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Suite aux accords de Kyoto de 1992 sur le réchauffement climatique qui sont entrés en vigueur à partir de février 2005, l’Union Européenne des 15 s’est engagée à ce que le niveau moyen de ses émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2012 soit inférieur d’au moins 8 % à celui de l’année de référence. La difficulté réside dans le fait que l’on cherche à atteindre les objectifs en éludant les conséquences à plus ou moins long terme de certaines des solutions employées. L’écono-mystification[1] des biocarburants est symptomatique du comportement de nos soi-disant démocraties qui se précipitent dans une uniformisation réglementaire globale sur la base d’une hypothèse.
Que ce soit dans le secteur de la production d’électricité et de chaleur, celui des ménages et des services, ou encore celui des transports routiers, des choix sont opérés pour satisfaire aux closes du Protocole de Kyoto. La responsabilité humaine dans le changement climatique semble faire consensus puisque même la Chine, qui est loin d’être exemplaire en la matière, veut réduire l’émission des polluants et sa consommation d’énergie[2]. Avant de remettre en cause cette adhésion quasi mondiale, nous allons nous intéresser plus spécifiquement aux transports et à une des alternatives qui est proposée, le biocarburant. Fer de lance de cette mobilisation face à la tragédie environnementale, nous allons constater que cette énergie de substitution aux ressources fossiles semble bien partie pour s’imposer rapidement à travers le monde, avec ses avantages et ses inconvénients.
Une directive[3] européenne en date du 8 mai 2003 stipule que les biocarburants devront représenter dans chaque Etat membre au moins 2 % de la consommation de carburants d’ici à la fin de l’année 2005, et 5,75 % à la fin de 2010. Toutefois, un Rapport de situation sur les biocarburants[4] publié en 2007 montre qu’à cette date la part consacrée par l’Europe n’atteindra que 4,2 %. Par conséquent, la Commission a proposé dans son « paquet énergie » de 2007 d’intensifier les efforts des européens en fixant un objectif contraignant à 10 % à l’horizon 2020. Sur le plan international, l’Union européenne[5] ainsi que le Brésil, les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, et l’Afrique du Sud ont décidé de créer un Forum international des Biocarburants visant à accroître la production, la distribution et l’utilisation de produits alternatifs aux carburants traditionnels.
Il existe tout un éventail de biomasse apte à produire des biocarburants à partir de produits d’origine agricole et sylvicole, ainsi qu’à partir de résidus et de déchets de la sylviculture et de l’industrie sylvicole et agroalimentaire. Dès 2004 les projets commencèrent à fleurir sur le territoire dans le domaine spécifique des agro-carburants[6] qui se décomposent en deux familles : - l’éthanol obtenu à partir d’une fermentation végétale qui produit un alcool, et qui est compatible avec l’essence, - le bio-diesel qui est produit à partir des matières grasses contenues notamment dans les graines oléagineuses de colza ainsi que de tournesol, et qui est compatible avec le gazole. Une unité pilote de production de biodiesel sera donc prochainement créée à La Rochelle en utilisant le colza comme matière première et le procédé « Multival » d’un laboratoire régional (Valagro[7]). Ce nouveau procédé évite l’étape de trituration et d’extraction à l’hexane et le recours à un intermédiaire d’origine pétrolière pour la production des esters d’acides gras utilisés comme carburant. La nouvelle méthode permet également d’obtenir, comme coproduits, des farines riches en protéines et des tourteaux, en plus de la glycérine. En France, l’EMHV[8] est essentiellement produit à partir de colza, le tournesol entrant dans une moindre proportion. Le groupe Total est le premier client de cette production, pour plus de 60 %, devant BP et Shell[9].
Ce projet participe notamment d’une idée que le développement des agro-carburants est une solution qui constitue un élément de réponse à la diminution des réserves mondiales d’hydrocarbures tout en aidant à la reconversion de l’agriculture en France. Seulement cela pose des problèmes au niveau de la préservation de l’environnement et de la finalité de l’économie rurale. Les décisions européennes ont des répercussions jusqu’en Malaisie et en Indonésie où elles hypothèquent le patrimoine local des espèces animales et végétales[10]. Au Brésil, les zones de production d’énergie verte accélèrent la déforestation et prennent le pas sur l’agriculture nourricière. Le président bolivien Evo Morales n’a pas manqué de faire remarquer publiquement[11] au brésilien Lula, à la tête du pays qui est le premier producteur mondial de bioéthanol, qu’il est « sinistre de transformer des aliments en carburants ». Après les mauvaises récoltes dues aux dérèglements climatiques, les biocarburants sont déjà à l’origine d’une forte demande qui va provoquer une flambée des cours dont nous allons payer les retombées au niveau des produits alimentaires[12]. Déjà au Mexique l’envolée des cours du maïs a fait grimper en quelques mois de 40 % à 100 % le prix de la tortilla, base de l’alimentation de 50 millions de Mexicains, entraînant des troubles sociaux[13]. La terre cultivée ne le sera plus principalement pour nourrir la population et les bêtes d’élevage, mais pour satisfaire nos besoins de locomotion. Les cultures comestibles vont donc être obligées d’accroître leur rendement pour garantir l’approvisionnement de la planète, mais les agro-carburants vont être soumis au même traitement puisque la demande en ce qui concerne l’éthanol et le bio diesel n’en est qu’à son balbutiement. Pour justifier son projet d’usine de bio-diesel à La Rochelle, le directeur général de SICA Atlantique, Jean-Pierre Estérez, affirme notamment qu’il permettra un débouché certain aux récoltes : « Le taux d’incorporation des bio-carburants dans les carburants classiques atteindra 8 % en 2010, ce qui correspond aux surfaces actuellement consacrées aux bio-carburants complétées par celles aujourd’hui en jachère et qui seront remises en production[14] ». On constate une incohérence dans les approches quand d’un côté certains experts qui militent pour le développement des biocarburants vous disent qu’il y a trop de terres inutilisées, et que de l’autre des spécialistes qui justifient la logique des OGM avancent que ces mêmes terres sont sur le point de manquer. En effet, ceux qui tirent le bénéfice des OGM affirment lutter contre la faim dans le monde puisque d’après eux, les semences génétiquement modifiées permettent de produire plus sur une même surface, ce qui ne pourra que satisfaire une population qui ne cesse pas de croître alors que la surface disponible à la culture restera la même, voire diminuera. Alors qui dit vrai ?
Cependant l’idée des cultures génétiquement modifiées n’est pas plus rassurante que celle de l’agriculture productiviste, dans le sens où personne ne connaît les effets des OGM à long terme. Les études montrant des impacts des Plantes Génétiquement Modifiées (PGM) sur la santé se multiplient dans la presse scientifique[22] alors que la valse des pays européens entre les autorisations et les moratoires en ce qui concerne le même maïs transgénique de l’américain Monsanto, le MON 810[23], a de quoi laisser dubitatif. Il faut croire que ce qui est suspect en Allemagne est sans danger en France. Un peu comme le nuage de Tchernobyl…
Mais il y a des réalités économiques immédiates qui supplantent certaines considérations : depuis 2001 la consommation des transports oscille autour de 49 mégatonne équivalent pétrole (Mtep)[24]. Même s’il ne s’agit que de s’accaparer un pourcentage de ce marché, le défi ne laisse pas indifférent les acteurs concernés. Mais déjà l’Union des industries pétrolières, qui ne perd pas le nord, a prévenu dès 2004 par la voix de son directeur général Jean-Louis Shilansky : « Si on nous oblige à incorporer de l’éthanol, on va aller l’acheter là où il est le moins cher[25]. » Le message est clair : les producteurs nationaux se devront de se mettre au diapason des pays qui ont le meilleur rendement, quels que soient les moyens employés. Une des considérations de la directive 2003/30/CE à l’origine du développement des biocarburants sur notre territoire national est sans appel : « Les carburants de substitution ne pourront se positionner sur le marché que s’ils sont disponibles à grande échelle et sont concurrentiels. » Vous pouvez constater les contradictions de la Commission Européenne qui d’un côté lance une consultation pour prévenir « une exploitation inadéquate des terres ou de processus de production dépassés[26] », et qui de l’autre initie une directive qui prône la production de masse. Cette dernière ne pourra qu’être accentuée par une industrie pétrolière qui, si elle toujours prompte à se plaindre des coûts qu’elle supporte, est moins volubile quand il s’agit d’admettre que grâce à l’Europe (directive n° 2003/96/CE du 27 octobre 1996) elle bénéficie d’une réduction de TIPP qui varie entre 25 et 33 euros par hectolitre selon le biocarburant considéré[27], et ce quel que soit son origine. A cela on rajoutera les aides financières de la politique agricole commune qui sont accordées pour la mise en culture de terres à des fins non alimentaires, aides qui ont leur pendant aux Etats-Unis[28] où elles étaient estimées pour une valeur comprise entre 5 et 7 milliards de dollars en 2006.
En ce qui concerne le pétrole, ni le soi-disant épuisement des ressources, ni le coût du changement climatique ne sont inclus dans son prix. Tout le monde s’accorde donc sur la nécessité de construire des usines de production de biocarburants comme celle en projet à La Rochelle–Pallice. Aussi bien dans la majorité en la personne de Dominique BUSSEREAU à l’époque Ministre de l’Agriculture et de la Pêche[29], ou de Claude BELOT, Président du Conseil général de la Charente-Maritime, que dans l’opposition à l’image de Ségolène ROYAL, présidente du Conseil régional de la région Poitou-Charentes, qui se plaint que ce genre de projet ne vont jamais assez vite[30], le sujet est consensuel. L’Etat, la région et le département ont contribué au financement de l’unité de fabrication de La Rochelle–Pallice pour un total de 6 millions d’euros.
Les politiques de tous bords font la part belle à la valorisation des productions agricoles, la création d’emplois et la lutte contre le changement climatique par la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais personne n’anticipe la concurrence que le développement des biocarburants opère sur la production agroalimentaire, l’extension des plantations génétiquement modifiées dont on dira que c’est la seule solution pour satisfaire au rendement attendu, et les conséquences sanitaires que certaines études laissent redouter à ce sujet. On en arrive donc à la conclusion que les efforts des acteurs politiques et économiques pour enrayer un réchauffement climatique dont la cause est officiellement acceptée, bien que remise en question par certains, ont pour effet de doper le développement des OGM autour desquels règnent une suspicion qui se traduit par un rejet de la grande majorité des français. Récemment une consultation nationale passée inaperçue dans les médias a néanmoins confirmé une fois de plus cette aversion massive[31] que le gouvernement a dédaigneusement méprisée en autorisant au mois de mars 2007 treize essais de cultures d’OGM en plein champ.
On ne peut que remettre en question une politique basée sur des tarifs pétroliers compétitifs qui a poussé à la spécialisation agricole, à l’évincement de la ceinture maraîchère du pourtour des agglomérations, et à l’allongement des distances de transport[32]. Nous nous devons de remettre en question un mode d’élaboration des produits alimentaires, et au-delà une logique commerciale et purement comptable, qui fait que l’on ne se souci pas de la distance qui sépare l’usine de l’ingrédient. Le coût brut n’inclue pas le coût environnemental, mais ceux qui veulent répondre à cette question en taxant les pollueurs ne font que déplacer le problème. Tel le pesticide dans la chaîne alimentaire, la taxe va se retrouver en bout de chaîne commerciale et viendra frapper les victimes de la consommation de masse que nous sommes tous plus ou moins, état de victimisation dont profitent avantageusement à différents titres les pouvoirs en situation. Accroître la production de biocarburants à base d’oléoprotéagineux, augmenter le prix des carburants actuels, ou encore ajouter une nouvelle imposition dénommée « taxe carbone », ne sont que des palliatifs qui soulèveront de nouvelles difficultés sans apporter de solutions définitives aux points en litige.
Vu tout ce qui précède, une usine de biocarburant qui n’a pour objectif que l’élaboration de Bio-diesel issu de graines oléagineuses, participe à une démarche qui est à l’origine de plus de problèmes qu’elle ne pourra jamais en résoudre, et ce notamment par le fait qu’elle contribue au processus catalyseur de mise en culture des OGM. Mais au-delà de l’écume de suspicion qui bouillonne autour de cet écueil, c’est la consultation du document[39] présenté par Lê Chiên HOANG qui peut faire tressaillir. A l’occasion de la rencontre franco-bresiliennes sur les biocarburants qui a eu lieu en novembre 2006 au Brésil, le Directeur de la division oléochimie de VALAGRO a présenté le procédé « Multival » que j’ai brièvement dévoilé plus haut. A la fin de la présentation, la conclusion évoque « Production insuffisance (sic) de lipides ». Et dans les « perspectives », elle soumet d’autres pistes que les graines oléagineuse en ce qui concerne les matières premières utilisables pour l’élaboration du biocarburant en question : « Valoriser d’autres sources de lipides (animaux, poisons [sic : je pense qu’il s’agit plutôt de « poissons »]) ». Les défenseurs des biocarburants rappellent en permanence que le bilan énergétique de leurs produits doit comprendre la valorisation sous-produits que sont les pailles, les résidus, les grains déclassés, les tourteaux... Mais il serait judicieux d’anticiper les dérives éventuelles de technologies qui logent les organismes vivant au simple rang de sources d’énergie.
Présentée de façon à être perçue par nos concitoyens comme un débouché opportun pour la production agricole, la demande en oléoprotéagineux va rapidement devenir supérieur à une offre qui va devoir se diversifier. Il faut savoir que si le biodiesel est fabriqué à partir d’huiles végétales, il peut aussi l’être à partir d’huile de friteuse de restaurant recyclée, mais également de graisse animale[40]. Après avoir participé à un processus d’uniformisation des cultures et avoir joué le rôle de catalyseur au bénéfice des OGM, le bio-diesel pourra conduire à l’éradication de toute forme vivante suffisamment pourvue en matières grasses pour satisfaire à son élaboration. Aujourd’hui on s’inquiète pour l’avenir de la Politique Agricole Commune et le devenir de notre agriculture en montrant du doigt la concurrence mondiale déloyale. Mais la quête énergétique de la population, les déductions fiscales, et les aides accordées par les élus du local à l’international pour développer le bio-diesel vont avoir pour résultat qu’il va devenir plus rentable de cultiver des plantes énergétiques[41] que, par exemple, d’élever des vaches. De plus, l’histoire nous montre que malgré toutes les menaces[42] qui pèsent sur la planète à cause d’une utilisation exacerbée des hydrocarbures, les solutions alternatives viables ne sont toujours pas exploitées, et celles qui survivent au lobby pétrolier ne doivent leur salut que par le fait qu’elles ne sont pas assez performantes pour le détrôner. Si nous nous engageons dans la voie du biodiesel, ce dernier remplacera le pétrole lorsqu’il n’en restera plus une seule goutte, et les sociétés exploiteront ce filon au maximum dans un pur souci de rentabilité comme elles l’ont fait avec l’or noir, et quelles que soient les conséquences. Après avoir épuisé nos ressources minérales, nous nous attaquerons sans vergogne à ce qui reste de notre réservoir végétal et animal.
Cette menace sur le vivant qui pointe avec le développement des biocarburants était déjà d’actualité avec l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Un lobby climatologique qui soutient les travaux de Michael Mann repris dans un rapport de l’ONU en 2001 défend la thèse de la responsabilité humaine du réchauffement planétaire. Tout du moins c’est le dilemme en face duquel la communauté internationale essaie de nous positionner. A contrario, le journaliste Christopher Monckton, ancien conseiller auprès de Margaret Thatcher, écrit dans un article du Sunday Télégraph du 5 novembre 2006 que : « les températures actuelles ne sont pas exceptionnelles et que celles du Moyen Age étaient équivalentes voire, supérieures de 3°C. Elles diffèrent seulement par le rythme et l’étendue selon les lieux, ce qui est normal, compte tenu du caractère mathématiquement chaotique du climat[43]. » Richard Muller, physicien à Berkeley, enfonce le clou : « Voilà que soudain, le graphique en crosse de hockey (utilisé par l’ONU et Al Gore dans Une Vérité qui dérange), l’emblème des tenants du réchauffement global, s’avérait n’être que le produit de mathématiques médiocres. » Malgré le désaccord de nombreux scientifique, le doute que laisse planer le vocabulaire employé dans le rapport[44] du GIEC 2007 et la façon dont il est concocté[45], ainsi que les rectifications des revues spécialisées sur le fait que le réchauffement climatique que nous vivons est inédit et a pour cause essentielle l’activité humaine, l’ONU continue de diffuser cette thèse, la communauté internationale de se rassembler autour du protocole de Kyoto, et le G8 de déclarer : « Combattre le changement climatique est un des enjeux majeurs de l’humanité et il a le pouvoir de dégrader sérieusement notre environnement naturel et l’économie globale[46]. » Le GIEC a été mis en place en 1988, par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme pour l’environnement des Nations-Unies (PNUE), avec l’objectif suivant : « Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation ». Il est évident que l’objectif est défini dans l’ordre de mission, et qu’il ne s’agissait pour le GIEC que de confirmer l’hypothèse du « changement climatique d’origine humaine » en apportant des réponses pour la suite. Seulement si cette hypothèse est infirmée, toutes les « stratégies d’adaptation et d’atténuation » deviennent inutiles. Mais alors on est en droit de se demander ce qui pousse une organisation internationale à promouvoir des politiques dont la mise en œuvre est en partie infondée.
Après que les leaders d’opinion aient passé des années à tisser des liens entre la pollution, la fonte des glaces et les changements climatiques, je comprendrai qu’il soit assez difficile pour tout à chacun d’imaginer que si ces facteurs s’additionnent, ils ne dépendent peut-être pas les uns des autres. Si l’on en croit ceux qui avancent des arguments probant pour affirmer que la responsabilité humaine du réchauffement planétaire reste une hypothèse, le fait qu’une impulsion internationale œuvre à convaincre tous les chefs d’Etat à revoir leurs réglementations semble pour le moins prématuré. C’est ainsi qu’après la religion proférée, les conflits mondiaux manipulés, le terrorisme financé, l’hypothèse extraterrestre avancée[47] et la globalisation non achevée de par la discréditation du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, ainsi que l’enlisement du Cycle de Doha dans les méandres de l’Organisation mondiale du commerce, il me semble qu’une nouvelle manipulation soit à l’œuvre. Nous avons déjà vu que l’uniformisation de nos comportements ainsi que la consécration de l’individualisme et de l’instantanéité par l’immixtion du consumérisme à l’échelle quasi planétaire par le biais de la globalisation, la limitation de notre durée de vie, et le déplacement du pouvoir des démocraties occidentales vers la technocratie mondiale sont autant d’éléments qui concourent à contrarier notre évolution[48]. Cette ultime élaboration qui affiche des semblants de préoccupations écologiques a pour effet de provoquer une crainte à l’échelle planétaire, elle a pour mérite de fédérer l’humanité autour d’une cause, et elle a pour conséquence de faire accepter à toute la planète les mêmes réglementations. C’est ce que nos gouvernants appellent « l’harmonisation ». Après toutes les tentatives avortées pour mettre en place un gouvernement mondial unique, c’est bien un protocole qui va y parvenir, mais c’est celui de Kyoto.
Ci-dessous, en quatre
parties, The Great Global Warming Swindle,
documentaire diffusé sur la chaîne britannique Channel 4 le 8
mars 2007
[1] C’est le philosophe philosophe Jean-Pierre Dupuy qui parla pour la première fois d’une « écono-mystification ». Derrière ce néologisme s’exprime l’idée que la politique et l’éthique sont victimes de la duperie de cette prophétie autoréalisatrice de la pensée économique qui estime que « le premier risque est celui de ne pas être dans la course » - Le primat de l’économie dans la société contemporaine, dans l’émission A voix nue sur France Culture le 29 août 2005. [2] La Chine se veut plus écologique, le 5 juillet 2007 – http://french.peopledaily.com.cn/Chine/6208355.html [3] Directive 2003/30/CE du Parlement européen et du Conseil visant à promouvoir l’utilisation de biocarburants ou autres carburants renouvelables dans les transports – http://www.europarl.europa.eu/oeil/file.jsp?id=217562# [4] Rapport de la Commission Européenne – http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/site/fr/com/2006/com2006_0845fr01.pdf [5] DÉCISION DE LA COMMISSION du 21 juin 2007 relative à la participation de la Commission des Communautés européennes au Forum international des biocarburants – http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/site/fr/oj/2007/l_169/l_16920070629fr00630063.pdf [6] La production de bioéthanol a atteint 0,73 million de tonnes, celle du biodiesel 3,2 millions de tonnes, ce qui correspond à 1 % de la consommation d'essence et de diesel dans l’Union Européenne. En 2005, la production mondiale de bioéthanol destiné au marché des carburants avoisinait les 26,9 millions de tonnes, ce qui représente environ 2 % de la consommation mondiale d’essence. Le Brésil est le premier producteur mondial de bioéthanol, avec près de 13 millions de tonnes produites en 2005, suivi des États-Unis avec 11,8 millions de tonnes produites. L’UE a produit 3,9 millions de tonnes de biocarburants en 2005, soit une augmentation de 60 % par rapport à 2004. [8] Ester Méthylique d’Huile Végétale (EMHV) dont les propriétés physico-chimiques (viscosité, stabilité, etc.) sont voisines de celles du gazole. [9] Réalisation d’une étude de faisabilité et de validation d’un projet stratégique régional – Les biocarburants et leurs coproduits, ADIT, Société nationale d’intelligence stratégique, octobre 2005 – http://www.centre.drire.gouv.fr/di/documents/etude%20biocarburants_adit_final.pdf [10] Environnement, Wilmar, productrice d’huile de palme, menace les forêts d’Indonésie, par Sandra Besson, le 4 juillet 2007 – http://www.actualites-news-environnement.com/20070704-environnement-forets-indonesie.php [11] Sommet du Mercosur qui s’est tenu le 28 et 29 juin 2007 à Asuncion, au Paraguay – http://www.lepoint.fr/content/monde/article?id=190467 [12] Menace de hausse des prix sur les produits alimentaires, RTL le 28 juin 2007 – http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=545701 [13] Prix agricoles : l’effet pervers des biocarburants, AFP le 04 juillet 2007 – http://www.romandie.com/infos/news2/070704155054.lk37wqig.asp [14] Le bio-diesel, une énergie nouvelle à La Rochelle-Pallice – http://www.larochelle.cci.fr/auniseco/dossiers/ [15] Polytechnicien, coauteur du livre Le plein s’il vous plaît aux éditions du Seuil. [16] 1 litre d’essence délivre une énergie de 10kWh lorsqu’il brûle, alors que l’éthanol n’en délivre que 6,5. [18] Environnement : Virgin prend un train d'avance ! Par François Simoneschi, le 26 juin 2007 - http://www.sitedesmarques.com/informations-nouveautes/environnement-virgin-prend-un-train-d-avance-!-11080.htm [19] Entretien : Boeing véritablement ‘enthousiasmé’ par les biocarburants, Euractiv le 14 juin 2007 – http://www.euractiv.com/fr/transport/entretien-boeing-veritablement-enthousiasme-biocarburants/article-164607 [20] Il faut 1,063 fois plus de diester que de gazole et 1,523 fois plus d’éthanol que d’essence pour produire la même quantité d’énergie, nous rappel le député Alain Marleix dans son Rapport d’information sur les biocarburants en date du 26 mai 2004. [21] Coup d’accélérateur sur le marché des carburants durables : la Commission européenne lance une consultation publique sur les biocarburants, le 30 avril 2007 – http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/07/591&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr [22] Santé et PGM : des doutes renforcés par Lilian Ceballos, écologue indépendant & Eric Meunier, Inf’OGM – Dossier Inf’OGM n°76 – Juin 2006 – http://www.infogm.org/spip.php?article2735 [23] Le maïs transgénique de Monsanto reste autorisé, La Tribune, 15 juin 2007 – http://www.latribune.fr/info/Le-mais-transgenique-de-Monsanto-reste-autorise-~-ID70C158E823D32039C12572FB003929B5 [24] Pétrole en France: les principaux résultats en 2006. DGEMP / Observatoire de l’énergie. Mai 2007 – http://www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/se_petrol.htm [25] Quand Thierry Breton joue au Géant Vert, Marianne, le 28 septembre 2006 – http://www.marianne-en-ligne.fr/e-docs/00/00/70/D2/document_une.phtml [26] La Commission européenne lance une consultation publique sur les biocarburants, Ibidem. [27] Conditions d'application de la réduction de TIPP en faveur des biocarburants – http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=5028&idThema=6&idSousThema=36&type=JDE&ctx=129 [28] Les biocarburants dans le monde, par Anne PRIEUR-VERNAT et Stéphane HIS – Innovation, Energie, Environnement le 24 novembre 2006 – http://www.ifp.fr/IFP/fr/evenement/panorama/IFP-Panorama07_05-Biocarburants_Monde_VF.pdf [29] Le Gouvernement soutient le développement de la production de biocarburants en Poitou-Charentes, Paris, le 29 septembre 2006 – http://www.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/cp_biocarurants_290906.pdf [30] Madame ROYAL et la délivrance d’agréments pour la production de biocarburants en Poitou-Charentes, le 3 avril 2007 – http://www.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/cp_biocarburants_030407.pdf [31] Bilan de la consultation du public du 20 février au 13 mars 2007 sur 14 nouvelles demandes d’expérimentation en plein champ – http://www.ogm.gouv.fr/experimentations/consultation_public/consultation_public.htm [32] Halte au dopage pétrolier de l’agriculture, Simon Charbonneau, Les Echos, mardi 26 octobre 2004. Voir pour plus de précisions l’article L’intoxication pétrolière sur le même site à l’adresse http://conspiration.com.free.fr/intox_petrole.htm [33] Directive 2001/18/CE du Parlement européen et du Conseil relative à la dissémination volontaire d’organismes génétiquement modifiés dans l’environnement et abrogeant la directive 90/220/CEE – http://www.europarl.europa.eu/oeil/file.jsp?id=160792¬iceType=null&language=fr [34] Effects of Ethanol (E85) versus Gasoline Vehicles on Cancer and Mortality in the United States, article publié le 18 avril 2007 par la revue Environmental Science & Technology - http://pubs.acs.org/cgi-bin/sample.cgi/esthag/2007/41/i11/html/es062085v.html [35] Trois quarts des cancers sont d’origine environnementale, Entretien avec le professeur Belpomme réalisé par Alexandre Fache, L’Humanité, 6 avril 2005. [36] Terme qui remplace les expressions telles que « forfait de 1 € », « ticket modérateur », « franchise médicale »,… [37] « La promotion de l'utilisation des biocarburants dans les transports est une étape vers une utilisation plus large de la biomasse, permettant à terme de développer davantage les biocarburants, sans exclure d'autres formules possibles et en particulier la filière hydrogène. » Directive 2003/30/CE du Parlement européen et du Conseil du 8 mai 2003 visant à promouvoir l'utilisation de biocarburants ou autres carburants renouvelables dans les transports – http://www.europarl.europa.eu/oeil/file.jsp?id=217562# [40] Le biodiesel, ressource renouvelable propre – http://www.nrcan-rncan.gc.ca/media/newsreleases/2007/200726a_f.htm [41] Bulle sur les céréales, 28 juin 2007 – http://readmarket.com/?p=249 [42] L’horreur noire – http://conspiration.com.free.fr/horreur_noire.htm [43] En page 16 du document disponible à l’adresse http://www.telegraph.co.uk/news/graphics/2006/11/05/warm-refs.pdf. Article du Sunday Telegraph en date du 5 novembre 2006 disponible à l’adresse http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2006/11/05/nosplit/nwarm05.xml. Traduction dans le numéro 49 de Nexus (mars-avril 2007) disponible sur http://eso-news.blogspot.com/2007/07/rchauffement-plantaire.html [44] GIEC 2007 : quelle est la part humaine dans le réchauffement ? Sur Climat Sceptique, jeudi 8 février 2007 – http://www.climat-sceptique.com/article-5573230.html [45] GIEC / IPCC 2007 : science, politique et méthode, sur Climat Sceptique, samedi 27 janvier 2007 – http://www.climat-sceptique.com/article-5414655.html [46] Réchauffement climatique : les conclusions du G8, Naturavox, lundi 11 juin 2007 – http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=1035 [47] Hommage à M. William Cooper (6 mai 1943 - 5 novembre 2001) et Réflexion sur la conspiration – http://conspiration.com.free.fr/cooper.htm [48] La vraie conspiration – http://conspiration.com.free.fr/la_vraie_conspiration.htm
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