|
Dans la tradition hébraïque, il
existe deux sortes de chandelier. La Hanouccah à 9 branches (photo ci-dessus)
et le chandelier à sept branches plus communément appelé
en hébreu « la ménorah ».
La ménorah a été commandé par Dieu à Moïse,
pour figurer dans le sanctuaire du désert où se pratiquait le
culte d’Israël. Elle représentait, avec l’Arche d'alliance, l'un
des objets les plus importants du service divin.
Disposé dans la tente du rendez-vous, face
à la table des pains de proposition et à proximité de l’Arche
où devait se manifester la Sainteté du Dieu d’Israël, les
lampes du candélabre étaient montées et fixées sur
ses calices en forme de fleurs d’amandiers, car ses mèches ne devaient
être allumées pendant l'office qu’en présence de la nuée
divine.
La représentation symbolique de ce chandelier à sept branches, telle que minutieusement décrite dans l’Exode 25.11, n’a pas permit à la tradition juive d’en comprendre avec certitude le véritable sens. Cependant, il est tout à fait possible d’assimiler la signification de ce candélabre à l’histoire du jardin de l’Eden, du fait que Dieu a ordonné la réalisation d’un ouvrage qui semble manifestement évoquer l’arbre de vie qui se trouvait au milieu du paradis terrestre. Un arbre de vie, dont on sait qu’il avait réputation de procurer à l’éternelle jeunesse, le don miraculeux de l’immortalité.
Or, le chemin conduisant à l’endroit où
se trouve cet arbre sacré, est un passage contraignant puisqu’il est
gardé par les chérubins à la flamme et au glaive de l’épée
flamboyante. En chassant l’homme du paradis, Dieu a dit : « Qu’il n’étende pas
maintenant la main, ne cueille aussi de l’arbre de vie, n’en mange et
ne vive pour toujours !
» Gen
3-22
La ménorah, que l'on appelait autrefois le
"vigilant", est une "mémoire" qui a été ordonnée au
culte d’Israël. Elle avait pour but, de comptabiliser le temps que Dieu
aurait imparti à notre humanité pour pardonner une faute
qu’Il ne pouvait absoudre sans Rédemption.
Ainsi, le souvenir de l’arbre du jardin, transposé
sous la forme d’un chandelier avec ses lumières et ses fleurs d'amandiers,
est donc un vigile qui doit rappeler à la mémoire de Dieu, que
la mortalité humaine est une souffrance qui ne restera pas indéfiniment
éternelle. Pour se conforter à cette idée, voyons comment
le Créateur perçoit la symbolique de l’amandier lorsqu’Il dit
à Jérémie : « Que vois-tu, Jérémie ? » Il répondit : « Je vois une branche
de veilleur !
» Alors Dieu lui dit : « Tu as bien vu, car je veille sur ma parole pour
l’accomplir. »
Jérémie
1-11
En effet, la tradition hébraïque a toujours donné à l'amandier le nom de "vigilant". Il est le seul arbre dont la floraison printanière annonce la renaissance d’une vie nouvelle, lorsqu’apparaissent les prémisses d’une belle saison avec les premiers signes du printemps.
La présence du candélabre, dans le sanctuaire du désert, était indiscutablement un garant aux yeux du peuple de l'exode. Il rappelait à la mémoire d'Israël, que son Dieu veillait sur sa parole pour l'accomplir.
Par ailleurs, voici également une autre manière de voir les choses avec des nombres : Le candélabre du sanctuaire, était un chandelier central avec une lumière à son sommet qui ne devait jamais s'éteindre. Il faut donc distinguer entre l'arbre et ses branches, de la même manière qu'il faut nuancer entre le chandelier et ses chandelles.
Ainsi, la lumière du fût central représentait une notion supérieure en regard des autres chandelles qui se détachaient, de part et d'autre, de cette branche majestueuse.
A son sommet, une lampe pour sa lumière se fixait entre quatre calices en forme de fleurs d’amandiers, avec boutons et fleurs. En or pur repoussé, et richement ornementé, ce candélabre reposait également sur une base imposante et sur laquelle se détachaient de son fût, six autres branches avec pour chacune d’elles trois calices en forme de fleurs d’amandiers avec boutons et fleurs.
Nous savons, selon le texte, que six jours ont été nécessaires pour organiser le monde de la création. Tandis que pour l'homme, ce même nombre de jours correspond à un temps de souffrance ou un temps de labeur. De la même manière, un jour ou une chandelle, si elle se compte parmi la septième, représente symboliquement le temps d'un repos ou un temps consacré à une élévation spirituelle.
Car lorsque Dieu comptabilise le temps, Il met forcément à contribution l’effort de la pensée humaine. Ainsi, et si pour un homme mille ans est un nombre ordinaire, il n'en va pas de même pour Dieu qui ne comptabilise pas les nombres à la manière des hommes. Et en particulier, parce qu'Il n'utilise pas systématiquement des nombres avec des chiffres ronds comportant des zéros, s'ils sont à même de déformer la vision naturelle d'une éventuelle perfection.
La base 9, ainsi qu'une valeur quelconque qui se réduit
à 9, est le fondement même sur lequel repose l'ensemble des «
nombres divins ».
En clair, nous dirions que 1000 années pour Dieu ne correspondent numériquement
qu’à 999 années. Chaque chandelle commémore donc la durée
de 999 années. De sorte que, l’addition des six chandelles - qui représentent
respectivement selon le texte sacré les six mille ans depuis Adam et
Eve jusqu’à nos jours - nous permet d’obtenir le nombre suivant…
999 x 6 = 5994
Maintenant, nous devrions comprendre que la mortalité
humaine est proportionnelle à la durée des six chandelles que
Dieu a ajouté au chandelier des hébreux.
Or, il se trouve que le nombre 5994
est un nombre qui exprime spirituellement le contraire de la vie éternelle.
Une ambivalence qui nous laisse imaginer que le nombre de vie devrait correspondre
plus exactement au nombre 4995.
Pour mieux comprendre l’explication de cette idée,
nous devons nous faciliter la tâche en comptabilisant des centaines au
lieu de milliers, de sorte que le nombre 999 devienne 99. L’opération
précédente est donc la suivante : 99 x 6 = 594. Et son contraire, correspond désormais au nombre de
vie qui est précisément le nombre 495.
Si nous observons minutieusement notre alphabet latin,
nous remarquerons que le mot VIE contient la même valeur en alphanumérique
que le nombre 495.
Effectivement, si A=1, B=2, C=3 et ainsi de suite – ce mot se trouve disposé
dans le sens contraire de sa lecture normale comme indiqué dans la grille
suivante :
1 2 3
4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 |
Par ailleurs, l'astrologie dont nous savons qu'elle gouverne le monde biologique
du vivant, répond exactement à cette même disposition d'ambivalence
numérique qui limite le temps à douze portions égales.
En effet, essayons simplement de diviser le nombre 594 par les douze signes
du zodiaque... 594 /12 = 49,5 ( nombre qui, en centimètre,
correspond très exactement à l'étalon de mesure de la coudée
métrique des hébreux.)
Cette vision un peu particulière du monde impénétrable
du divin, nous rappelle que le commencement de la vie éternelle, sur
cette terre des hommes, ne sera vraiment accessible qu'à partir du moment
ou la maîtrise des nombres divins sera "capturée" par
notre humanité. Car sinon, comment imaginer que la créature puisse
un jour ressembler à son Créateur, si elle ne retrouve pas ce
statut d'élévation spirituelle qui a permit à Dieu de dire
: « Faisons
l'homme à notre image, comme à notre ressemblance. » Gen 1 - 26
Il n’en reste pas moins que la coudée, telle
que décrite dans les textes sacrés, correspond au nombre 891 puisqu'elle s’exprime de la façon suivante
: 99 x 9 = 891.
Ainsi, l’Arche d’alliance qui totalise 5,5 coudées
( Exode 37-1 ) peut se multiplier par cette
même coudée pour obtenir le résultat suivant : 5,5 x 891
= 4900,5. Donc… encore ce nombre de
vie.
De nos jours, et depuis la création du monde,
nous sommes actuellement à l’aube du septième millénaire.
Les six chandelles de la ménorah qui, tout juste viennent de se consumer,
doivent maintenant laisser place à la septième chandelle qui repose
sur le sommet du candélabre central. Si nous considérons que ce
compte à rebours à pu commencer en l’année 1998,
alors nous obtenons ce nombre de la façon suivante : 999 x 7 = 6993 –
1998 = 4995.
Puis enfin, il faut souligner pour conclure cette étude du chandelier
à sept branches, que Dieu a ordonné un décret perpétuel
aux enfants d'Israël ( Exode 27–20 ), leur demandant de n’allumer qu’une seule chandelle sur
ce magnifique luminaire. Et cela, afin qu’une seule lampe brûle indéfiniment
et en permanence devant les yeux de ce prince merveilleux de la vie, qui n’oubliera
certainement pas de pardonner à l’homme… ce bien vilain défaut
qu’il a de n’être qu’un homme.