Alfred ROLL

1846 - 1919


Portrait d'Alfred Roll

Né le 1 Mars 1846 à Paris

          Ce glorieux rejeton de l'Alsace ( son père était originaire de Saverne), est né à Paris en 1846 et fit
          ses études au collège Chaptal.
          Le père d'Afred Roll, qui se trouvait à la tête d'une florissante maison d'ameublements du faubourg
           Saint-Antoine, pensait associer son fils à ses affaires et dans cette intention, lui fit enseigner le dessin
          au point de vue industriel et décoratif par Liénard, ornemaniste dans l'atelier duquel notre jeune artiste
          se prit d'amitié pour Dalou.
          Les aspirations artistiques d'Alfred Roll ne tardèrent pas à se révéler, bientôt elles s'imposèrent.
          Il fit à ce moment, la connaissance d'André Rixens, alors élève à l' Ecole des Beaux-Arts, auquel il fit part
          de ses espérances, puis il demanda des leçons à Harpignies.
          Vint la guerre franco allemande, et interrompit ses études, Roll fut officier de mobiles et fit bravement la campagne.
          A son retour de campagne, il ne fit que passer dans l'atelier de Gérome et devint définitivement l'élève de Bonnat.
          C'est en 1869 que date son premier envoi avec Environs de Baccarat et le Soir, au Salon où il connaîtra un
          succès régulier.
          Quelques critiques remarquèrent les tableaux de Roll, et en firent de rapides éloges.
          Puis , à la paix, il voyage en Hollande, Belgique, Allemagne, pour visiter les musées.
          Il peint beaucoup, il peint des figures, il peint des paysages, il peint des animaux. Il fait
          des études de chevaux et de taureaux. Alfred Roll se rendait régulièrement à l'Ecole Vétérinaire
          de Maison-Alfort et à l' Ecole Militaire de Montrouge pour étudier chevaux et cavaliers.
          A partir de 1872 , il est rare qu'un Salon s'ouvre sans qu'on y voie un tableau de Roll.
          En 1872, il expose le Fuyard bléssé ;
          En 1873, la Bacchante ;
          En 1874 , Don Juan et Haydée : Le peintre Alfred roll, illustre une édition populaire des poèmes de Byron
           et choisit de faire un tableau consacré à cette épisode .
          On voit combien ses oeuvres sont variées.
          En 1875 il donne Halte-là . Ce tableau frappe le public . Roll y avait représenté une lutte violente entre
          deux cuirassiers, l'un Français l'autre Allemand . Les personnages étaient d'une farouche énergie ;
          mais à étudier l'oeuvre, on admirait la science d'animalier dont l'auteur avait fait preuve . Acquis par l' Etat
          Halte-là fut envoyé d'abord au musée de Mayenne, puis repris pour le musée de Versailles .
          En 1876, il montre La Chasseresse, peinture fort intéressante. Une femme nue, à cheval,
          menace de l'épieu une panthère que des chiens ont terrassés .
          En 1877, parait L'Inondation dans la banlieue de Toulouse. Jamais Roll n'avait exposé une oeuvre
          de pareille importance . On le sent ému par le spectacle de la misère humaine .
          Les forces naturelles sont méchantes ; l'homme essaie de les vaincre ; la lutte est dure et combien de malheureux y succombent
          Salon de1878, il expose deux portraits, un portrait de Mme Roll, mère du peintre et celui de Jules Simon
          Salon de 1879, La Fête de Silène, tableau qui surprit par le mouvement et la vigueur , le Vieux carrier, et Chevaux à l'écurie
          Pour le salon de 1880, il présente La Grève des Mineurs qui reste une des oeuvres les plus importantes de Roll.
          Pour le salon de 1881 il n'avait rien exposé.
          Mais , au salon de 1882 , il envoyait une grande toile, Le 14 Juillet 1880 . Pour la première fois que la république
          était établie, se célébrait, une fête nationale. La France avait reconquis la prospérité ; elle tenait un rang dans le
          monde. On avait choisi, pour la fête, l'anniversaire de la Bastille, et les souvenirs de la Révolution , enflammaient
           encore les esprit. Le peuple aimait la république; il s'exaltait à l'acclamer. Et puis, il y avait si longtemps qu'il n'avait
          été convié à une fête.
          Salon de 1883, Rouby ( cimentier )
          Salon de 1884, Retour du bal, Marianne Offrey (crieuse de vert ) La Femme au taureau
          Salon de 1885, Le Travail
          Salon de 1886, Damoye ( paysagiste )
          Salon de 1887, La Guerre ( Marche en Avant ), Manda Lamétrie ( fermière ), Au trot ( enfant à cheval )
          Salon de 1888, Portrait d'Alphand ( Architecte, Paysagiste ) Enfant et taureau
          Salon de 1892, Louise Catel ( nourrice )
          Salon de 1893, Célébration du Centenaire des Etats Généraux 1889
          Salon de 1898, La dame aux coquelicots
          Salon de 1906, LeRéçit, Journée d'été n° 2
          Salon de 1912, Chevaux affrontés

          Peintre académique attiré par l'impressionnisme, admirateur et ami d'Edouart Manet,
          Roll, à peint ce tableau qui fixe la cérémonie de la pose de la première pierre du pont
          Alexandre III par Nicolas II. Ce 7 Octobre 1896, la tsarine Féodorovna, accompagnée
          de l'empereur et du président de la République Française Félix Faure, reçoit au cours de la
          manifestation un vase d'argent rempli de fleurs blanches que lui remettent des jeunes filles
          appartenant à des familles de notables. Elles ont traversé la Seine sur une barque pavoisée,
          escortées par dix rameurs de l'école de Joinville




Inauguration du Pont Alexandre III ( 7 octobre 1896 )
Peinture à l'huile sur toile
Dimensions ( largeur 320 cm x 467 cm hauteur )
( Musée National de Versailles )


Le 7 Octobre 1896, entre deux pylones qui déterminent l'emplacement du futur
pont Alexandre III , s'élève le dais de soie et de velours sous lequel est posée
la pierre commémorative. le tsar, la tsarine et le président Félix Faure sont
venus accomplir les rites de cette cérémonie





Félix Faure
L'empereur Nicolas II et l'impératrice Alexandra Féodorovna



Alfred Roll décora pour sa part de nombreux édifices
Il couvrit de morceaux de bravoure laiques et républicains
Les murs du Salon Roll de l'Hotel de Ville de Paris


Salon Roll



Chevaux à l'écurie
1879
Huile sur toile
Dimension ( hauteur 122 cm x largeur 32,5 cm )
Musée de Valenciennes



La Gréve des Mineurs
1880

Peinture à l'huile sur toile
Dimensions ( L 434 cm x 345 cm H )
Musée de Valenciennes
Agrandir



Le Travail
1885
Musée de Cognac

Roll représente un chantier à Suresnes, ou l'on construisait alors un important barrage.
Voici les tailleurs de pierres, voici des manoeuvres qui transportent des matériaux.
Une passerelle, ou roule un chariot, raie le paysage.A l'horizon, les usines fumeuses de la banlieue parisienne.



La Femme au taureau
1884
Musée de Buenos-Aires



Manda Lamétrie ( fermière )
1887
Peinture à l'huile sur toile
Dimensions ( largeur 161 cm x 214 cm hauteur )
Signé en bas à gauche

Manda Lamétrie née en 1867,  fermière de Sainte - Marguerite - sur - Mer
près de Dieppe ou le peintre Alfred Roll résidait l'été
Musée d'Orsay



Journée d'été n° 2
1906

huile sur panneau
Dimension ( largeur 100 cm x hauteur 80 cm )


     En novembre 1910, Alfred Roll offrit une superbe toile " Le Récit " à la mairie de Bois le Roi.


     Alfred Roll, médaillé aux Salons de 1875 et de 1877, Grand Prix à l' Exposition de 1900, à été fait Chevalier
     de la Légion d' honneur en 1883, promu Officier en 1889, Commandeur en 1900, Grand-Officier en 1913.
     Il est président de la Société nationale des Beaux-Arts .

     Alfred Roll qui en 1890, est un des fondateurs de la Société des nationale des Beaux-Arts, reçoit ce mot de Sisley ;
     " Cher monsieur Roll. Mon ami monsieur Arsène Alexandre m'écrit que c'est grâce à votre courageuse intervention
     que j'ai été invité à participer comme membre associé à l' Exposition nationale. C'était chaque année une de mes
     grandes préoccupations de savoir comment faire voir mes toiles, le plus souvent du reste je n'y réussissais pas,
     vous comprendrez donc combien les remerciements que je vous dois sont sincères. "

     En 1891. Alfred Roll donne un tableau ( Cheval au repos ) pour la vente au profit de la famille de John-Lewis Brown
     qui vient de mourir et en 1899, une étude pour la vente au profit des enfants de Sisley.


     Alfred Roll est décédé a Paris le 27 Octobre 1919, il avait habité longtemps à Bois le Roi.
     le 14 janvier 1920 le conseil municipal décidait de donner le nom d'Alfred Roll à l'ancienne Avenue de Melun


Maison ou vécut Alfred Roll

.

Une plaque est apposée sur la maison qu'il habitait à Brolles


Signature d'Alfred Roll





La vie et l'oeuvre d'Alfred Roll est décrite dans deux livres.
Le premier : Alfred Roll : par L. Roger Millès
Le second : Roll : par A.Ferdinand Hérold.


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