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Toute représentation reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants-droit ou ayants-cause est illicite. Loi du 11 mars 1957, article 40 alinéas 2 et 3.Toute représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du code pénal.
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En 1141 Turny, village affranchi et son territoire actuel, appartenait dans des limites qui ne sont pas exactement connues : - en partie à la famille GUERRIN, Seigneur de Venizy. Sa femme Pétronille et son fils donnèrent aux moines de Pontigny une partie de la forêt de Malgouverne (Annuaire de l'Yonne année 1854), - en partie à MAINARD, Seigneur de Turny. En effet, par une charte de 1153 (Annuaire de l'Yonne année 1854) donnant tous les alleux, c'est à dire toutes les propriétés héréditaires exemptées de toute redevance. On apprend que MAINARD est Seigneur de Turny. Son fils Juldiunus lui a probablement succédé, - en partie aux Templiers. En 1247, Errard DE BRIENNE, gendre d'Henri II -Comte de Champagne- Seigneur de Turny, accorda avec sa femme la Comtesse, le droit d'usage aux habitants dans la forêt de Saint-Pierre. Au début du XIIIème siècle, Turny ainsi que Saint-Etienne de Barbuise (canton d'Arcis-sur-Aube) étaient sous l'autorité D'ERMANJART DE RACINE, appelé aussi ERMANJART DE SAINT-ETIENNE, DU MARTROY ET NOZAY. Au XVème siècle, la famille SAINT-ETIENNE de très ancienne noblesse champenoise qui a sans doute un rapport avec ERMANJART DE SAINT-ETIENNE était propriétaire des terres de Turny. Pierre DE SAINT-ETIENNE est Seigneur de Turny avant 1493, date de sa mort. Sa fille Anne DE SAINT-ETIENNE épouse Jean DE L'ESPINASSE le 28 avril 1493 (Bulletin Soc. Sciences Historiques 1973 : Les L'Espinasse de Champagne - P.29) Jean DE L'ESPINASSE est issu d'une des quatre baronnies de Semur-en Brionnais, située entre Saint- Forgeux-l'Espinasse et Saint-Germain-l'Espinasse. Il devient donc Seigneur de Turny. Le bois de l'Espinasse, près de Linant, pourrait bien devoir son nom à ces Seigneurs DE L'ESPINASSE qui ont régné pendant plusieurs générations sur le territoire. Leur fils Antoine DE L'ESPINASSE, qui a vu léglise actuelle en construction, succède à son père au début du XVIème siècle. Il épousera Jeanne CHEVILLARD, fille d'Etienne CHEVILLARD et de Jeannette LE FEVRE. De cette union naîtront deux enfants. Edmée, en septembre 1529 et François. Les armes d'Antoine DE L'ESPINASSE sont : "d'azur à la bande d'argent, au lambel de même brochant sur le tout" (Voir blason à la suite). Antoine DE L'ESPINASSE mourut en 1553. Le partage des biens en deux parties créa deux seigneuries : - François, devint François 1er DE L'ESPINASSE, Seigneur de Turny, - Sa soeur Edmée épousa Sieur Mery DE VERAC, lequel devint également Seigneur de Turny. François 1er DE L'ESPINASSE épousa Hèlène DE BOLLANGER, fille d'Edme DE BOLLANGER, Sieur de La Motte. Ils eurent deux enfants.
François 1er DE L'ESPINASSE meurt en 1563. Sa femme Hèlène DE BOLLANGER se remaria à Hubert DE MARETZ, Seigneur de Chambelure, qui meurt le 3 décembre 1566 De son coté, Edmée DE VERAC (soeur de François ler) eut une fille Françoise qui épousa Charles DEFAILLONS qui devint Seigneur "des Varraines", Turny et Bourquelibaud. De cette union naquit Gabrielle DEFAILLONS. François II DE L'ESPINASSE succède à son père François 1er. Durant toute sa minorité, il sera sous la tutelle de son oncle Mathieu DE BOLLANGER. Il épousa Gabrielle DEFAILLONS, sa cousine, le 5 octobre 1576 et ce mariage réunifie ainsi la Seigneurie de Turny qui avait été partagée par Antoine DE L'ESPINASSE entre le frère et la soeur (Edmée et François ler). Ainsi en 1581-1584, François II DE L'ESPINASSE est dit homme d'arme de la compagnie d'ordonnance de Monsieur DE SAUTOUR. François II et Gabrielle auront trois enfants : Louise, Jean en 1579, et Charlotte. Le 9 mars 1599 a lieu le partage de la succession de feu François II DE L'ESPINASSE entre ses trois enfants, chacun pour un tiers. Ces derniers héritent par ailleurs d'autres biens, le 6 septembre 1629, de Françoise DE FAILLONS leur grand-mère qui avait épousé, en seconde noces Gaston DE LINANT, Escuyer Seigneur de Foulx, demeurant à Turny. Les biens partagés furent vendus au début du XVIIème siècle à Robert PIEDDEFER, Seigneur de Champlost qui vivait en 1606. Son fils appelé également Robert PIEDDEFER, Seigneur de Guinancourt, Turny et autres lieux revendit la Seigneurie de Turny le 3 septembre 1617 à Martin TABOUER, conseiller secrétaire du Roi, Receveur de ses finances, Seigneur de Boulay. De son union à Marie Madeleine DE CANTO, Martin TABOURER, a une fille Madeleine. Madeleine TABOURER épousa Charles de BARBEZIERE avant 1650. La dot fut la terre de Turny. Selon Catherine NAY, dans son ouvrage "le Noir et le Rouge" - P.23, Il est possible que Charles DE BARBEZIERE Seigneur de Turny soit à l'origine dune souche commune à François MITTERAND et le Prince DE GALLES Charles Dès 1650, Charles DE BARBEZIERE possède Venizy racheté au Prince DE CONDE, Henri DE BOURBON, et Turny de par son alliance à Madeleine TABOURER. A cette époque, le Bas-Linant, La Motte, les Seignelays ne faisaient pas partie du domaine de Turny. Le Fays et ses bois alentours qui appartenaient au Prince DE CONDE encore en 1642 sont la propriété du Seigneur de Turny en 1650. Charles DE BARBEZIERE, Comte DE CHEMERAULT, qui avait édifié le château de Turny et obtenu pour la Comugne quatre foires annuelles en 1666 mourut en 1677 et fut inhumé dans l'église.
Suite à la mauvaise gestion des biens, Turny et Venizy furent saisies en 1683 et vendues séparément. Grâce à des incidents, la saisie ne fut effective qu'en 1688. Le fils DE CHEMERAULT, Jean Noël racheta la terre de Turny en empruntant 50 000 livres. Cette somme fut remboursée à ses créanciers grâce à la dot de sa femme, Françoise Hèlène DE MOREUIL. Il mourut très tôt en 1710 sans enfant. La jeune veuve se retira au château de Turny où elle vécut très âgée, dans l'isolement. Avant de mourir, le Comte son mari, avait pris des dispositions testamentaires en faveur de Monsieur DE CHAUVELIN, né en 1685 à AMIENS. Celui-ci était - Conseiller au grand Conseil (1706) - Maître des requêtes (1711) - Avocat Général au Parlement de Paris, 1715 - Secrétaire d'Etat des Affaires Etrangères sous Louis XV, en 1717. - Président à mortier au Parlement de Paris (1718) - puis devint Mécène du Cardinal FLEURY et enfin Garde des Sceaux de France 1727-1737) Il est à noter que le testament fut contesté puis attaqué en justice par une famille AUREFFERE qui se disait héritière légale. Monsieur DE CHAUVELIN, à l'apogée de sa gloire, n'avait que 40 ans. Il fut trahi par la Cour qui conseilla le Cardinal après de terribles accusations. Monsieur DE CHAUVELIN fut exilé à Bourges et plus tard en Auvergne. En 1737, pendant le temps de sa disgrâce, il fit quelques apparitions à Turny. Il mourut à Paris en 1762, à 77 ans.
PORTRAIT DE GERMAIN LOUIS DE CHAUVELIN, Longtemps considéré comme un portrait
de Jean Racine, pourtant mort en 1699, cette toile présente en fait
Germain-Louis de Chauvelin, marquis de Grobois (1685-1762), personnage considérable
qui fut notamment Garde des Sceaux en 1727, avant d'être nommé Secrétaire d'Etat
aux Affaires Etrangères.
Sa fille, Madame Anne Sabine Rosalie DE CHAUVELIN épousa le Vicomte Jean Françoisc-François De LAROCHEFOUCAULD le 17/04/1752.
Portrait de Madame Anne Sabine Rosalie DE CHAUVELIN épouse de jean Françoisc-François De LAROCHEFOUCAULD Source : Hôpital LAROCHEFOUCAULD- PARIS. (Photo D.QUERO Université la Sorbonne Paris 4) Ainsi arrivait à Turny
un personnage important membre d’une grande et très ancienne famille Royales européenne. (voir
Généaologie). Jean Françoisc-François
De LAROCHEFOUCAULD était
Gouverneur de CHARTRES, Colonel du Régiment Royal, Mestre de camp des armées
du Roi. Ce nouveau seigneur de turny né le 18 octobre 1735 est mort le 24 mars
1789. Il exerçait la justice à
Turny et Linant et lorsqu'il présidait
le Tribunal et rendait les sentences, il prenait les titres de : -
Comte de Morville, (titre
qu’il tenait de sa mère Jeanne
DE FLEURIAU DE MORVILLE née en 1711, décédée le 19 avril 1768) -
Marquis de Surgère, (6ème et dernier Comte de Surgère, titre
qu’il tenait de son arrière-arrière grand-mère : Hélène de FONSEQUE -
Baron de Venizy, Seigneur de Turny, Linant, Courchamps, Boulay Fontaine
et autres lieux. Les armes de la famille DE LA ROCHFOUCAULD sont : Burelé d'argent et d'azur à trois chevrons de gueules brochants (Voir blason à la suite) . Ce nouveau seigneur organisa de grandes chasses, attira de nombreux hôtes au château, où il y passait les étés. Ses écuries pouvaient contenir cent chevaux. Quelques personnalités importantes lui rendirent visite comme Maximilien Mercader DE ROHAN GUENEMEE, Archevêque de Bordeaux puis de Cambrai. La table était toujours somptueusement servie, on comptait, jusqu'à soixante et quatre vingt convives dont la moitié étaient logés au château avec tous leurs domestiques. Les dépenses étaient considérables. Le Vicomte Jean Françoisc-François De LAROCHEFOUCAULD faisait venir de Troyes et de Tonnerre ses provisions de bouche deux fois par semaine. Ces grandes réunions donnaient lieu à des fêtes et des spectacles. L'immense vestibule qui donnait entrée dans l'intérieur du château permettait d'y installer une scène spacieuse et un parterre pouvant contenir au moins cent cinquante spectateurs. Un matériel théâtral très important existait, la jeunesse de Turny participait aux rôles. A la Révolution, ce matériel fut transporté à Saint-Florentin où il servit à l'élaboration du théâtre de cette ville. Dans les années 1760, un voleur de bois fut tué par un garde du Vicomte. Cette exécution expéditive faillit amener une émeute. Le Vicomte Jean Françoisc-François De LAROCHEFOUCAULD mourut à Paris au début de l'année 1789, dans les grondements de la Révolution, laissant deux enfants et sa veuve. Dans la tourmente de la période
post-révolutionnaire, Madame DE LA ROCHEFOUCAULD née CHAUVELIN due faire face
au pouvoir municipal de la toute nouvelle commune de Turny avec ses limites
actuelles. Le Vicomte Jean Françoisc-François
De LAROCHEFOUCAULD eut cinq enfants
dont 3 moururent au début de leur vie. -
Louise Charles, (*1754, +1757) - Alexandre
Louis Eugene, mort né en 1760 - Rosalie
Alexandrine, né le 13/8 1753, mariée
à ARMAND Alexandre Roger Cte de Duretal, et Duc D'ESTISSAC (*Paris
19.10.1748, +Paris 17.3.1774,)
fut guillotinée à Paris le 8 mars 1794, 20 ans après la mort de son mari - Alexandrine
Espérance Aglaé, (1759-1760) - Anne
Dominique, (1761- 1764) -
Le Vicomte Ambroise Polycarpe DE LA ROCHEFOUCAULD, seul survivant de la famille,
né le 22 avril 1765 et mort le 2 juin 1841 fut le dernier Seigneur de Turny. Marié en 1779 à Françoise
Augustine Bénigne Le Tellier de
Montmirail, petite fille de François Michel César 4Françoise
Augustine Bénigne Le Tellier de
Montmirail, petite fille de François Michel César 41ème baron de Montmirail,
il devint ainsi duc de doudeauville (titre
hérité des Le Tellier transmis du côté d’Estrées, devenu aussi Baron de
Montmirail. Les deux époux reposent dans le caveau du couvent de la chapelle de Montléan
Ci dessus : Ambroise Polycarpe DE LA ROCHEFOUCAULD, Duc DE DOUDEAUVILLE, Baron de MONTMIRAIL et son épouse Françoise Augustine Bénigne Le Tellier de MONTMIRAIL. Ce Portrait de Bénigne illustre le frontispice du livre de la Bienheureuse Mademoiselle de Montmirail Source : galerie de portraits au château de Montmirail http://www.chateauxetjardins.com/Montmirail/Pages/Page%20Barons/Pagebarons.html Ambroise Polycarpe DE LA ROCHEFOUCAULD avait fait sa rhétorique à 14 ans. Il était Grand d'Espagne et Duc de Doudeauville. A 16 ans, il était père de famille après avoir épousé une descendante du Grand LOUVOIS, Madame DE MONTMIRAIL : Bénigne LE TELLIER le 8 avril 1779 A 23 ans, il est Major des Dragons de Montmorency, à 26 ans Grand Bailli de Chartres. Il présidait par ailleurs l'assemblée des Electeurs qui avait à nommer les députés aux Etat Généraux. Il fut ensuite Président de Chambre de la Noblesse. Toute la noblesse souhaitait le rétablissement de la monarchie en France. Néanmoins, l'évolution des événements les amenèrent à émigrer. Ambroise Polycarpe DE LA ROCHEFOUCAULD, fuyant la guillotine, parcourut donc l'Europe pour "s'instruire". A son retour en France, sous Napoléon 1er en 1800, il séjourne au Château de Turny. En 1804, il fait partie du Conseil Général de la Marne. Il résidait à Montmirail. Chaque année, il venait visiter son château à Turny. Il était accueilli par des démonstrations de joie et les honneurs, on sonnait les cloches à son arrivée. Très sensible à ces marques de reconnaissance, le Duc DE DOUDEAUVILLE versait chaque fois de nouvelles aumônes. A la restauration, il fut nommé Commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit puis Ministre d'Etat. En 1818, il contribue à réorganiser l’Ecole Supérieure Polytechnique. Il propage les nouvelles méthodes d'enseignement populaire, s'occupe de l'institution des sourds et muets, des prisons et encore de nombreuses oeuvres caritatives. A Turny, l’école des filles tenue par des religieuses fut une création du Duc DE DOUDEAUVILLE. Une rente perpétuelle de huit cents livres étant constituée par le Comte JOLIVET d'Avrolle pour l'entretien d'un instituteur. Par ailleurs, il organise des distributions de biens pour les pauvres. Plus tard, rendu à la vie privée, il continua son action sociale notamment en visitant les hôpitaux à l'époque du choléra. Ambroise Polycarpe DE LA ROCHEFOUCAULD, Duc DE DOUDEAUVILLE mourut le 2 juin 1841 à l'âge de 76 ans des suites d'une maladie après une douzaine d'opération que Bénony DURANTON contemporain de cette époque, présente comme étant "la maladie de la pierre". (Annuaire de l'yonne 1854 P.445) Le fils du
Duc, Louis François Sosthéne DE LA ROCHEFOUCAULD (né à Paris le 15/02/1785
et mort au château d’Armanviller le 5/10/1864) hérite des biens en 1849 et
ne peut faire face aux investissements nécessaires
à l'entretien du château. Louis François Sosthéne DE LA
ROCHEFOUCAULD fut marié 2 fois et eut 5 enfants. - Le 4/02/1807 mariage à Paris avec Elisabeth de Montmorency Laval (Née le18/08/1790 – décédée le 27/6/1834,) et dont il eut 4 enfants. Entre 1834 et 1841 il cherche une épouse fortunée. En 1837 il sera fiancé durant 6 semaines à une aristocrate anglaise Margaret TROTTER âgée de 28 ans alors qu'il en avait 52. Le mariage sera annulé au dernier moment parce que la richesse de Miss TROTTER n'était pas assez conséquente selon une version des faits. Parce que il y avait une incompatibilité dans les religions des deux futurs époux selon la seconde version. C'est cette dernière explication que Sosthéne de la ROCHEFOUCAULT présente lui même dans ses mémoires en décrivant l'histoire de"Son bref engagement auprès de Miss Margaret Trotter en 1837" - Le 18/8/1841, mariage avec la veuve Angélique Hermine de la Brousse de Verteilhac, qui avait été l'épouse de l'aristocrate Felix Bourbon-Conti. (Mme de la Brousse de Verteilhac mourut en 1881) Il eut un enfant. Louis François Sosthéne DE LA ROCHEFOUCAULD écrit ses mémoires dont 15 volumes furent publiés l’année de sa mort. Ces écrits sont archivés à la Bibliothéque Nationale de PARIS En 1850, il vend les vastes propriétés rurales qui entourent le château. Un peu plus tard, il fut question d'établir une voie ferrée qui relierait Strasbourg et Lyon et qui devait traverser le petit parc du château. Ce projet de tracé vivement contesté par les habitants ne fut pas réalisé. La famille DE LA ROCHEFOUCAULD compte un nombre important d’enfants et petits enfants. Elle vend peu à peu la totalité de ses biens, et quitte Turny. En 1898, la famille DE LA ROCHEFOUCAULD possède encore 667 hectares de biens immeubles (Questionnaire agricole année 1899 ). Yolande DE LA ROCHEFOUCAULD, née le 20 juin 1849, épouse le Duc de LUYNE le 5 décembre 1877. Le 19 juin 1901, le Comte Edouard DE LA ROCHEFOUCAULD épouse Marie Camille DE COLBERT, fille du marquis DE COLBERT, Général de Division. C’est un Monsieur FOURREY, ancien ouvrier agricole du seigneur qui revenant de travailler d’Argentine, acheta les trois fermes au début du XXème siècle. Ses trois héritiers Delphin, Irenée et Lucien FOURREY se partagèrent le domaine pour l’agriculture. b) Emblèmes et blasons des seigneurs de Turny. C'est au XIIème siècle, au coeur des batailles médiévales, qu'est née l'héraldique. Il était en effet nécessaire, pour les combattants d'un même camp, de se reconnaître dans la confusion des mêlées en peignant leurs boucliers de couleurs vives ou de signes, simples ou stylisés, visibles et reconnaissables de loin. Depuis, l'écu a conservé la forme du bouclier (arme défensive et le mot "armes" ou armoirie est toujours employé pour désigner le blason). Ces emblèmes distinctifs sont bientôt repris sur la bannière (ou le pennon ) du seigneur, lequel ne tarde pas à s'y identifier. Le blason, comme le nom, devient alors un moyen de désigner la personne. C'est ainsi qu'on le retrouve sur des sceaux dont l'apposition équivaut à signature. C'est d'ailleurs par les sceaux que les armoiries vont sétendre aux communautés, aux institutions, aux corporations, aux villes et aux bourgades. Les seigneurs de Turny possédaient des armoiries spécifiques à leur famille. Plus une trace de ces emblèmes n'existe à Turny. Au nom de la Révolution Française tous ces symboles ont été détruits. En effet, un décret ordonnait « que tous les emblèmes de la royauté ainsi que les écussons, armes et en général, tous signes représentant la royauté ou la féodalité fussent détruits ». Deux extraits du registre de la municipalité de la commune de Turny (district de Saint-Florentin) datant des 10 et 11 brumaire de l'an II (30 et 31 octobre 1793) ( Archives Départementales de l Yonne - Q 498, B.I.M n°33 - novembre 1993 - P.20 ) nous apportent des informations à la fois sur l'état d'esprit des citoyens Turrois face à la noblesse et sur leur détermination à l'application du décret précité. Ils nous produisent également des informations sur les armoiries qui existaient dans ce château. "Le 10 Brumaire, l'an 2 de la République française indivisible, les officiers municipaux de la commune de Turny assemblés à leur bureau ordinaire, un membre a dit quil avait été publié un décret qui ordonnait que tous les emblèmes de la Royauté ainsi que les écussons armes et en général tous les signes qui ressentent la royauté ou la féodalité fussent détruits, que l'exécution de ce décret devait se faire dans les délais prescrits sous la peine que les maisons ou édifices où se trouveraient ces emblèmes seraient confisqués au profit de la République, que dans le temps, la municipalité avait fait effacer un cordon qui était autour de l'église mais qu'il pouvait être encore au château de Turny des emblèmes de la féodalité ou de la Royauté et qu'en conséquence, il demandait que dans les plus courts délais il fut nommé un commissaire pour faire la visite de ce château, d'en faire baisser les ponts-levis qui sont audit château, qu'il demandait qu'il en fut délibéré sur le champs( )Le 10 Brumaire, l'an 2 de la République française indivisible, les officiers municipaux de la commune de Turny assemblés à leur bureau ordinaire, un membre a dit quil avait été publié un décret qui ordonnait que tous les emblèmes de la Royauté ainsi que les écussons armes et en général tous les signes qui ressentent la royauté ou la féodalité fussent détruits, que l'exécution de ce décret devait se faire dans les délais prescrits sous la peine que les maisons ou édifices où se trouveraient ces emblèmes seraient confisqués au profit de la République, que dans le temps, la municipalité avait fait effacer un cordon qui était autour de l'église mais qu'il pouvait être encore au château de Turny des emblèmes de la féodalité ou de la Royauté et qu'en conséquence, il demandait que dans les plus courts délais il fut nommé un commissaire pour faire la visite de ce château, d'en faire baisser les ponts-levis qui sont audit château, qu'il demandait qu'il en fut délibéré sur le champs( ).Le sieur Jacques CHARLOIS substituant le Procureur de la commune, entendu, Les officiers municipaux venus aux opinions, les suffrages recueillis, considérant que la loi qui ordonne l'enlèvement des signes de la féodalité et de la Royauté ne pouvait souffrir aucun délai, Considérant que les ponts du château étant toujours levés, il était censé château-fort, Arrête que les membres composant le comité de surveillance avec les citoyens Jean FOURREY Maire et Jacques CHARLOIS, officier municipal se transporteront demain audit château, qu'ils notifieront au régisseur de faire baisser les ponts et de ne pas les relever, de faire la visite dans l'intérieur, caves et toutes les chambres, d'en dresser le P.V et d'en référer à notre bureau pour y être statué suivant la loi.
Ce second extrait permet de découvrir quels étaient les emblèmes et les blasons existant dans le château du BasTurny. "Le 11 brumaire, pour les officiers municipaux et les membres composant le comité de surveillance de la commune de Turny, il a été fait lecture de l'Arrêté d'hier concernant la visite domiciliaire au château de Turny.A l'instant sont comparus à notre bureau les citoyens MANOIT ET GARDON, commissaires envoyés par la société populaire de Saint-Florentin, qui nous ont dit qu'il leur avait été donné avis qu'il existait au château de Turny des emblèmes de la féodalité. Ils en ont de suite déposé leurs pouvoirs sur le bureau et aussitôt nous avons fait lecture de notre Arrêté d'hier qui est conforme aux intentions de la société populaire, quils étaient invités de vouloir bien les accompagner dans la visite qu'ils étaient sur le point d'effectuer, et de suite avec les dits commissaires, nous nous sommes transportés audit château à l'heure onze du matin où étant arrivés au devant de la façade principale du dit château , au péristyle, entouré de fossés spacieux et remplis d'eau, dont les entrées au Nord et au midi sopèrent par deux pont-levis qui étaient levés, ce qui signifie bien un château fort quoiqu'il n'ait ni tour ni tourelle. Etant entrés dans la cour après en avoir fait baissé le pont (... ) du côté dudit péristyle qui donne au Nord, nous avons remarqué sur trois grillages en fer sur le balcon parsemé et orné de fleurs de lys, ensuite nous avons remarqué au frontispice dudit péristyle, nous avons reconnu quil paraissait un blason recouvert de mortier seulement. et pour nous en assurer nous avons fait monter le citoyen Laurent ROUSSEAU, domicilié en cette commune, qui avec un marteau, nous a découvert en une demi heure , ledit blason en plus grande partie, que nous avons reconnu être les armes des anciens ci-devant seigneurs sans être endommagés. Ensuite, entrés dans le salon, nous avons vu à la cheminée une plaque avec deux écussons surmontés d'une couronne dont l'un portait trois chevrons brisés et l'autre un serpent enlacé autour d'une branche d'arbre. Ensuite, entrés dans le salon, nous avons vu à la cheminée une plaque avec deux écussons surmontés d'une couronne dont l'un portait trois chevrons brisés et l'autre un serpent enlacé autour d'une branche d'arbre.. Entrés dans la salle à gauche, aux quatre murs sont placés huit tableaux peints sur toile, encadrés dans l'épaisseur du lambris représentant suivant les noms inscrits sur chacun desdits tableaux, qui est le Marquis de SURGERES, Madame la Comtesse de LE SUZE, Madame la Comtesse de L'AIGLE, Madame la Marquise de SURGERE, Madame la comtesse de VAUSE, Mesdames les Comtesses et Vicomtesses de La ROCHEFOUCAULD et Madame la Marquise de TRAUSE. Enfin, dessous la cheminée, nous avons vu une plaque conforme de celle ci-dessus désignée, plus dans une autre chambre haute, nous avons vu deux fleurs de lys en plomb que nous avons séquestrées, pesant ensemble 35 livres, servant de décorations et que nous avons transportées à la maison commune de Turny( ) De plus nous avons trouvé dans une autre cheminée une petite plaque portant les emblèmes de la royauté, nous avons vu dans la cuisine, à la cheminée, une plaque avec aussi l'emblème de la royauté, puis nous avons vu au dessus du portail, du coté du midi que les armes sont cachées de mortier, plus sur le perron, du même côté, nous avons vu 24 vases de fonte compris deux dans la cave ;lesquels vases sont décorés d'armoiries (... ) et enfin nous avons vu dans ledit château cinq lys de sangle et plusieurs lys garnis de matelats, quoique le citoyen PAQUIER ait déclaré n en plus avoir lors de la réquisitions qui lui a été faite dans les livres pour les services des volontaires de la 1ere réquisition. Laquelle opération nous avons procédée jusqu'à l'heure de cinq et sur la motion des deux commissaires susnommés, tendant à la sûreté de la maison et de ce qu'elle renferme , de les faire garder par une garde provisoire jusqu'à nouvel ordre et sur le champs, approuvant la motion ci-dessus faite, le Conseil Général de la commune et les membres du comité de surveillance ont requis le commandant (... ) de donner les ordres nécessaires et de commander sur le champs ladite garde , ce qu'il a effectué sur le champ. Et ont les commissaires, le Conseil Général de la Commune de Turny, les membres du Comité de Surveillance, signés." Voici néanmoins dans le paragraphe suivant quelques-uns de ces blasons symboles qui suscitaient à la fois respect et crainte pour les habitants de Turny et des environs avant la Révolution. Ceux ci sont réalisés à partir dun document historique qui est larmorial alphabétique des principales maisons du royaume publié en lan de grâce 1757 par Pierre Paul DUBUISSON. C) REPRODUCTIONS DES BLASONS DES SEIGNEURS DE TURNY
BLASON DE LA FAMILLE DE LESPINASSE
Famille DE L'ESPINASSE : fin XIVème siècle et XVème (Origine Capétienne) (1493-1599) Famille DE L'ESPINASSE : fin XIVème siècle et XVème (Origine Capétienne) (1493-1599) « D'azur à la bande d'argent au lambel de même brochant sur le tout. » Lazur (bleu) signifie royauté, majesté beauté, Largent (blanc) est symbole de linnocence, blancheur, virginité.
BLASON DE LA FAMILLE De PIEDEFER
Famille DE PIEDEFER Famille DE PIEDEFER : (champagne) Seigneurs de Turny au début du XVIIème siécle « échiqueté dor et dazur » Lor (jaune) signifie richesse, force, foi, pureté, constance,Lazur (bleu) signifie royauté, majesté, beauté.BLASON DE LA FAMILLE DE BARBEZIERES
Famille DE BARBEZIERES : XVIIème siècle, début XVIIIème siècle ( Famille DE BARBEZIERES : XVIIème siècle, début XVIIIème siècle (1650-1725) « D'argent, a une face de trois losanges, et de deux demis losanges de gueules »De gueules (rouge) signifie courage, hardiesse, intrépidité.L'argent (blanc) est symbole de l'innocence, blancheur, virginité
BLASON DE LA FAMILLE De CHAUVELIN
Famille DE CHAUVELIN : XVIIIème siècle (1725-1762)« D'argent au chou pommé de cinq branches et arraché de sinople, entouré par la tige dune biffe d'or, la tête en haut »Lor (jaune) signifie richesse, force, foi, pureté, constance,Le sinople (vert) signifie espérance, abondance, liberté.L'argent (blanc) est symbole de l'innocence, blancheur, virginité
BLASON DE LA FAMILLE DE LAROCHEFOUCAULD
Famille DE LAROCHEFOUCAULD : XVIIIème et XIXème Siècle (1762-1849) « Burelé d'argent et d'azur à trois chevrons de gueules brochant sur le tout, le premier écimé ».De gueules (rouge) signifie courage, hardiesse, intrépidité,L'argent (blanc) est symbole de l'innocence, blancheur, virginité
Le blason officiel de la commune de TURNY Au début des années 1990, le conseil municipal a choisi le blason communal. Celui-ci a été réalisé par Jean MILLOT, retraité, ancien professeur d'histoire, géographie et dessin au collège de Saint-Florentin.Il reprend les armoiries des familles DE LAROCHEFOUCAULD, DE BARBEZIERES, DE CHEMERAULT, DE CHAUVELIN et DIODONNE DE BORDE. On retrouve dailleurs celui-ci place de la Mairie à Turny, sur la fontaine. Il a été sculpté par Michel ROETZER fin 1995 début 1996. (Ce sculpteur réputé, est également à l'origine les travaux sur la fontaine de ST florentin.) Pour la petite histoire, Gisèle CORGERON, alors Adjoint au maire raconte que Michel ROETZER avait sculpté son nom, son adresse et numéro de téléphone sur la fontaine de TURNY. Lui ayant ordonné de retirer cette "publicité", le sculpteur mécontent a également effacé sa signature. BLASON DE TURNY CHOISI PAR LE CONSEIL MUNICIPAL
Mme HENNON Maire de Turny élue en mars 2001 et présentant le blason officiel de la commune.
Le blason officiel a été sculpté sur la fontaine de Turny par Michel ROETZER
Extrait de l'Yonne Républicaine (novembre 1995) Ce blason retenu par lassemblée délibérante n'aurait pas été exactement mon choix. En effet, le blason communal doit rappeler les moments forts de lhistoire du territoire.Partant de ce principe, il me semble qu'il aurait été plus symbolique d'y faire figurer :
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