LES BANCS DE TERRE NEUVE

 

 Les bancs de Terre-Neuve

La région des bancs est située au large des côtes orientales du Canada, aux abords de l'île canadienne de Terre Neuve et des îles françaises de Saint Pierre et Miquelon, dans une zone de l'Atlantique nord où la mer est l'une des plus difficile du monde. Longue houle ou mer hachée, brume très fréquente, glace dérivante, icebergs, froid intense, pluie ou neige fréquente sont le quoditien de cette zone. La limite sud de dérive des icebergs est bien en dessous du Grand Banc.Le Titanic a heurté son iceberg à 100 miles environ au sud du Grand Banc.La partie sud des bancs est traversée par la ligne directe des paquebots Europe-Etats Unis et les risques de collision y sont très fréquents. Rappelons que les voiliers sont quasiment dépouvu d'éclairage, ce ne sont pas quelques lanternes qui permettent à un paquebot de les remarquer.

 

  Goélettes dans la glace dérivante

C'est une zone de hauts-fonds et sur cette zone des milliards de morues rencontrent des centaines de pêcheurs venus d'Europe, des Etats-Unis, du Canada pour une pêche très difficile mais très lucrative lorsque le cours de la morue salée est élevé. Les historiens estiment que des pêcheurs européens connaissaient cette zone de pêche bien avant la découverte officielle de l'Amérique par Christophe Colomb. La surpêche par des chalutiers de plus en plus puissants et peut être une élévation de la température de la mer ont entraînées une raréfaction de la morue. Pour protéger ses pêcheurs, le Canada a mis en place un système de quota de plus en plus draconien.La consommation de morue salée diminuant considérablement, les armateurs ont tenté la pêche avec des chalutiers congélateurs. La rentabilité étant trop incertaine, pour les Français la pêche à la morue sur les bancs de Terre Neuve n'existe plus.

D'autres zones de pêche à la morue ont également été exploitées, les abords de l'Islande, du Groenland, du Labrador, du Spizberg, la mer de Barentz, la Mer Blanche.

Les doris sur les bancs

Les premières pêches sur les bancs de Terre Neuve s'effectuèrent d'abord à partir du bord du voilier, puis les équipages prennent l'habitude de pêcher à partir de doris qui tous les soirs s'éloignent du bord pour aller, à quelques encablures du trois-mâts, mouiller des lignes relevées tous les matins. Ces doris à l'aspect rustique, inspirés des pirogues indiennes, sont maniés à la rame, même si un gréement léger permet d'installer une voile. Ces embarcations à fond plat de 5 mètres sur 1,80 et de 0,80 mètre de profondeur, permettent en enlevant les bancs de les empiler sur le pont du trois-mâts. Malgré leur petite taille, ces embarcations peuvent contenir 1800 kilos de poissons dans des conditions de stabilité convenable.

 

   

Deux hommes y prennent place, un patron de doris et un matelot appelé avant de doris. L'équipement est sommaire, une boussole rivée sur un banc, une boite de biscuits, un peu d'eau douce, quatre avirons et éventuellement un mât, une voile.

 Divers gréements de doris

 

Ces embarcations sont si pratiques que les premiers chalutiers continueront à les utiliser comme annexe et qu'elles continuent à être fabriquées, légèrement modifiées pour installer un moteur.

 

 

 

 

 Table des annexes

 Premiers embarquements

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