestement lui vient d'en haut, mais qu'il ne peut transposer à la logique de son esprit, que sous la forme d'une "illumination". Cependant, le récit n'en reste pas moins parfaitement adaptée à la compréhension théologique des hommes de son époque. Ainsi, le véritable fond de la pensée divine, ne peut se matérialiser dans le contexte d'une parfaite compréhension, qu'au fur et à mesure de son évolution qui est également la nôtre. Différents exemples sont susceptibles éventuellement de démontrer cette hypothèse :

1°) Si le chiffre de la bête correspond au mot FOX, Jean ne pouvait le deviner à l'examen de l'alphabet latin. La traduction du mot RENARD, en Anglais, n'existait pas encore à cette époque de son histoire. Le lien qui rattache le nom de l'animal (renard ou fox) avec celui de l'homme (Esaü ou Edom) n'était donc pas formel pour un homme ordinaire il y a deux mille ans.
Ce mot a donc été ajouté au fil du temps, pour concrétiser sa raison d'être à notre époque

2°) La métaphore des quatre cavaliers de l'Apocalypse, correspond très exactement aux quatre couleurs choisies par l'ensemble des nations arabes qui pratiquent également, dans la plupart des cas, la religion Islamique. Et en particulier, le drapeau Palestinien de même que celui des Iraquiens qui se trouvent tous deux typique à ces quatre couleurs. La couleur de ces bannières n'existaient pas à l'époque ou Jean a rédigé son texte, car de plus, elles sont curieusement sujets à de grands conflits dans notre monde actuel.

Mais voici ce que jean dit dans sa vision :

"J'entendis une voix crier «Viens!» Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval blanc....  
J'entendis la voix du deuxième vivant crier «Viens!» Alors surgit un cheval rouge feu...  
Et j'entendis le troisième vivant crier «Viens Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval noir...
Lorsqu'il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis le cri du quatrième vivant «Viens!» Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval verdâtre... Apocalypse 6 - 1

3°) Puis, dans un tout-autre répertoire, nous avons la dislocation du système solaire qui reste un sujet difficile à résumer en quelques lignes. Cependant, cette thèse se fonde en particulier sur le cycle divins 8991 qui est exposé dans l'étude "Une étoile sur la branche". Cette étude ne se prononce pas sur l'interprétation qu'il faut donner à ce cycle mystérieux. Elle laisse à l'imagination du lecteur, le choix de sa propre pensée quand à l'achèvement d'une terre périssable qui, n'en doutons pas, ne restera pas éternelle comme à l'image des mortels que nous sommes.
Pour le texte de Jean, voici comment les choses sont expliquées : "
Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle. Car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mers, il n'y en avait plus! Et je vis la Cité Sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu. Et j'entendis : «Voici la demeure de Dieu, avec les hommes ! »... De mort il n'y en aura plus, de pleur, de cris et de peine il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé. Apocalypse 21 - 1
A ce propos, il faut savoir que notre système solaire  - comparativement à la table périodique des éléments chimiques - est à l'image même d'un atome de fluor. Si un ou plusieurs corps célestes venaient à s'interposer dans la trajectoire de ce système, sachez que la loi de "l'élliptique" serait incapable de conserver son équilibre originel. La fusion thermonucléaire de l'astre solaire, dans le cas d'une telle hypothèse, ne permettrai plus à la terre de conserver la bonne température de son climat quotidien. Ceci, n'est absolument pas impensable.

 
Cependant, il est tout de même curieux de constater, au sujet de ces deux frères, que Jacob a été dispersé en Israël tout comme Esaü a été dispersé en Ismaël. Et cela, après qu'Ismaël eut choisit des femmes parmi les filles Canaanéennes !

En effet, nous dit le texte, les femmes d’Esaü étaient un profond sujet d’amertume pour Isaac et Rébécca. Ils voyaient dans ce choix fort peu recommandable, l'objet d'une redoutable malédiction divine. Et, voyant que son père avait ordonné à Jacob de ne surtout pas prendre pour femme une fille du pays de Caanan, parce toutes étaient des idolâtres qui ne partageaient pas la foi du vrai Dieu vivant, Esaü pour ne pas déplaire à ses parents, se mit à son tour à la recherche d’une femme parmi les filles Ismaélites.

Isaac, au crépuscule de sa vie, était devenu si vieux que sa vue ne lui permettait plus,  tant il était aveugle, de reconnaître ses enfants sans les toucher ou les entendre pour les distinguer. Il avait néanmoins un faible pour son aîné Esaü, parce que celui-ci était un habile chasseur qui apportait à son père du gibier qui était fort agréable à son goût.

Quand à Rébécca, elle avait en compensation une préférence pour son fils cadet Jacob, parce qu’elle le savait consacré à la lignée d’Abraham, conformément à la volonté de la divine parole.

Un jour, alors qu’il ne connaissait pas précisément l'heure de sa mort, Isaac appela son fils Esaü et lui dit ceci : « Tu vois, je suis déjà vieux et je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant, prend tes armes, ton carquois et ton arc, sort dans la campagne et tue-moi du gibier. Apprête-moi donc un régal comme je l'aime, et apporte le-moi que je mange afin que mon âme te bénisse avant que je meure.» Gen. 27.2

Ce jour là, Rébécca était présente. Et lorsque par inadvertance elle entendit la conversation de son mari, elle se précipita aussitôt auprès de son fils Jacob et lui dit : «Je viens d’entendre ton père demander à ton frère Esaü d’aller chasser du gibier, et de lui préparer un régal afin qu’il puisse le bénir devant Dieu. Maintenant, écoute-moi mon fils,  et fais comme je te l’ordonne : Va au troupeau et apporte-moi de là deux beaux chevreaux, et j’en préparerai un régal pour ton père comme il l'aime.  Tu le présenteras à ton père, et il le mangera afin qu’il puisse te bénir avant de mourir. »

C’est alors que Jacob dit à sa mère : « Vois, mon frère Esaü est velu et moi j’ai la peau bien lisse !  Peut-être mon père va-t-il me tâter ? Il verra que je me suis moqué de lui et j’attirerai sur moi la malédiction au lieu de la bénédiction ! » Mais sa mère lui répondit : « Je prends sur moi ta malédiction, mon fils ! » Gen.27.6

Or, Rébécca savait que cette bénédiction était extrêmement précieuse pour son fils Jacob. Elle savait également, que cette bénédiction était un bienfait qui avait l’immense privilège d’accorder protection à la postérité de celui qui devait accomplir la promesse divine. Nous faisons précisément allusion, à la promesse faite à la lignée d’Abraham.

Dieu, en effet, avait déjà accordé sa faveur à Jacob en disant à sa mère Rébécca, que l’aîné de ses fils servirait le cadet. Ainsi, elle décida d’envoyer Jacob au devant de son père, pour lui permettre de supplanter son frère aîné en lui subtilisant par la ruse la consécration de la bénédiction patriarcale.

Cette bénédiction, Isaac devait la donner à son fils Esaü conformément au rite de cette ancienne coutume.

Pendant qu’Esaü se trouvait à la chasse, parcourant la campagne à la recherche de gibiers, Rébécca prépara tranquillement un régal pour son mari. Puis, elle recouvrit ensuite avec la peau des chevreaux qu’elle avait déjà préparée, les bras et le cou de son fils Jacob. Elle cherchait à tromper les apparences de l'abondante pilosité, de sorte que son mari ne puisse pas reconnaître son fil Jacob en le tâtant.

Par cet artifice, Jacob subtilisa la précieuse bénédiction de son frère Esaü. Ainsi, son père la lui donna en toute confiance, et cela même au nom du Dieu tout-puissant d’Abraham.

En revenant de la chasse, Esaü compris aussitôt qu’il avait été supplanté par son frère cadet. Il pleura désespérément auprès de son père, qui devant ce fait accompli, lui avoua impuissant qu’il ne pouvait plus rien faire pour lui. Profondément accablé d’avoir été trompé par la malice de cette supercherie, Isaac se résigna finalement de sa peine.

Puis c'est ainsi qu'il confirma de vive voix à son fils Esaü, la servitude que devrait subir toute sa descendance en lui promettant, toutefois, pour un avenir lointain, l’espoir d’un affranchissement final.

Une liberté qui trouvera sans condition la faveur de Dieu, et que Jacob exprima de la façon suivante à son fils Esaü : « Loin des gras terroirs sera ta demeure, loin de la rosée qui tombe du ciel. Tu vivras de ton épée et tu serviras ton frère. Mais lorsque tu t’affranchiras, tu secoueras son joug de dessus ton cou ! » Gen.27.39

Il est désormais difficile d’échapper à cette promesse divine, qui nous permet d’imaginer ce que sera pour l'avenir, l’affranchissement de ce joug prédit par Isaac à son fil Esaü. Car la parole de Dieu, dit-on assez souvent, à le pouvoir miraculeux de s’accomplir à l'heure où l’on ne s'y attend plus.

Les Edomites, qui jadis vivaient au pays d’Edom sur la terre promise aux enfants d’Israël, ont été dispersés parmi les peuples Ismaélites. D’autres, cependant, ont été progressivement refoulés au fil des millénaires en bordure du littoral méditerranéen qui, à notre époque, est devenu cette enclave qui renferme dans son étau la bande de Gaza.

De nos jours, Edom est sur le point de concrétiser son droit du sol. Avec la bonne volonté de ses voisins, il marque sans doute le compte à rebours de son affranchissement final. Cette population, qui recherche sa légitime identité, a planté son drapeau sur ce petit monceau de terre qui lui permettra sûrement de trouver sur le chemin laborieux de la paix, cette constance qui forge la sagesse des grandes nations du monde.

Souhaitons pour cette très belle région du globe, qui aspire sûrement à devenir une terre de liberté, qu'elle puisse enfin trouver la force de vivre paisiblement sa vie… à la manière des hommes qui ont l'intelligence d'aimer la vie.


Si le sujet de cette étude vous intéresse, vous pouvez vous diriger au chapitre "Une étoile sur la branche" sur le site : http://www.chez.com/viev

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